‹ Journal des savants (volume 5)Chapitre 77 sur 79 · ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS · texte numérisé non relu

ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS

Dans sa séance du 9 décembre, i*Académie des beaux-^arts a élu M. Questel à

la place de membre titulaire vacante, dfins la section d'architecture, pur le décès de M. Dubao«

ACADÉMIE DES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES

L*Acâdémie des sciences morales et politiques a tenu, le samedi aS décembre, su séance publique annuelle sous la présidence de M. Jules Simon.

Le président a ouvert la séance pnr un discours annonçant, dans Tordre suivant, les prix décernés et les sujets de prix proposés :

PtlIX DÉCERNÉS.

Phix DU iiUDGET, — Section de morale. Question proposée pour le concours de 1869 : "De finstruclion cl du salaire des femmes employées dans rindustrif. » Le prix a t^té décerné à M. Piml Leroy-Reauîicu, avocat a la cour de Paris.

Section de législation, droit public et jurispradcncc. — Question prorogée au mois de décembre 1868 : •Décrire et comparer rorganisation de l'administration locale « danii les départementii et les communes en France cl dans les comtés, cités, bourgs » et paroisses de T Angleterre, •» Le prix a été décerné à M. Paul Leroy- Reaulieu.

L'Académie a accordé une prcnùère mention honorable k M. Edmond Bertrand , et une seconde mention honorable à l'auteur anonyme du mémoire n" 3.

Section d*économie poUtitfue , statistique eijinances. — ^ Question proposée pour 1868 : tDes impôts fonciers considérés dans leurs effcls économiques,* Le prix a été partagé entre M, Paul Leroy-Beaulieu et M* Georges Renaud, rédacteur au ministère de Tagriculture et du commerci^

Section d'histoire générale et pkihsophiqtie. — L'Académie avait propose» pour le concours de 1870, dont lo terme a été proragé au 3i mars 1871, le sujet de

JUUIiNAL DES SAVANTS, — DECEMBRE I87L

prix suivant : «Rechercher quelles ant éi£, en Fnince, pendant la dernière moitié «du xrv* siècle et au commeacenient du \\\ les tendances démocratique» de» po- » pulnlloMâ urbAÎnes, notamment da os la ville de Paris,»

L*Acadt'mie a dccerné le prix à M. Perrcns^ professeur de rhétorique au lycée Gondorcet. et répélilcar de littérature k rÉcoIc polylecluiiqtie.

Pnix ViCTon Covsjjr. — Section de philosophie. L^Académie avait proposé pour le concours de 1870, dont le terme a été prorogé au 3i mars 187 1, le sujet de prix suivant ; «De la philosophie pythagoricienne. • 1* •Soumettre a un examea

■ critique les tradilions que Tanliquité nous a Liissées sur la personne et les doctrines

• de Pvlhagore; a* expliquer el comparer cnïre eux lous les fragments qui noas

• rcslont de ses disciples immédiats, en disculer Taulhenticiléi en montrer les re»tsemblances et les diOérences, en dégager le fonds commun; 3* Rechercher i*tn-

■ fluence que le pylhagorisme a exercée sur les autres systèmes philosophiques de t rontiqtiité grecque, particulièrement sur le platonisme et le néoplatonisme;

• A* Suivre la tradition pythagoricienne à travers le moyen âge et la philosophie de ila renaissance; 5* Faire la part de la vérité et de l'erreur dans la philosophie py« i thagoricienne; montrer Tinfluence qu'elle a eue, non-seulement sur la phiJosophîe.

• mais encore sur les sciences, t

Le prix a été décerné à M. A. Ed. Chnignet^ professeur de littérature ancienne a la Faculté des lettres de Poitiers.

pBix Léos' Faucher. — Section d*économic pahtique, statutique et ^nonces» Question proposée pour le concours* de 18G8. «Du système colonial des peuples

• modernes, >

Le prix a été décerné à M. Paul Leroy-Beau lieu.

Section d*£Ji$toire générale ci philosophimie. — L*Académie avait proposé, pour 1868, le sujet suivant ; «Elude sur les Etats généraux de France considérés au

• point de vue de leur influence positive sur le gouvernement. » L'Académie décerne le prix à iM. Georges Picot, juge suppléant au tribunal civil de la Seine.

