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ACADÉMIE DES BEAUX-AHTS

M. Auber, membre de l'Académie des beaux-arts, est décédé à Paris, le 12 mai

LIVRES NOUVEAUX

FIUiNCE.

Distractions d'un membre de l* Académie des sciences de l'Institut de France, directeur lu Sfnséum d'histoire naturelle, lorsque le roi de I^rn^se Guillaume P'ossiégeait Paris.

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de 1870 à 1871. Paris, i m primo ri es du GaulUiei-Villars et d*Ad. Laine» librairte«i de Gaiithier-Vtilars et de F. Didofc, 1871, deux fascicules de 58 et loa pages, — Le recueil formé par ces deux fascicules renferme plusieurs des écnU lus par M. Chevreul a i'Académie dcâ «iciences pendant le siège de Paris par les Prussiens. La première partie comprend d'abord une courte noie sur la diiïércnce et Tanalogie delà méthode aposterion expérimentale dans ses applications aux sciences du concret et aux sciences morales et polili(|ues, puis un exposé des raisons pour lesquelles Taliment de Tliomme et des animaux supérieurs doit êlre d'une nature djimiquc complexe. Viennent ensuite un résumé historique des travaux dont la gélatine a été l objet» el diverses notes relative^ au bombardement du Muséum* La seconde partie est remplie tout entière par un mémoire étendu, intitulé : D*ane erreur de raisonnement lrèi*Jréqiivnte dam les sciences du ressort de la phdosophte naturelle (jai concernent le concret. Le savant auteur, prenant pour point de départ ce principe que nous ne connaissons les élre-S que par leurs attributs, après avoir précisé rigoureusement les termes dont il va se servir cl défini avec soin le domaine d'une grande partie des connaissances humaines, s'attache à sî^aler plusieurs exemples de Terreur produite dons les sciences par des propositions qui, Ibndées sur la connaissance tîc la partie seulement, sont exprimées avec l'assurance que donncrail la connaissance du tout. Ces exemples sont principalement tirés des divers systèmes de classification des diverses espèces végétales et animales. M. Chevreul exaujine spécialement deux célèbres hypothèses relatives à la méthode naturelle, celle de Geoffroy Saint-Hilaire, connue sous le nom d'unité tU composition , et rhypotlièse du pivgrès, de Serresi et monUe pourquoi elles s'excluent. Plus loin, il explique pour quelle raison les espèces chimiques ne se prèlent pas à une classi* fication comparable à celle des espèces vivantes. Les chapitres suivanls sont consacrés par l'auteur à exposer le principe de sa classification tooïogiqnc par étages ^ à déter* miner le rôle de Tembryologie dons la classification proprement dite des espèces animales. A cette fréquente source d'erreurs qui consiste a avancer des propositions générales el a donner des ibéories fondées sur des connaissances toujours partiellejî, M. Chevreul indique pour remède le contrôle prescrit par la mélbode a posteriori expérimentale.

Histoire de la Gaule sous la domination romaine jasqa à la mort de Théodose, j>ar M. .Amédée Thierry, membre de flnslilut. Nouvelle édition. Paris, imprimerie de Viéville et Capiomonl, libraiiie de Didier et G'*, 1871, dcuit volumes in- 13 de xxvii/|8 et 4/17 pages. — L'Histoire de la Gaule sous la domination romaine, de M.Araédée Thierry, suite el complément de son importante Histoire des Gaulois, doit comprendre quatre volumes» indépendamment du Tableau de l'empire romain, qui lui sert d'introduction et qui forme un ouvrage à parL Cette histoire se divise en deux parties, dont la première, s arrêtant ù la mort de Théodose et aux grandes invasions barbares, est la seule qui ait vu le jour. Publiée de i8io à 18^2, refondue en i866 (a vol. in-8*), elle parait aujourd'liui pour la première fois dans le format in-i2 , ce qui ne peut que contribuer h accroître encore le succès et la popularité de oe beau travail. La seconde partie, encore inédite, el qui embrassera toute la période renfermée entre le règne d'Honorius et l'extinction de la domination romaine dans les Gaules, est en ce moment sous presse; elle formera également deux volumes.

