ITALIE
Sui Canti popoktrt smUanit studio cririco di Giusonpe Pitre. — Canti popoiari sicilÎQni raccolli ed ilïustrati da Giuseppe Pilre. — Ettiae critique sur les chantf populaires italiens, par Joseph Pitre. Païenne . imprimerie du Journal de Sicile, 1868* iîi 12 de 160 pages. — Chants populaires siciliens, recueillis et commentés par Joseph Pitre, et précédés d*une Etude critique du mêrac auteur. Palcmie, imprimerie de Fr. Lao, librairie de Louis Pedooc Lauriel, 1870-1871, deux volmoes in- 12 de XI 45a et x-5oo et 16 pages. — M. Joseph Pilre, qui s^est déjà fait connaître par plusieurs publications relatives pour la phiparl a la lîitérature de Ja Sicile, vient d'apporter dans ce recueil de chants populaires el dans IVViude qui le précède, un double et précieux tribut à Thistoire de ta poésie et des traditions populaires. Treixe cents chants populaires siciliens avaient déjà été publiés par Léonard Vigo (Catane, 1857, in-8°), (îix ans plus lard» M. Salomonc Marino y ajouta un supplément de sept cent cinquante (Palerme, 1867, in-S"). M. Pitre , dans ies deux volumes qu*il vient de faire parailre» en apporte plus de mille nouveaux, distribués, selon le sujet qu*ils traitent, en vingt-neuf séries. Le 1" volume renferrûc de courtes pièces vraiment populaires, des chansons réduites quelquefois à une seule strophe. Le second volume se compose de légendes sacrées tt profanes, de chants de nourrices et d'enfants, d'énigmes* etc., et d'un suppléraenl. 11 est accompagné d'un glossaire et suivi d'un choix de trente-deux mélodie.s. Ces chants, nous dît dans son avertissement le savant éditeur, sont tort répandus dans toute la Sicile; ils ont été recueillis» ies uns dans les provinces de Me.Hjîne et de Syracuse, d'autres dans celle de Girgenti, les autres enfm, et c'est le plus grand nombre» dans la province de Palerme. Le dialecte de chacun d'eux a été conservé» et des notes placées au bas des pages expliquent les mois qui sécaflent le plus de la langue lîlléraire. L'étude critique qui ouvre lo volume avait déjà paru à part en 1868; en la reproduisant, M, Pitre y a fait diverses additions. C'est un traité fort intéressant sur la poésie populaire italienne. Après des remarques très-fines et Irès-justes sur l'origine et la diffusion de» chants populaires en général, il étudie spéciatemenl ceux de la Sicile, dans leur versification, leur valeur littéraire, les senLimentsqui les ont inspirés les idées, ies réminiscences historiques dont ils portent la trace. Dans I1 seconde
fjartic de ce travail il fait ressortir les caractères différents qu'offre la rausc popuaire dans les diverses régions de l'Italie; il s'occupe d'abord des populations dont la langue est étrangère à ritalien, tels que les Albannis et les Grecs de la Sicile et du midi de la Péninsule; puis il passe en revue les chants de toutes les contrées de langue itahenne jusqu*à la Corse et au FriouL A la j^uite de ce traité se trouve un document utile, quoique sans doute incomplet : une hibîiotjraphie des chants popuiaires italiens. L'auteur a donné un court supplément à cette bibliographie dans le second volume des Chants popalatrt'S.
Diplomigreci inediti ricavati du aîcuni manoscritti dellu Biùliùteca comunah di PalermOt tradolii da Giuseppe Spata» Turin» Imprimerie royale, 1870, in-8'dc i4opa ges, — M. Giuseppe Spata, qui a déjà publié» en i86i, un grand travail sur les Chartes grecques conservées aux archives de Palerme, nous donne aujourdlmi le texte el la traduction de vingt-quatre diplômes grecs inédits, dont les originmt se
trouvent à la bibliothèque communale de la même ville. Ces documenta, écrits en grec barbare, appartiennent aux xi*, xn* et xin* siècles. Le plus ancien est de Tannée 1095, le plus récent date de 1221.