Deux seconds prix ont été, en outre, décernés: Tun, k M. Atbur Desjardins ^ premier avocat général à la cour d'appel d*Aix; Tautre k M. D, L, Gilbert; une mention honorable a été accordée au mémoire anonyme inscrit sous le n" 3.

Prix triennal fondé par M. AchUîe-Edmand Halphen. L'Académie fa décerné, en 1870, à M. Micliel (Claude-Louis).

Prix fondé par M. le docteur Beunnicke de la Corbière, — Section de morale et sec* tion de Léijiilaiion t droit public et jurisprudence, L* Académie avait prorogé au 3i dé* cembre 1869 le terme du concours ouvert sur ce sujet ; 1 Du mariage considéré ou « point de vue moral et religieux , légal el social. » Le prix a été décerné à M. Louis Legrand , avocat à Valenciennes. ^

L'Académie a accordé en outre : une première mention honorable a M. Emeai Cadet, docteur en droit, chef de bureau au ministère de Tinstruction publique, et une deuxième mention honorable k M. Armand Hajem, avocat.

Prix proposés.

Prix du budget. — Section de philosophie. L'Académie propose , pour le concours de 1872 , le sujet de prix suivant : «Des phénomènes psychologiques de la nature

• animale comparés aux facultés de Tàme humaine. » Le prix est de i5oo francs. Les

• mémoires seront reçus jusqu'au 3 1 décembre 187a.

Section de morale. Question proposée pour le concoura de 1873 : «Examen cri*

NOUVELLES LIÏTÉRAIRES.

c ttque de b morale ulilitâirc, de ses formes diverses et de ses principes. « Le prix est de i5oo franc». Terme du concours, 3i décembre 1873,

Section de légalation, droit ptihîic et jurispnidcnce* — L*Acadéaiie avait proposé, pour le concoiirs de 18G9, le sujet suivant : «Examen des causes qui ont présidé , " dans les leiu p.*» modernes, à la formation des unités nationales tant au point de vue «du droit public qu'au point de vue de riiistoire. » Aucun mémoire n'ayant été déposé pour ce concours, rAcadémie a retiré la question et Ta remplacée par le sujet suivant : ■ Exposer Tétai actuel de la législation française et de la législation beige « sur l'organisation judiciaire et sur TorganiHalion administrative; indiquer sur quels

• points se trouve aujourd'liui modifiée, dans l'un et dans l'autre pays, la législation

■ qui les régissait tous deux en 181 i; apprécier les conséquences de ces cliange- ^ raents. n Le prix est de la valeur tle i,5oo francs. Les mémoires devront être déposés au secrétariat de Tlnsiitut le 3i décembre 1871. L*Acadéniie propose en outre, pour le concours de 1873 , le sujet suivant : * llistoire des contrats de loca-

■ tion perpétuelle ou à longue durée dans l'Europe occidentale depuis l'Empire «romain jusqu'à nos jours.» Le prix est de i,5oo francs. Terme du concours : 3i décembre 1873,

Section â'ècommie politique, statistique et finances. — L'Académie avait successivement proposé, pour le concours de 1869 et 1870, le sujet de prix suivant : «Faire

• connaître les principales varialions des prix en France, depuis un dcmî-siécle; « en rechercher et en indiquer les causes , et déterminer particulièrement l'influence 14 exercée pai* les métaux précieux,» Aucun mémoire n'ayant été adressé à FAcadémie , ce concours est prorogé au 3i décembre 187a, Le prix est de la valeur de i»5oo francs.

Section d'Itistoirc générale et philosophique, — L'Académie avait proposé , pour 1 86q , le sujet de prix suivant: «De la noblesse en France et en Angleterre, depuis le

• 11' siècle jusqu'au xyih'. ■ L'Académie a prorogé ce concours ou 1" mai 1873. Le prix est de i,5oo francs. Les mémoires devront être déposés le i" mai 5873.

Pnix Victor Cousïn. — -Section de plnlosophic — L'Académie propose, pour le concours de 1873, le sujet suivant : «De la psychologie d'Aristole. * Le prix est de la valeur de 3,ooo francs. Les mémoires devront être déposés le 3 1 décembre 1873.

