‹ Journal du Congrès de MunsterChapitre 4 sur 57 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

me rends ce même témoignage que je ne refuserais jamais à autrui. » C'est grâce à cette heureuse disposition que nous connaissons ses origines et ses débuts. Son père, Pieri*e Ogier, était avocat*au Parlement de Paris; sa mère, Marie Dolet, appartenait à une famille parisienne dont les membres occupaient de nombreuses places au barreau ou dans la magistrature (1). De ce mariage étaient nés six enfants, trois filles et trois fils, dont deux seulement sont connus. L'aîné, Charles Ogier, avocat au Parlement, né en 1595, n'avait pas tardé à abandonner la robe pour se consacrer entièrement aux travaux littéraires. Il était, d'après Gui Patin, « extrêmement savant en

(1) Elle était fille de Pierre Dolet, sieur de la Tour, avocat au Parlement, et de Marguerite Martineau, fille de Romain Martineau, conseiller en la Cour. De ce mariage étaient nés huit enfants: Léon Dolet, avocat au Parlement; Jean, avocat au conseil privé du Roi; Robert, sieur de Charauvad, tué à la guerre; Rachele, femme de René de Chef deville ; Radegonde, femme de Nicolas de Richelieu ; Madeleine, femme de Philibert Boyer, puis de Jean Mangars; Marie, femme de Pierre Ogier; Marguerite, femme de Guillaume Morin, avocat. — L'aîné, Léon, eut de Marie de Saint-Marin un fils, Charles, avocat au Parlement, dont il sera parlé dans le Journal.

Les Dolet portaient : d'azur, au lion d'or arméy couronné et lampassé de même à la bordure de gueules, chargée en chef de 3 étoiles d'or, et entourée de 9 besans d'argent.

Voy. Cab. des titres, Doss. bleus, vol. 238, la généalogie de» Dolet, depuis Germain Dolet, gouverneur de Corbie, en 1415.

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