Philosophie contemporaine, par M. Amédée de Margerie, professeur à la Faculté des lettres de Nancy. Paris, imprimerie de Laine, librairie de Didier el C**, 1870, in*ia de *x-4i'i pages. — L'auteur de celte remarquable étude ne s est pas con-

i» iOCR^AL :€5 SA¥A.\T5. — irULr-MJ^JUCî IS71.

ttoAè «fcssoser rv«c raBiiiie tt imçwrtiiiiiie ii>« iyEgreab iw^bumu de pliilasopiiie ^■i oHt pff^acizupe k» caçcit» a stitr* ec*z*jsas. (JaoàfUi ikxîMme est par kn réMunée ci joçee fecor i s^sur. A^n» i-^iir fagim* i^ gttr^ jux «senvvAi ^'il «ppreôe, il la prêai ktfr-oDkigK . <nc*faaf f Jiraac pus» «Bucue ^ilL tac muntrc «fabocii cooscieacinK <t âiiei«e ianeqmsbe. Li prsHKïv pir*ii' «âa îrfT«. oa IL Citm tal étudié éam^ «s «avre» <£ ida* osib» ie «s luân» ec ie «e» .mtriytr^. dipifi Lafocnigiiière et IftÛBie À£ Dcna jvii^i A lUL Ix^ ^iimsK <l Jîmmc. maittflf «ae kîsioirc compftefte in sfàrisamÎM^ iramcafi» ja x=l' âsdis. Ak ckupifirc soivsnâ. te sarsal proies- «ur &c»Br tas ifii iii ii oa ca iie» acricàciu éa, Baieni&^K —ndefr, empnuilae» «KL âovTsscfr i« Ecnoan» ec ux îi^rc» pràs lëceati de MM. Bodioer et IMcKWtL EoL f-^aawMiTC Lmat jbt -u «tfùipÀwivtf ^Jnitiftf, £ opfiose à k notion pgJMiri iT de Tétre jmcIv . «oaeisiiiee par M. furnÔBoa . b onoocnce ■■nédale do jBOÎ. ct r^Hyg gcâ»3t ^iyijgeaag. kt aeniafi» inâectâ|ae— de teMMcendencc; «■dia. jfpœcuac j<Bfce«ÈveBMnâ h& fiûluMOfLm Sût niîiàifirtp^ icnésenlée per MM. Smk^c. fwe» Sizioa ce fiif . <& kt pùiLMo^ùîe ckKtîeBBe étadîée dans Bo> «C I iimiiii T Fn^rsBDUic» ce ke P. Gnferr. fiutiM approfiiMlit «vec socoès

e ^pacRJM «MOcsDe. <«iie ie rjDcocd iit b nôi» arec k fci: ■nû. en întitiikiit

i OMire : FlbuwfMàr «nwiârflifMrvBir . M. ie Mvsem dcMBe p«lèUe m public le i de k b:iM««r ÔKiiatfÂeûr. Oa poom » ctsùer de le voir coasacier phisiears M««» A M. de BciMÙi M» a^wner Jos<p& de Mai^tre, B^pfipr M. WadAngton len^ A perk ie M. Cico. etcdbjiier B«ub<» en cÈtiat le P. Gnirr. Ces onûssions Mal ifecskowat Kpiv&bi'«9v fl«» »:a5 pr.oKtfieut sa» doole «ae DouveUe série JTètaie» nssÀ a^bcc^KM*» »^«e fe» pnenàete» pcor kns ccm ^ ool ooosenré le <aîAe de k nffkiKie pb^^xicp^^iNf.

Uftwr^ r,«»ii««irf^«.TifT«k^ai£aw, pM^A.I>iCMse.ISw.ii^ Pmî r^w. tbc*L-« de IXài-er tft C*, 1S70. 1 xnÀrnsnc^'m^àtMO el S91 pages.

