XXXII INTRODUCTION
bibliothèque (1). Il publiait en 1652 un recueil de ses meilleurs panégyriques (2), puis le journal de voyage de son frère en Danemark, en Suède et en Pologne (3); il composait pour son ancien compagnon de Munster, Antoine de Chavaroche, devenu supérieur de l'abbaye de Grandmont, un savant travail épigraphique (4), et il y joignait habilement l'un de ses sermons d'Allemagne. La réputation d'Ogier était assez grande alors pour que les auteurs tinssent à honneur d'avoir de lui une lettre, un sonnet ou quelque pièce de vers latins, à insérer en tête de leurs ouvrages. C'est ainsi que nous avons de lui une lettre à M. Lenquestz sur la première églogue de Segrais (5) ; la
(1) Voy. Bibliothèque Mazarine, ms. 4265, in-4o. « Catalogue de mes livres en 1670, peu après avoir acheté ceux de défunt M. Ogier », avec cette mention : « Ce catalogue a été dressé par François Delatte, libraire, en juin 1671. »
(2) Actions publiques de M. François Ogier, prestre et prédicateur. Paris, Gamusat, 1652, in-4o.
(3) Caroli Ogerii Ephemerides, sive iter Danicunij Suecicum, Polonieunij cum esset in comitatu illust. Claudii Memmii comitis Avauxii, ad septentrionis reges extraordinarii legali. Accedunt Nicolai Borbonii ad eumdem legatum Epistolœ hactenus inediiœ» Paris, Le Petit, 1656, in-12.
(4) Inscription antique de la vraye croix de l'abbaye de Grand" mont, avec un sermon de la Passion, par M. François Ogier, prestre et prédicateur. Paris, Jean Hénault, 1658, in-12.
(5) Lettre du 6 septembre 1655 de M. Ogier & M. Lenquestz, sur la première églogue de Segrais. Segraisiana, Paris, 1721.
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feltie si curieuse et dont nous nous sommes tant à Marolles, sur les épltres d'Ovide (1); des ters latins adressés à l'abbé d'Aubignac, pour I^D roman de Macarise (2). Claude Joly lui dédiait ion Voyat/c à Mwister, et publiait à la fin de son Bolume les lettres que lui avait adressées Francis Ogier pendant son séjour en Allemagne (3); ofin, François CoUetet recueillait quelques-uns ! ses sonnets et les imprimait dans ses Muses plustres (4).
C'est au milieu de cette vie d'étude que la Itveur de Louis XIV vint enfin chercher notre 'aumônier dans ses dernières années. Le Roi le faisait inscrire sur la liste des gens de lettres à qui étaient distribuées ses libéralités. Pour en témoigner sa reconnaissance au souverain, Ogier formait de quelques-uns de ses anciens pané-
(1) LcUre de M. Ogier pour servir de préface aux Epislret •roidei d'Oeide. de la traduction de M. de MarolJes, abbé de "Villeloiii, avec des remarciues. Paris, Lamy, iû61. in-B".
(S) Vers lalrns in phitoiophiam itoicam amatoi-iœ fabula invoii eUgantis^ime adHiabratam, en télé de l'ouvrage de Hédelio, d'Aubignae, Macariu ou la reins des iks Fortunée». Paris, IflU, avol.in-S".
(î) Voyage fait à Muntler, par M. Joiv, chanoino de Paria, avec <iuelques lettres do M. OaiBn, prestro et prédicateur. Paris, Clouer, 1670. iD'13.
(*) Le» Milles iHuKm. Paris, 1638, in-12.
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