Pmx LÉON FAOCfiER. — L'Académie propose, pour 1873, le sujet suivant: « Éloge des écrits , des travaux et de la vie de M. Léon Faucher. » Le prix est de la valeur de 3, 000 francs. Terme du concours : 3i décembre 187a.

Section d'économie politique, statiitiqae et finances. Prix quinquennal fondé par M. 1$ baron Félix de Bcaujoar. — Question proposée pour l'année 187a * •Constalcr lu » part que Tin tempérance a dans la misère. Rechercberîes plus surs moyens de com- -I battre ou d'atténuer Tintempérance. Quelle influence les lois pénales, Ir^cales et

■ autres, peuvent-elles exercer sur rintcmpérancc. Des sociétés de tempérance et «des résultats obtenus par elles. » Le prix est de la valeur de 5, 000 francs. Lesmé* moires devront être déposés le 3i décembre 187a.

Pri.T! quinquennal fiindd par M. le baron de Mororjiies, — Ce prix, destiné au meilleur ouvrage sur l'état du paupérisme en France et le moyen d*y reméther. est de la valeur de 2^000 francs. Les ouvrages imprimés devront être déposés au secrétariat de rinstitut, le 3j déeembre 1877,

Pbjx SrAssjinT, — Section do morale, — L'Académie avait proposé pour le concours de 1870, dont le terme avait été prorogé au 3i mars 1871, le sujet de prix suivant: • Etude sur Channing. » Ce concours obI de nouveau prorogé au 3t décembre 1872. Le prix est de 3»ooo francs.

JULILNAL DES SAVANTS. — DÉCEMBKE 187 r.

Pnjx BotiDtN. — Section de philosophie, — L'Académie a vail proposé, pour tSyo, le sujet de prix suivant : c De la folie considérce au point de vue philosophique. • Ce concours e&l prorogé au 3i décembre }$j2. Le prix est de 2,5oo Iraucs.

Section d* économie politique et Jlnances , statistique. — Prix extraordinaire de 5t00o francs, — L'Académie proroge au 3i décembre 1872 le ternie du concoure ouvert sur la question suivante : « De l'influence exercée par les climats sur le dé-

• veloppemcot économique des sociétés bumaincs. •

L'Académie propose en outre, pour le concours de iS-jS, le sujet suivant: •• Etudier rinflnence qu'ont exercée, parliculièrement au xti* siècle et on France» «les lois, les inslilutioDs publiques et privées, les mœurs, les doctriDea et Jes écrit»

• des puUicisles sur le taux des salaires, ainsi que sur les rapports entre les ouvriers

• et les entrepreneurs. • Le prix est de la valeur de a,5oo francs.

Les raémoires devront être déposés le 3i décembre 187a.

Après la proclamation et Tannonce de ces divers prix, M. Mignet, secrétaire perpèlucl , a lerminé la séance par la lecture d'une notice historique sur \m vie et tes (ravAiix de lord Brougham. associé étranger de rAcadémie.

LIVRES NOUVEAUX

FRANCE

La Scwnve du beau, ses principes, ses applications et son histaire, par Charles Luvêquc, membre de rinslîtut, a*^ édition, revue el très- augmentée. F^aris, Durand, 187a, 'À voL in-S\ — L*ouvrage de M. Charles Lévèque, sur la science du beau» est l'exposé le plus complet et le plus approfondi qui ait encore paru d*une question liée aux problèmes les plus difficiles et les plus délicats delà philosophie, de la morale et de Tart, Déjà louleur avait reçu la triple approbation de rAcadémic des sciencei» morales et politiques, de TAcadémie française et de TAcadémie des beaux-arts, dont il conquit successivement le» com^onnes. Mais, quel que fût le mérite de son œuvre. il ne la jugeait pas encore suffisante pour établir les principes qu'il a mis en relief avec autant de talent que de clarté dans sa première édition; et, dans celle-ci, en même temps qu*il ajoute des considérations nouvelles à celles qu il avait présentées dans son premier travail , il féconde , par des applications que lui suggèrent Téludc des arts et la critique de ses devanciers» la méthode psychologique et expérimentale qu'il avait si heureusement inaugurée. Telle qu'elle est conçue , cette seconde édition est ;'* la fois un livre de doctrine écrit pour les penseurs et un ^uide à Tusagre âes artistes.

