CHAPITRE XI. — SEPTEMBRE
de Berry à une lieue de la ville, sur la route de Clermont. Son Altesse Royale a reçu les autorités et les femmes de la ville. Le duc de Lévis, chevalier d'honneur, le comte de Mesnars, premier écuyer, Mme la duchesse de Reg^'io, la comtesse de Bouille, la comtesse de Castéja, dames pour accompagner, sont de ce voyage.
4 septembre. — Le général de La Roche-Aymon est venu inspecter les housards du Bas-Rhin; la revue s'est terminée par une petite guerre dans la forêt de Moladier; j'ai donné à dîner à cet officier général, aux dames de la ville, aux officiers du régiment; Tordre laissé au corps a été flatteur, à l'accoutumée.
Les colonels de gendarmerie, d'après une disposition du 24 janvier 1817, en l'absence des maréchaux de camp, les remplacent dans le commandement de la subdivision : par là, les colonels de ligne plus anciens de grade se trouvent sous leurs ordres. Les commandants des corps de ligne et de la garde nationale ne peuvent, d'après l'ordonnance du 29 octobre 1820, s'immiscer dans le service de la gendarmerie. La réciprocité serait juste. Le service de paix doit ressembler à celui de guerre; quand le maréchal de camp d'une brigade est blessé, on ne va pas chercher le colonel de gendarmerie, grand prévôt du corps d'armée, pour le remplacer. Les colonels de gendarmerie sont soustraits en quelque sorte, par le dernier règlement, à l'autorité des maréchaux de camp. Les troupes de ligne obéiront toujours à regret aux ofTiciers de cette arme. Dans l'état actuel des choses, un colonel de ligne très ancien est sous les ordres d'un colonel de gendarmerie de la veille, n'ayant quelquefois pas servi dans la ligne et n'ayant aucune idée de ce genre de service.
25. — Passage de Mme la duchesse de Berry à Moulins, revenant du mont Dore. J'ai été au-devant d'elle avec la moitié du régiment, à une lieue de la ville. J'avais disposé des housards en tirailleurs de chaque côté de la route: ils ont fait feu à son passage, ce qui l'a fort divertie; elle a trouvé cela charmant.