Vaai.aRaB«, cmosom c^' de <t:rp« p<« de jour» apcès soa enrôkaaent comme

Midàt. et jltoeni ^ueùfcjM «Bwi»» a^n» « proo^itioa aa grade de dierde baiaîH^^ . c^ k:<amr de guerre «^i a prà aae paît active am plas grands éfénements miiiUtn» d* U IWfut>u^ue et de rEmptre , et *|«î 1 ete si diierscmeot jugé, mériuU s»M» Jccte oVtnr Toiv^rt dune etùie sfêv-siie; mais ce <|ai donne on intérêt asrticttUer a Ivxi^rajC* de \l- IVi C«*e* c'est W 5Ctn <çill a pris de mettre ao jour u partie U pi»* iiuf>^>rtàole de U cv>rT«oooJance coQâàdefaue entretenue pendant viime* aoi. jxjtf le ^:etieràl Vaadiaïaio, jTec ses frères dTarmes et na grand nombre des princi|Mu\ petWuuuges de i'epoque. Le:s lettres écrites on remues par Vandamme et dner* Auln» vloctinienls inedtU sont insères, d'après leur ordre dironolagîqiie , dans le r^t de sa tie, aui|iiel se mêle oatureliement un exposé sommaire des gtamls tJiit» politiques et militaires de notre histoire pendant les dernières années du ivtn* *iècleet les prenùèrv* années de celui-ci. La lecture attentive de la corftijtp^^Kianc^ de VamUmaie nous a paru justifier cette remarque de Tauteur, quHnd^ieiKlanuuent de leur valeur historique ces lettres sont encore dignes d'intérêt, en c« qu'on v suit, par les modifications graduelles du ton et du langage, les modifications c\>rresfiottviautes de la société fran^ûse, depuis le commencement de k i^^tUutiou jusquen 181 5*

M^mMt^ dtf Pkiliftpe Bomiion» sieur de la Salle, 1626-1652, publiés, sur le mauuM^rit iue\lit» ivir le comte de Bâillon. Paris, imprimerie de Lahure, librairie de L^i Ttvhe4UM\ 1870, in-ia de xvi-iay pages. — Philippe Boudon, né à Montm4)wr en itJa6» avocat «u pariement de Paris et ensuite trésorier de France en l*w^w^W* * I*»** ^^ mémoires qui, bien que peu étendus et d'une importance

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secondaire, nous seniLlent tout à fait dignes du soin qu n pris M. le comte de Baîtlon de les ïirer de l'oubli, Témoin des événements de la Fronde et s'y trouvani niêJé quelquefois» railleur raconte simplement rc qu'il a vu, sans prendre parti ni pour les frondeurs ni pour Mazarin, et nous fait connaître beaucoup de petil* f^its el de particularités intéressantes. En i65a, Pliilippe Boudon quitte la France pour visiter ta Hollande, le Danemark, la Suède et llLdie. Les récits de ses vo^a§;es révèlent un remarquable esprit d'observation t el contiennent des notions instructives sur l'état de TEurope ainsi que sur les personnages qui y jouaient un rôle k celle époque. La reine Christine de Suède Tavait accueilli avec faveur et voulut se Tatlacner en le nommant gentilhomme de sa chambre. Vivant ainsi dans une aorte de lamitiarité avec elle, il a puTétudier de prés, el il nous donne de curieux renseignements sur cette princesse» sur tia cour et sur ceui qui l'iipprochaienl. L*nuleur de ces mémoires

Raraît avoir eu une certaine renommée comme érudit. Ami de Conrart, de Gabriel iaudé el de Saumatse, il fut apprécié de Colbert , qui le thargea de chercher et d* acheter pour lui, en Languedoc, des manuscrits destinés à enrichir sa bibliothèque, M- de Bâillon a placé en tôtede l'ouvrage une introduction qui en fait ressortir Tintérêi, et il a joint au tex.te dea mémoires tontes les notes historiques nécessaire» pour en faciliter rintelligcnce.

