‹ Journal du Congrès de MunsterChapitre 2 sur 57 · II INTRODUCTION · texte numérisé non relu

II INTRODUCTION

mônier du comte d'Avaux. Tandis que son prolecteur négociait, il répandait du haut de la chaire la parole de paix. Mais il ne limitait pas à cette grave mission son activité; il servait de secrétaire à l'ambassadeur, rédigeant au besoin une brochure politique, ou donnant des conseils dans les questions religieuses. Vivant auprès d'un maître jaloux de rehausser toujours l'éclat de ses ambassades, il était, comme tous ceux qui formaient la suite de d'Avaux, un érudit, un lettré; il savait se mêler aux divertissements littéraires qui charmaient l'ambassadeur pendant son long séjour à l'étranger; et son caractère ecclésiastique ne l'empêchait pas de composer un ballet.

Le journal d'un homme d'un esprit si curieux ne peut manquer d'apporter, au milieu des innombrables volumes publiés sur les traités de Westphalie, une note personnelle qui faisait défaut jusqu'ici. Aussi n'avons-nous pas hésité à le reproduire. Nous en avons trouvé le manuscrit à la Bibliothèque nationale; il était anonyme. Avant d'exposer les raisons qui nous permettent d'affirmer que ce journal est de François Ogier et que c'est bien l'original, nous essayerons de retracer

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