‹ Journal du siège d'Orléans, 1428-1429, augmenté de plusieurs documents notament des Comptes de Ville 1429-1431, publiéChapitre 20 sur 125 · AR · texte numérisé non relu

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pt portérent très s grandement, tant qu’ di ne . ‘en la garnison. A M :: Le l'endemain, jour de: diméhctie}: environ.” FE 6 février. “ ‘yespres, saillirent d'Orléans le .mareschäl . de: :Sainct Sevère, Chabanes, La Hire, Pothon et. A :: Chailly, avecques deux cens combatans ; et furent courir jusques environ la Madeleine, là où i4 : trouvèrent le seigneur € d'Escalles ‘et trente com- .::. ..:. “batans avecques luy, qui recullèrent bien’ “hasti- 7 no — :° vement en leur ost et pastille de. Sainet Lorens; nn . de. = combien qu'en la fin furent:là que tuez que prins | quatorze Angloys.

| — 4 — ne Tfévrier. Le lundÿ, septieume jour d'icelluy moys, un | OCR -vèrent dedans Orléans messire Théaulde de Val: : ï . .pergue, messire Jehan de Lescot (t), gascon, et. 5 ne ss . :.rautres ambassadeurs, qui venoient de parler au. :2,, roy pour apporter les nouvelles du secours qui ) . devoit venir lever le siége. | “Ex :

er te ‘ Le lendemain, jour de mardy, entrèrent dedans:

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fe ne ie e la ville d'Orléans plusieurs très vaillans hom-… à re ri ivmes de. guerre. et bien habillez, et entre les: si si ‘autres messire Guillaume Estusrt, frère ae oo ‘ connestable d'Escosse, le seigneur de Gaucou rt: Ha ile seigneur de Verduran, et plusieurs autres. Fe ‘chevaliers et escuiers, acompaignez de mil comou | attans, tellement habillez pour faict-de guerre, … ir que e’estoit une moult belle chose à veoir. is . . Ce mesmes jour, arrivèrent de nuyt deux cens ne ii .combatans, qui estoient à messire Guillaume de. a a La Hire. ne 7 Le “ . [Environ ces jours, avoit une jeune pucelle LT. nommée Jehanne, native d'un villaigeen Barroys, . “s ei . | appelé Domprehemy, près d'un autre dit Gras: HUE Esoubz la seigneurie de Valcouleur. A laquelle”.

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É nier, re Ur is RE

RUNE ul gardant aucunes foys à l'entour de la maison de | ée es (4) Jean de Lescot. ou DE seigneur de Verdean, fut té, .

Dre he - .. . “à la Journée des Harengs. # eo Rs (2) Guillaume d'Albret, seigneur d'Orval, se distingua a: ou me “siège de Montargis et périt à la bataille des Harengs : ‘« Pour . . 2: 2, <iANIHI pintes de vin. présentées à Mons de Bourbon. et à : © Mons d'Elebret, le Ille jour de novembre, Xxun s. P.-2,, ; Comptes de comm., 1428-1430, 19e mand.) ne

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on RE 30 a

= son pére et de sa mère ung peu de berbis qu'ils. . ‘:“avoient, et autres foiz cousant et filant, s'apparut

: ::Nostre Seigneur plusieurs foiz en vision; et lys

. =commanda qu’elle s'en allast lever le siége . d' Or

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:: Jéens, et faire sacrer le roy à Rains, car il seroit RE é javecques elle, et luy feroit par son divin: de nr : et force d'armes äcomplir celle entreprinse. Pour. . te quo elle s'en-alla devers messire’ Robert de Bäu- : ne . . . ‘dricourt (1), lors cappitaine d'icelle place de: Vanconleur ct lui raconte sa vision, luy ps et !

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“lu l'O di du royaume, il Ja voulsiet habiller en. à: + “habit d'homme, la monter d'un cheval, et faire. + ‘mener devers. le l'O, ainsi qué Dieu ay avoit: :

mandé aller. Mais pour lors, he plusieurs jours. a : après, ne la voulut croire, ainçois ne s'en faisoit: dr.

a que mocquer,: et reputoit sa vision. fantasies et. on *fotles “piraginacions, rombten Qué; cuidant-fañ ire et . se servir ses gens d° elle en: péché charnel, il la FR ne

“retint. A quoÿ nul d' eulx, . ne autre apres, ne Ne do.