Chronique normande de Pierre Cochon, no faire apostoliqae à Rotien, publiée pour la première fois en entier, par t]]li, de Robillard de Beaurcpaire; Rouen, imprimerie de Boisselî Paris, librairie de Dumoulin, 1870, in 8* de xxxi3i-37a pages. — Ce volume, qui ouvre une série de publications cnirejirises par la société de Thistoire de Normandie, conlienl une chronique écrite au xv* siècle par Pierre Cochon , notaire apostolique à Rouen, quil ne faut pas confondre avec son contemporain révoque de Beauvais, Pierre Caurhoii , si conno par le triste rôle qu'il joua dans le procès de Jeanne d'Arc. Une parltc seulement de cette chronique, celle qui se rapporte nu ri^^'ne de Charles Vil. avait été mise en lumière par \1. Vallel de Virivillc. LouvragG eutier, qui est d\in vérit^ible intérêt pour lliistoire du xv* siècle, parait aujourd'hui pour la première fois. M, de Beaurcpaire Ta fait précéder d'une savante introduction où il apprécie le mérite de Topavre» et réunit toutes les indications qu'il a pu se procurer sur la biographie de Tauieur. On trouve a la fin du volume un document d*hiîvtoire locale moins important sous le titre de Chronique rouennaiie dii i37i-iû3i, el une table alphabétique des noms et des matières.

Voituire et la société Jninçaise c/ti jviit* siècle; Voltaire et Frédéric, par Guatave Desnoiresterres. Paria ^ imprimerie Viéville el Capiomont, librairie Didier et O*, 1870, in-8* de 5io pages. — C*esl une véritable histoire de Voltaire qu'a entreprise M .Gustave Dciinoireslerrea ; i l en a déjà donné , dans trois précédents volumes , comme autant de chapitres détachés : La jeunesse de Voltaire ^ Voltaire au. château de Cirey et Voltaire à la cour. Celui qu*il vient de faire paraître raconte le séjour de son héros auprès de Frédéric. Cet épisode fort curieux en lui-même de la vie du patriarche de Ferne} lui sert h encadrer un tableau animé et spirituellement touché de la cour du roi philosophe. On sait déjà d*une manière générale, mais on aimera sans doute aujourd'hui à voir en détail el par de curieux exemples, jusqu*à quel point les Français, leur langue el leurs idées, étaient en honneur auprès du fondateur de la

Puissance prussienne. M. Desnoiresterres nous introduit d'abord dans rintimilé de rédéric en nous présentant les portraits el en nous racontant la vie des principaux membres de son entourage : le marquis d'Argens, ta Mettrie, Maupcrluis, le chevalier de Chasot, Darget, Algarotti , George Keith [le fameux milord Maréchal], lord Tyrcoonel, Pollniti, Nous citerons ensuite parmiies points traités par lut qui

nous ont pnru offrir le plus d'inlérêt : ia description de Sans>Souci, le procès de Voltaire avec le juif Abraham Hîr^cli; seâ rapports avec Les^ting, qui donnèrent peut-être naîssaace, dans lame du critique allemand, à son hostilité passionnée conlro l'c5pril français, ou contribuèrent du moins à la développer; la (querelle de Voîtaire et de Maupertuia et b célèbre Diatribe da docteur Akakia, enlin la rupture entre Frédéric et lui, Thisloire des incidents de son voyage de retour et notamment celle de Vavanle de Francfort. L'auteur a largement puisé dans le» mémoires conlemporains publiés à diverses époques en France cl eu Allemagne» et en a tiré habilement parti pour animer son facile et spirituel récit. Ses jugements portent remprciole d'un sincère désir dlmparlialité, qui n'exclut pas touteloîa une tendance marquée à plaider les circonstances atténuantes en faveur de son héros.

