CHAPITRE IX
Je donne aux troupes de Lyon un ordre du jour leur prescrivant les dispositions à prendre en cas d'émeute. - Menées des « rouges « ; découverte du complot Gent. — Disgrâce du général Neumayer. - Le général Cliangarnier a tort de faire de l'opposition au président Louis->apoleon.
- Détails sur les sociétés secrètes de Lyon, les « Voraces », les « Invisibles », la « Nouvelle Montagne », etc. - Bon esprit de l'armée de Lyon.
- Passage à Lvon de Mgr Garibaldi, nonce du Pape. - La « Giiarbonnerie - dans la'Côte-d'Or et le Jura. - Réceptions du 1" janvier I80O.
- Crise ministérielle et formation d'un ministère Baroche, tould. Rouher, etc. — Révocation du général Changarnier. - Lettres diverses sur cet événement. - Les sociétés secrètes tentent de soulever des trouble^ aux enterrements des membres de leur parti. — J interdis les rassemblements de plus de trois cents personnes aux enterrements. - Les amis de l'ordre me remercient d'avoir empêché ces manifestations qui permettaient aux rouges de se compter. - Arrivée du gênerai Mellinet à Lvon. - Un mouvement général socialiste est projeté pour le mois de mai 1851. - Revue des troupes, le 4 mai I80I, le gênerai Mellinet se casse la jambe. - Je vais attendre à Dijon le Président de la République, le 1" juin I80I. - Détails sur la réception qui lui est faite - Inauguration du chemin de fer. - Discours du Président au banquet de Dijon; ellet qu'il produit sur les ministres P':esents sur M. Dupin, sur moi. - On modifie le discours avant de le livrer à imprimerie. - Conversation avec M. Dupin; il pense que le Président est mal conseillé par Persigny. - Celui-ci fait rétablir de sa propre aulonU les passages du discours suppriuiés par le consed des minis res. - Je retourne à Lyon, où je crains des troubles, au lieu d user de la permission de me rendre à Paris.
13 octobre. — Aujourd'hui, à deux heures, le feu a été ouvert à la Vitriolerie par lartillerie de la place et celle de brèche. Le temps était superbe, il y avait une foule incroyable; les revêtements intérieurs en terre du fort étaient couverts de monde jusqu'à la muraille, au point qu'on craignait à chaque instant de voir une partie de cette foule tomber dans les fossés. On avait laissé monter le peuple au-dessus de la troi-