; \peutent: oncques retourner : ar ‘si toust qu il LR PARLES

: regardoient fort, ile. estoient tous reffroidiz des Se 5 it à “Le mecredy, neufviesme jour du meisme. 1e moys, | : 19 février. “se deppartirent d'Orléans messire : Jacques . de. Re E Chabanes, messire Regnault de Fratames @» et: le: È

| -d) Conseiller et chambeltan de roi, ; ball de (Chaamont + î. . c . ‘capitaine de Vaucouleurs. Fe Ne

+. (2 Regnault de Fontaines : 4 Pour six pintes Fr vin pré Fe. :-sentées.à Mossire Rigault de Fontaines, le IXe jour de. mars, Ho VIS. P- » AE de de. comm. «148-180, 21° ae |

— Bourg de Bar (1), acompaignez de vingt ou vingt-: + :cincq combatans, voulans aler à Blois devers lei. - conte de Clermont, mais ilz furent rencontrez sur :

| . le chemin par aulcuns Angloys et Bourguignons : * “qui prindrent le Bourg de Bor, et l'emmenèrent: Lou 4, prisonnier dans la tour de Marchesnoir, et les: . : ee : deux autres seigneurs se sauvèrent. Auquel jour ie vs arriva dedans la ville d'Orléans messire Gilbert de:;' . Le ‘La Faiète (2), natif de Bourbonnois et mareschal : . | de France, qui amena avecques lui trois cens: pb Fu

: | ns 40 février. . Le lendemain qui fut jeudy, se partit d'Orléans’ : : le bastart d'Orléans, et deux cens combatans :

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. . avecques lui, pour aler à Bloys devers le conte de = Clermont, et messire Jehan Estuart (3), connes- Fi in ua Li ©) (t) Son prénom de Bourg annonce qu il était bâtard Son” RAR DR tm Gui de Bar, dit le Veau ou le Beau, comme écrit. “ à ee (p. 179), conseiller chambellan de Charles VI, mit nr di ‘été prévôt de Paris le 29 mai 1418. IL était peut-être frère de: : ‘Robert de Bar, comte de Marle et de Soissons. Er . . e (2) Gilbert Motier de la Fayette, maréchal de France, se. ditinque aux sièges de Jargeau, Moung, Baugency, et à nr + : bataille de Patay. o

(3) Jean Stuart de Darnley revenait d’uu pèlerinage en :'iperre-Sainte. Dès l’année 1491, il avait donné au chapitre de‘ : ‘ Sainte-Croix une rente de cent livres pour la fondation d’une : ‘ messe de Beata qu'on appelait messe des enfants de": in ou écossaise. Par deux chartes, datées du 23 août et: . ‘du 22 septembre 4421, cette rente avait été amortie. Deux: ‘ seigneurs de Douglas, ses parents, morts en 14%, avaient. : ‘donné à ce même chapitre 140 écus d’or et 10 aunes de damas = ‘rouge, et les chanoines, par reconnaissance, les avaient . ‘inhumés dans le chœur de la cathédrale. (Cf, Nécrologe de : Sainte-Croix, ms 412 bis, fol. 50.) Jean Stuart et son épouse

table d'Escoche, le seigneur de la Tour (1), baron F tee ri le vicomte de Thouars (2), UT. |

«7 d'Amboise, et autres chevaliers et escuiers, acom- ne : paignez, comme on disoit, de bien quatre mil. a x * omhaliente lant d'Auvergne, Bourbonnois, comme. | "

| d'Escosse, pour sçavoir d'eulx l'eure et le jour. di .. : qu'il leur plairoit mectre d'assaillir les Angloys. L à et faulx Francois, amenans de Paris vivres et: Hs

-artillerie à leurs gens tenans le siège. di 0 7 Le vendredy, neufviesme [corrigé au-dessus x1 À 4 Gvrier. , |

: jour d'icelluy mois de février, se partirent aussi .