Mémoires de la ioctété impéritth des sciences» de ragnculture et des arts de Lille. 7' volume de la 111" série (année 1869). Lille, imprimerie de L. DaneL librairie de L. Quarré; Paris, librairie de Dtdron, 1870, in 8** de 56 1 p, avec planclici*, — Ce nouveau volume renferme, comme les précédents» outre les rapports, comptes ]*endus et procés-verbuux de la société, un prand nombre de mémoires intéressant» à divers litres sur les sciences appliquées, tes beaut-arb, la littérature etFarchéologîe* Nous citerons parmi ceux qui nous ont paru avoir le plus d'importance s Recherches sur le blanchiment des tissus, par M. J, Kolb; Etade des vibrations d'am ma$se d* air renfermée dans une enveloppe fji'coniqae» par M, Gripqn; la PltotOjjraphio^ ses oritjines , ses progrès , ses transformations , par M. Btanquart-Evrard; Histoire des états ae Lille, pt»r M. le comte de Mclun; Appareil avertisseur des commencements d'incendie, par M. Jules Leblake; Examen anulytiqiiû des expériences dncoustiijtte musicale de M. Ddezenne , par M. C lia ri es Meerens; Notice sur NoyeUes-sar-Sdle et se^ barons f par M. J, Desilve; Sépultures anciennes de Ferrièreda-Grande , décoareries par M* Dombret,

Œuvres dramatiques de Lope de Vega, traduction de M. Eugène Barct, doyen de la l acuité des lettres de Clermont, associé étranger de l'Académie d'histoire de Madrid , t, II, Comédies. Paris* imprimerie Viéville et Capiomont, librairie de Didier et C*. 1870» 1 voL in-S** de 571 pages* — Nous avons annoncé le premier volume des Œuvres dramatiques de Lope de Vega, traduites et accompagnées d'une élude sur le poète, par M, Eugène Baret Le second volume a paru il y a quelques mois; tl con tient sept comédies choisies parmi les meilleures du poète* Les caprices de rimagînation ta plus romanesque et la peinture si vive de l'époque et du caractère national n'empècheal point d"y admirer une connaissance approfondie du cœur humain tel tju'il est dans tous les temps el dans tous les pays. Ce sont d*abord : les Caprices de Bélise, peinture de la melindrosa, c'est-à-dire de la petite maitresse espagnole, pièce pétillante d'esprit » restée encore aujourd'liui Tune des plus populaires do la scène espagnole ; V Eau ferrée de Madrid, pièce pleine d'esprit el de grâce , et où Molière , sans doute, a pris Tidée de son Amour médecin; le Chien da Jardinier, qui offre plus d*un rapport avec le proverbe de Musset :///àui qu une porte soit ouverte oufewiée;Lc Certain pour V Incertain nous transporte à Séville pendant les premières années du règne de don Pèdre le Cruel, que Lope met déjà aux prises, pour une rivalité d'amour, avec Henri deTranstamare: c'est une « comédie héroïque» tenant plus du drame que de la comédie» et empreinte au plus haut degré des mœurs et des usages nationaux; La demoiselle servante est une comédie fort originale, très-souvent jouée encore; elle commence comme le Cid, avec cette dilîérence que le vieillard outragé est vengé» non par lépée d'un fils, mais par le poignard d*^ sa fille; Aimer sans savoir qui, comédie de cape et d*épée, pleine de générosité et de grandeur dame, abonde aussi en

NOUVELLES LTTTÉUAIRES,

diHfîils caraclérisliques el pittoresques; enfin» la Fatisse ingtinae, pièce origînalo QÏ d*un vif inù^rèt dramatique. Clmcuoc de ces comédies cal précédée d'une notice Il Itérai re et accompa^^néc de notes-

L'Esprit de mon temps, ou Considérations sur les leiidances el les préoccupn lions çoutecDporaincs au point de vue moral, parliculièremeul en France, par M, Dubois- Guchan, conseiller à la cour de Lyon, Lyon, inopriiûene de Bellon; Paris, librairie de Didier el C*', 1870» în-S" de 5o5 pages.

