PAUL MONCEAUX
matérielle et de la vie des communautés : dis positions des basiliques, chant des Psaumes, et des sacrements, rites du baptême, cérémonies iques, fêtes de Pâques, exorcismes, jeûnes, : SE a -Gonsidérés en eux-mêmes, les sermons ont une véritable valeur littéaires is son ble composés, bien proportionnés, variés de ton; on y reconnait un homme qui savait son métier d'orateur. Les nombreuses esquisses que contient le recueil permettent souvent de saisir encore les Ltd Dre rogpe . Le discours entier est le dével lg l'une idée qui domine tous les détails. Les citations placées au début, Rd tion, expliquent et justifient la thèse, sans di lorateur de raisonner et sans sur ses droits. L'en est harmonieux, élo- , élevé sans déclamation, sans raideur ni monotonie, parfois AT aa En Ù pa L'écrivain n'est pas sans talent, bien qu'il parle modestement de lui, bien qu'il se traite de paysan et d'ignorant ®. Il savait le grec; il connuissait ses classiques latins, surtout Virgile, qu'il aime à citer 61, Il imite principalement ses compatriotes africains, Apulée, Tertullien.et ‘Cyprien, Lactance. Il a le sens du style, de l'élégance, de l'harmonie; un vocabulaire assez riche, où abondent les termes insolites, les mots,à ee cp pr Énergie D ANNEE de négligence, et qui ne va pas toujours sans obseurité. Avec cela, de la couleur, du relief, le goût des méphors a des tour podtiqus une phrase vive et fleurie, trop fleurie Assurément, Zénon de Vérone, ou l'auteur qui qu'il soit de. ce discours, n'était pas le premier venu. Il mérite d'être lu, non seulement ce qu'il nous apprend, mais encore pour la manière dont il nous Ppprend, et aussi pour le temps où il vivait. Si l'on peut citer avant i quelques sermons isolés, quelques traités en forme de sermons, il est le premier, en Occident, dont nous ayons un ensemble.de vraies homélies : il reste pour nous le plus ancien des sermonnaires de langue
latine.
Pau. MONCEAUX.
RAR suiv.; Bigelmair, p. et u Serm., T, 16,2 et 12. a es W Gaia, p. 815 et srl Hd ri Giuliari, 2 ga et suiv.; Bigel-
nt mair, p. 137.01 1 Étulien, Prolegomena, p. LxxvuE dE. 1, a MIA 274
et suiv.