: d'Orléans messire Guillaume d'Albret, messire..

| Guill ume Estuart, frère du connestable d’ Fscosse, |

‘le mareschal de Sainct Sevère, le seigneur de Gra=:

“ville (3), le seigneur de Sainctes Trailles, :

:| Elisabeth furent à leur tour enterrés dans la même église, or. | das ce même Nécologe (fol. 9, à la date du 16 février) :: 7"... "7 Ke Anwiversarium nobilis et magnifict viri D. Johannis Ste: EM a suart, mililis, domini de Dernesle et d'Aubigny, constabularii - a a resta qui pro deffensione istius civitatis ab Anglis : rm interfcctus fuit, in quo anniversario distribuuntur, de . s D : lle, 8. p. capiendi annuatim super domo claustrali in qua... ::-quondam morabatur defunctus magister Johunnes le prier ÈS on : ‘et fiet cum tali solemnitate, sicut consuetum est pro , ou ‘*: fleri. Et in dicto anniversario associatur nobilis domina . -Helizabeth uxor prædicti domini, quorum corpora requies- : :'Cunt in capella Beatæ Mariæ Albæ. » LS outre . (1) Le seigneur de la Tour d'Auvergne, Bertrand Eer du : nom, comte de Boulogne. | ES no.

(2) Louis d'Amboise, vicomte de Thouars. . A han … (3) Jean Malet, seigneur de Graville, chevalier normand, . grand maître des arbalétriers, dernier défenseur de la Nor- Ë .mandie, d'où il s'était expatrié en 1418, après la prise de Pont- ..de-l'Arche, avait assisté au siège de Montargis. Il fut, depuis, . amiral de France.

— 48 — | .Pothon son frère, La Ilire, le scigueur de Ver- . duran, et plusieurs autres chevaliers et ese uiers |

pe —: acompaignez de quinze cens combatans, et: Re -Hendans eulx trouver el. assembler aveèques

“le conte de Clermont, et les autres jà ont : pour aler ou devant des vivres et lès assaillir. ST

: cp celluy ineigme jour se partit paréillement. es AE Le — conte de Clermont, et fit ‘tant qu ie “: FE “. “vint à lout sa compaignie en Beauëse, à ung : if 1 : illaige nommé Rouvroy de Sainct Denis, qui est à. ee : deux lieues d'lenville. Et quand ilz furent lous:: . assembler, ils se Lrouvérent de trois à quatre mil: Ln a :combalans, et ne s'en partirent jusques à l'ende- . hi : 2 main environ trois heures après midy. | 4 : «. Gelluy jour de lendemain, qui fut: le. samedy. À: + ri. À urine jour de février, veille des brandons, 1 os ‘{;messire Jehan Fascot, le bailly d'Évreux pour les: : ;

. dus Anglo, messire Simon Morhier (1), PRET Ne

ie 7. Paris, et plusicurs autres chevalliers et: -escuiers*

; du pays d'Angleterre et de France, acompaignez ‘de quinze cens combatans, tant Angloys,: Piéards, | Kormens, que autres gens de divers pays, amenoyent environ trois cens que chariolz et char-: : elles, chargez de vivres (2) et de plusieurs habil-.

(1) Simon Morhier, Français lé seigneur de Gilles dans |

ES tt pays cchartrain, fut prévôt de Paris pour le compte des: .

de à duter de 4422. Au siège de Montargis, | il' fut pris au" piège d'une trahison simulée. H reçoit souvent les montres des‘: © troupes de passage à Paris. Il devint, en 1438, trésorier de " Normandie. (B. de Molandon, op. cit., p. 108.) où

(2) De caresme esloit la saison | = Et menoient en l'ost du haren ;

Jemens de guerre, comme canons, arcs, trousses, ‘'traict et autres choses, les menans aux autres: <Angloye tenans le siège d'Orléans. Mais quand ilz, : caceurent par leurs. espies la contenance des..." . :; Françoys, et congnurent que leur intencion estoit , . . “de les vouloir assaillir : il2 s'encloyrent el feivent … a + -‘ung parc de leur charroy et de paulx aguz, en . re manière ‘de barrières, lessant une seule longue et . estroicte issue ou entrée, cur le derrier de leur, : us | pare, ainsi clous de charroy, estoit large et le: : “devant long et estroit: ouquel celle yssue ou A estoit tellement, que par là convenoil entrer, qui les vouloit assaillir. Et ce faict se : mirent en belle ordonnance de bataille, actendans à vivre ou mourir ; combien que d'eschapper. : . “én'evoient guères d'espérance, considérans leur... a pot nombre contre la multitude des Françoys, Free viqui tous ‘assemblez d'un commun “accord, Poe + eurent que nul ne descenderoit: des : chevaux, ES on les archiers el gens de traict, qui en leur NE 257 “venue faisoient devoir de tirer. ‘1 ss … {:: Aprez laquelle conclusion se mirerit dévanit - AP Hire, Poton, Saulton, Canede, et: ne .

a autres venans d'Orléans, qui estoient. environ … . | ."quinze cens combatans, qui furent advertiz. que’: ….. des Angloys amenans les vivres venoient à la à files. .

