‹ Journal du maréchal de Castellane, 1804-1862Chapitre 189 sur 196 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

L'Empereur part de Moscou le 19 octobre. — Le maréchal Mortier reste au Kremlin. — Quinze mille voitures à la sortie de Moscou. — Ma mission à Maloviasma. — Cruauté des Portugais envers les prisonniers russes. — Combat de MaloiaroslawaLz. — Mort du général Delzons. — Sa Majesté manque d'être prise par les Cosaques. — Arrivée do Mortier à Wcréja. — Combat de Viasma. — Hourras des Cosaijues. — Le prince d'Eckmùhl est démoralisé; il est remplacé à l'arrière-garde par le maréchal Ney. — La neige s'établit. — On abandonne des canons. — Ma mission au maréchal Ney. — Sa bravoure. — Son bivouac. — Affreuse situation de ses troupes. — Fezensac. — Singulière maladie des soldats.

— liivouac d'amateurs. — J'expose à Sa ^lajesté la situation du maréclial rs^ey. — Notre arrivée à Smolensk brûlé. — Les Russes occupent Witepsk. — Bravoure du général Groueiiy. — Affaires d'avanl-posles du duc de Belluue. — Le général Rapp revient du 3* corps. — Le maréchal Ney n'a plus que mille quatre cents hommes. — Le duc d'Elchingen a pris lui-même un fusil pour défendre le passage du Borysthène. — Arrivée du 4« corps sans artillerie. — Gaieté de M. de Narbonno au milieu de nos désastres. — Départ de Smolensk. — Le vice-roi rejoint avec son corps. — Combat de Krasnoé. — Le 1" de voltigeurs anéanti. — Le duc d'Elchingen passe le Borysthène sur la glace. — Sa retraite est le plus beau lait d'armes de la campagne. — Triste position des femmes qui suivent notre armée. — Formation de quatre compagnies de gardes d'honneur. — On brûle les aigles. — Je lais passer une lettre par un Polonais arrivant de \Vilna et qui y retourne. — Arrivée à Borizow. — On travaille à deux ponts sur la Bérézina. — La brigade Castex traverse à gué. — Passage du 2* corps sur le pont de l'inlanlerie. — Le maréciial Oudinot poursuit les Russes. — Passage de l'Empereur et de l'artillerie.

— Combat de la Bérézina. — Désordres et bousculades au pont. — Je ne puis sauver une caulinière et son enfant . — Hommes et chevaux écrasés.

— Treize généraux tués ou blesses. — Départ de Sa Majesté pour Zembin.

— Fezensac a quatre honnuos avec son aigle. — Le nombre des amateurs augmente. — Les soldats de la vieille garde ont seuls leurs fusils.

— Arrivée à Molodetschna, où l'on trouve une foule d'estafettes. — Sa Majesté (piitte l'armée à Smorghoni. — Je passe la nuit à copier le i2'J"= bulletin, sur la minute de Sa Majesté, pour M. de Narbonne envoy<' à Berlin. — Le roi do Naples commande l'armée. — Le prince de Neufchàlel reste son major général. — Conversation de Sa Majesté avec lui.

— Horrible situation de l'armée. — Le départ de l'Empereur fait peu d'ellet. — J'ai les deux mains gelées à Miedniki. — Froid horrible. — Arrivée du duc de Belluue avec cinijuante hommes. — Nous arrivons à Wilna. — Nos costumes de carnaval. — Je pars à onze heures du soir avec M. de Narbonue. — Nous laissons à une montée canons et bagages.

— J'arrive à Ewje avec la lièvre. — Mon fidèle serviteur Ayharts est l»ris. — Je cède ma place sur un tiaineau à Briqueviile blessé. — Je

traverse le Niémen. — Tourment- par la fi».'vre, rues jambes me refusent le servico. — Un soldat du train me iiisse sur un sac d'avoine. — Magasins de Kowno pillés. — M. Bi;5'non me prend dans sa calèche. — Le maréchal Noy rejoint à Gumbinnen avec cinquante hommes. — Bons procédés du général Sébastiani. — Nous trouvons des chevaux de poste et des traîneaux — Le commandant de Thorn nous donne des cheniists. — Nous descendons à l'hùtel de Russie à Berlin. — Notre ambassadeur. M. de Marsan, no revient pas de nos costumes. — M. de Narbonne m'expédie de Berlin à Paris. — Bonne fin d'année 17i

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