M. Dubois'Guchan, qui, dans un précèdent ouvrage, Tacite et son iièck , avait éludié la société romaine impériale tl Auguste aux Atitonins. notis donne aujourd'hui le fruit des méditalious de toule sa vie sur une époque non sans nnologic avec la première, malgré des diDTôrences heureusement très- prof on de**. Bien que notre état social, nos mœurs et leur tendance, soient le princîjial objet du iivre, il embrasse un champ plus vaste et moins bien déliui que le titre ne pourrait le faire supposer, et se pr*^te difliciîement à l'anolyse. On y trouve, sous nue forme très-li Itérai re et souvent remarquable, une suite irétudes philosophiques sur plusieurs des grandes questions intéressant llmmanité tout entière aussi bien que sur ct*Hes qui préoccupenl particulièrenicnt noire temps et notre pays. Les enseignements fournis à fauteur par f expérience personueile du magistrat s* y unissent aux résultats de^ réflexions du moraliste et au\ souvenirs des lectures de férudit, Divers chapitres traitent da bien et du mal, de la hgiqae pare et da sentiment, de l'idéal t de l'homme, de la famille^ de Vlmmaniié, da progrès, etc», avant ceux plus parlicnhèrcnient consacrés à notre esprit pubhc, à nos mœurs actuellej^, à la physionomie générale du xix' siècle. Quel que ^oit îe jugement qu'on porteia sur quelques-unes des opinions de fauteur el sur plusieurs parties de ce vaste eiisenible, on s'accordera, pensons-nous, à recounaitre réiévation des vues qui l'ont inspiré, la pas.sion du bien qui IVinime. Plusieurs des pensées tlans lesquelles il a résumé ses jugement^s méritent de rester. Les prévisions qu'il exprimait dans ces pages, imprimées â U fru de 1869 et dans \çs premiers jours de 1870, semblent emprunter une valeur prophétique aux douloureux événements que nous venons de traverser, et à ceux qui s*accomplisscnt encore. iQue sais-je, disait-il (p. 5o3), i si notre indépendance nationale est bien a fabri de ce qui corrompt notre société? a En attendant, cette société, superfjciellement régulière cl tranquille, semble vivre "insouciante en face d'un guet-apens permanent, qui peut Tatleindre mortellement «en vingtquatre heures; jusque-là, nous avons, j'en conviens, toutes les illusions « que peut se permettre et que peut goûter un grand malade, n

Manuel d* épi graphie chrétienne diaprés les marbres de la Gaule, accompagné d'une bibliographie spécial*?, par E<Jmond Le Blant, membre de rin&tilut. Paris, impri* merie de Pilïet, librairie de Didier el G'', 1869, in-i3 de 267 pages.

Ce manuel, résumant les notions nécessaires pour s'initier à la connaissance de Tépigraphie chrétienne de notre pays, rend nn précieux service à beaucoup d'esprits studieux, auxquels un pareil secours avait lait défaut jusqu'ici; il fera mieux comprendre aussi fimportance de moniomeiits donl la conservation est encore aujourd'hui trop souvent tenue pour chose indilTérente* 11 est inulile de dire quelle compétence apportait à un pareil travail Tauleurde l'ouvrage justement admiré de» Inscriptions chrétiennes de la Gaule antérieures au nu* siècle (i856-i86[))* H indique successivement ce que furent les inscriptions chrélicnneH, comment se composait leur texte, quels en étaient les éléments, comment 1 irdluence des lieux, celle des temps, y ont laissé leur marque. Il compare les épilophes chrétiennes avec les épitaphes païennes» celles de la Gaule avec celles d'autres contrées, éclairant à chaque

exécutées, dans diverses parties de la monarchie austro-hongroise, par M. Fr. Von Hauer. Les objets décrits doivent former le premier fondement du musée de la Société. La livraison se termine par une instruction sur les fouilles à opérer dans les tamali, par le baron Ed. Von Sacken.On trouve, en outre, dans les deux cahiers , des comptes rendus bibliographiques, des mentions de découvertes, et des informations relatives à l'organisation de la Société anthropologique. On ne peut que souhaiter vivement le succès des travaux de cette compagnie savante, aux recherches de laquelle les contrées si diverses de fempire autrichien ofirent un champ non moins vaste que fécond.

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