Pour quoy fut le cause ou raison | . | 3 Es Pa Fr: Qu'ainsi ls journée nomma l'e | hi ET NT À

SR Martial de Paris, vue de Charles VII, 2. 93, édition . LT de 178. | L

0 sen “non ordonnez ect sans avoir nulle suspeccion-… sien

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d'estre surpris : par quoy ilz furent tous d'une: ;" de :oppinion qu'iz les assouldroient ainsi quite . :venoienL despourveuement. Mais le conte des: "Clermont manda plusieurs fois et par plusieurs" Has | messaiges à La Hire el autres, ainsi dispos” .. - . . :d'assaillir leurs adyersai res, qu 'ilz trouveroient . . ‘T'eulx tant grant advantaige, el qu'ilz ne leur" " ce

+ . a. ver: = k.. # Fri : feissent aucun assaull jusques à sa venue, el q:t L. \

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UE ‘eur ameneroit de trois à quatre mil combatans: Ra un “moult desirans d'assembler aux Anglois. Pour. na Rs 72 l'honneur et amour duquel, ilz délaissèrent en nu Sentreprinse à leur très grant desplaisance, el sur: f: : tous de La Hire, qui demonstroit l'apparance de’ #1. . + | eur dommaige, en lant que on donnoit espasse. : Di . aux Anglois de eulx mectre et serrer ensemble, et." a : lavecques ce, de eulx fortiffier de paulx et de: : Ne 5 … :charrois. Et à la vérité La. Hire et ceulx da compaignie partiz d'Orléans, estoient arrestez ent Fi ung champ, au front et tant près des Angloys,::: | nn ‘que très legiérement les avoient veuz, comme este “dit, venir à da file et eulx fortiffier ; dolans à: Re L * mervoillés de ce qu'ilz ne les osoient assaillir, . I ue effense et continuelz messaiges d'icellui conte: ‘ 17 "de Clermont, qui tousjours hé sn au plus. : À qu’ il povoit.

2 D'autre part, porta aussi moult hsérissinent Se ‘+. celle actente le connestable d'Escosse ; lequel estoit : --pareillement : venu là près, à tout environ quatre: a .. , cens combatans, où avoient de bien argne : hommes. Et tellement que ainsi entre deux et.

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pie | — Hi — . “trois heures après midi, approuchèrent les ar-.

se : chiers ct en de traict franc Ois de leurs app .

2 em plusieurs ; et ceulx qui peurent shot tt ts en rentrèrent dedans leur fortifficacion avecques: :* : :-. FE ES ‘les autres. Pour quoy et lors quant le connestable’: Ù RE: PES SN D

a. - Escosse veit qu'ilz se tenoient serrez et rengez, : ::"

“sans monstrer semblant d'yssir, il fut par trop ©

gran chaleur tant desirant de les vouloir assaillir.: +. | qu il despera toute l'ordonnance qui avoit esté.… "7 sfoicte de tous, que nul ne Pen Car il a

—… “lpe

. . + seigneur de Chadiestibtan, viconte de Bridiers,… ee : Le ne :messire Jehan de Lesgot, seigneur de Verduran” |: … Ne et messire Loys de Rochechouart (2), seigneur der. pa : es (1) Jehan de Nailhac, chevalier, seigneur du Blanc, de 2 Fo

. :Châteaubrun, grand panetier de France et sénéchal du... . “i ‘Limousin, mourut avant 1437. Cette famille du Berry fut: ‘fondue dans les maisons de Preuilly et de Brosse, d'après .