La première partie est consacrée à la théorie du beau. Après avoir fait connaître sa mélbode, i\L Glmrles Lévéque analyse les effets produits par le beau sur Tînlelligence, la sensibilité et Taclivilé humaines, ce qui le conduit à la métaphysique du beau et lui permet de caractériser plus clairement qu'on ne l'avait encore fait, le joli, le charmant, le sublime, le Inid et le ridicule* Les principes posé?, il les ap-

NOUVELLES LITTÉRAIRES

beautés de la nature, de celles de Thomme, des anik celleB de Dieu ; tel est l'objet de la seconde partie. La

plique à rnpprécîation des maux , des corps inanimës

troisième renlcrine les applîcatîoûs des principes précédemment établis aux beautés des arts, de la poésie et de réioquence. L'idée de l'arl eu général, préalableinenl définie, il passe en revue les dt^érents arls, Tarcbitecture et k composition des Jardins, bi sculpture, la peinture, la musique et la danse, la poésie et Féloquence. Suit une quatrième partie, qui est Thiitoire des plus célèbres tliéones esthétiques M y analyse et discute celle» de Platon, d'Arislote* de Plotin et de saint Augustin, chc2 les anciens; de Hutcbeson» du P. André, de Baunigarten , de Thomas Beid, de Kant, de Schelling et de Hegel» chez les modernes.

De IVnsenibic de ces divers exposés, M. Charles Lévéque tire des conclusions générales qui terminent à la fois ta quatrième partie et l'ouvrage.

Pour fauteur, ïe beau invisible est toujours» ou bien la force aveugle a{»issant avec toute la puissance et conrormément k tout Tordre marqués dans le type idéal de son genre particulier, ou bien Fàme vivant avec toute la puissance et conformément à tout f ordre marqué dans le type idéal de son genre particulier. Quant au beau visible, c'est un signe extérieur puissant et ordonné contbrme au signe idéal de cbaque genre, et par là essentiellemenl apte à exprimer faction puissante et ordonnée de la force ou la vie puissante et ordonnée de fàme. Une notion claire du beau nest point, M« Charles Lëvéque nous le démontre, une satisfaction spéculative de l'esprit, c'est encore une condition vitale pour fart , et , en traçant à grands traits » à la fin de son livre, f histoire de fart» il nous montre quelle influence fidée qu'on s'est faite du beau a exercée sur ses destinées.

Etude suj^ la conditionforesticre de VOrléanais aa moyen â(fc et à la Henaissance , par René de Mauldc, ancien élevé de l'École des chartes. Orléans, Herlnison» 1871, in-8'. — Cet ouvrage, qui a eu pour point de départ la thèse soutenue por fauteur pour f obtention du brevet d'archiviste paléographe, est un travail approfondi et étendu, fait d'après des documents la plupart inédits. M, Bené dcMaulde. en nous retraçant pièces en main l'hbtoire forestière d'uiie province qu'il habile et où il est lui-même propriétaire de bois, nous montre que l'état forestier de cette province n*a pas changé depuis la période gallo-romaine autant qu'on T avait supposé. Il suit siècle par siècle les révokitions de ce qu'on pourrait appeler la géographie forestière de f Orléanais, nous apprend comment y était organisée, au moyen âge, l'administration et la justice forestières*

Ce livre, fruit d'une érudition aussi consciencieuse que sûre, et qui décèle chez l'auteur, encore très-jeune, un savoir solide et une parfaite connaissance de la matière, enrichit de pUisieurs pages nouvelles f histoire d'une partie de la France et des institutions qui font régie jusqu'au temps de la Renaissance.

L^ouvrage ne compose de trois parties : la première traite de la topographie fo* restièrede fOrléanais; la seconde, de l'influence extérieure des bois; la troisième. de leur administratjon intérieure. L'auteur donne en Appendice des exemples de titres d'usage.

TABLE

btS ARTICLES ET t>E^ PÏITNOPALËS HOtiCËS ÔQ ANNOIVCES QUE CÔNTIEHfVBNT LES DOUZE CàHlEHS DU JOUHNAL DES SAVANTS, ANNÉE 1 8^ I *

Page 1