À “La Thuumassière. (Histoire de Berry, 1. VIE, c. 51.) no cn # (2) Louis de Rochechouart, seigneur de Montpipeau (com-. | FER 5 . ‘;munes de Huisseau et de Coulmiers), était fils d’Aimery Il, ee. ‘4 seigneur de Mortemar, et de Jeanne Dangle, dame de Montpi- en ‘peau, qui, par son mariage, en 1381, apporta cette terre. Re : En 4741, ce château fut vendu à François-Camille de Polignac,. on no après la mort de Charles, marquis de Montpipeau, brigadier: des armées du roi, le dernier de la branche des Rochechouart.

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| Fe sum aug et plusieurs autres chevalliers et: --escuiers, avecques environ quatre cens comba- .;: tans sans les gens de traict, qui jà s'estoient ri ‘a piet, et avoient reboutez les Angloys, et faict : se ‘moult vaillamment; mais peu leur valut : car “quant les Anglois virent que la grant bataille, qui … je à soit assez loing, venoit lachement et ne se: ï fe joingnoit avecques le connestable et les autres de. a . ; . . piet, ilz saillirent hastivement de leur parc, té à ‘“ffrappérent dedans les François estans à piet, a

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.… les mirent en desarroy et en fuite, non pas : toutes fois sans grant tuerie, car il y mourut de

+ "trois à quatre cens combattans francois. ie us Et oultre ce, les Angloys non saoullez de la : ee “tuerie, qu’ilz avoient faicte en la place devant Fa ‘leur parc, s’espendirent hastivement par les. hrs + eu chassans ceulx de piet, . tellement - ronde =

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= autres vaillans hommes, qui moult enviz.:

& “sen alloient ainsi honteusement, et s'estoient. | :="irez ensemble près du lieu de la destrousse, : “rassemblèrent environ soixante ou quatre vingtz. ne :combatans, qui les suivoient, et frappèrent sur les... :-Angloys ainsi espars, tellement qu'ilz en tuèrent se plusieurs. Et certes se tous les autres François: fussent ainsi retournez qu'ilz firent, l'onneur et le . | prouffit du jour leur fut demouré : combien que : . ke fécpar avant avoient esté là mors et tuez plusieurs |

. ES rs seigneurs, chevalliers, escuiers, nôbles et

L ni in : “Anessire. Jehan Chabot, avecques plusieurs: autres, con qu lous. estoient de ques noblesse et très re- 7°:

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ou d Escosse, messire Guillaume Estuart, .

“*-frère, le. seigneur de Verduran, le seigneur de :

‘ivaillans cappitaines et c: hiefz de guerre. Et entre Jesquelz } V furent tuez messire Guillaume d’Albret, ‘seigneur d'Orval, messire Jean Estuart, connes- es

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Chasteaubrun, méssire Loys de Rochechouart, et ue

À furent depuis apportez à Orléans et mis en 2; stpullure dedans la grant église, dicte. Saincle ne. :1. Groix, la où se “felse pour eulx beau. serv vice.

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sai deux de ‘ses archiers le tirétent à. très grant peine. ee . mi “hors de la presse, le montèrent à cheval: el ainsi

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avoit eslé.blecié d'un traict au piet : par, quoy

si De ceste bataille eschappa entre autres le b bätart: ne.

“d'Orléans, obstant ce que dès le png

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‘de sauvérenL. Le conte de Clermont, qui ce un “avoit eslé faict chevallier, ne toute la grousse: “Jataille, ne firent oncques semblant de secourir. “les compaignons, tant parce qu'ilz estoient des- cenduz. à .piet, contre la conclusion de tous. .. comme aussi parce qu’ ‘ilz les véoient presque tous É. “‘tuez devant eulx. Mais. si toust qu ‘iz apperceurent ue que les. Angloys en estoient maistres, ils se: --mirent:à chemin vers Orléans :. en quoy ne ‘firent on pas honnestement, mais honteusement ; et ilz “eurent ‘assez espasse d'eux en aller, car les : Angloys ne les chassèrent pas, obstant c ce Let la

plus part d'eulx estoient à piet, et qu'ilz sçavoient

Jes François estre plus grant nombre qu'ilz

n’estoient. Combien que tout l'onneur et le - -prouffit de la victoire en demoura aux Angloys, dont estoit chef pour lors messire Jean Fascot, .. avecques lequel estoient aussi messire Thomas os. -Rameston (1), qui pareïllement avoil gran! charge | "de gens d'armes. +.

Ce mesme jour arrivèrent dedans Orléans, au

soir bien tart, le conte de Clermont, le bostard::

d'Orléans, le seigneur de la Tour, le viconte de

“ Thouars, le mareschal de Sainct Sevère, le sei-

gneur de Graville, La Hire, Poton, et sprap ; +

- chevaliers et escuiers françoys, qui venoient de la° bataille, qui avoit esté ainsi perdue par faulte. d'ordonnance. Combien que La Hire, Poton, et.

. Jamet de Tilloy (2) entrèrent les derniers dedans; +1 car par flordonnance de tous demourérent;

‘""tousjours à la queue des retournans, pour con-

: tregarder que ceulx des bastilles ne. saillissent

F: | sur eulx, s’ilz sçavoient la desconfiture ; en quoy : «les eussent peu encores plus endommaiger —

Ne. Blois.

: devant, qui ne s’en fust prins garde.

[Cestui propre jour aussi, sceut Jehanne la … Pucelle, par grace divine, ceste desconfiture, et: . -dist à messire Robert de Baudricourt que le roy

: : (4) Thomas Rampston, chevalier banneret, chambellan da it

Régent, capitaine d'Argentan. (L. Jarry, op. cit., p. 207): (2) Jamet. du Tillay, bailli de Dee, capitaine de

ms HF —

avoit eu grand dommaige devant Orléans, et

auroit aincoires plus, s'elle n'estoit menée devers

lui. Pour quoy Baudricourt qui l'avoit jà - esprouvée et trouvée très sage et comme véri- ‘table, persévérant en ses premières requestes, la ."-feit habiller en habit d'homme, ainsi qu'elle le « requerit. Et pour la conduire luy bailla deux “:: gentilzhommes de Champaigne, l'un nommé.

‘Jehan de Metz (1), et l'autre Bertrand de te “Polongy (2), qui moult envis le firent, pour les : : “périllieux chemins. Mais elle les assceurant que © jà n'auroyent nul mal, se mirent à chemin

-avecques elle, et deux de ses frères, pour aler __ devers le roy, qui estoit lors à Chinon. . -.: Le lundy aprez celle desconfiture, quatorziesme 14 février. ::" du mesmes moys de fevrier, fut par les Anglois : “ “ee estans dela garnison des Tournelles, gecté ung : i:. ‘canon dont la pierre cheut dedans Orléans en + 'hostel de la Teste Noire, en la rue des Hostel-: :: : … ‘leries; ouquel hostel elle feit grant dommaige et . | descendit en celle rue et tua trois personnes de

(1) Jean de Novelampont, dit de Metz : « À Jehan de Metz, “escuier, la somme de cent livres pour le defrayement de luy et de aultres gens de la compaignie de la Pucelle nagueres venue par devers le Roy, à cause des frais qu'ilz avoient faiz : . en la ville de Chinon et que il leur convenoit faire ou voiaige : ‘’qu'ilz avoient l'intention de faire lors, pour servir icelluy |‘ ‘seigneur en l’armée par luy ordonnée pour le secours : ‘d'Orléans. » (Godefroy, Histoire de Charles VII, p. 907.) . déposa à Vaucouleurs dans le procès de réhabilitation. : . (2) Bertrand de Polongy, gentilhomme champenois, écuyer - du roi, fut interrogé à Toul pour le procès de réhabilitation.

PR — 46 — | ___. Ja ville, l'un desquelz estoit marchant, nommé a ‘Jehan Turquoys. Hs

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Re :- imenez en l'ost et siège des Au les vivres:

| “el autres habillemens de guerre qu “Hz a . . ARE sa : d hi ; conduis depuis Paris, el ceulx à aussi qu' il ; uv an

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TE 4 : Re SE + les F rançois ; de” la garnison et aucuns sil ir ü

[Environ ces jours a arriva. dedans Chinon Jeanne | a Pucelle et ceulx FM la me fort esiner . .

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fe au . ‘trouvez, les Sprice: et grosses rivières s que Wz° —. ovoent passées à gué, et le grant chenin qu il. Si “leur avoit convenu faire, au long duquel avoyenti > |"

Esp As + passé par plusicurs villes et villaiges tenans LE.

. à per y Angloys, sans celles. estans françoises,: : . ; quelle $e faisoient innumerables sen el pis Va

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ë : Jeur faict au roy, par PART Lo avait jà os

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'traicté par plusieurs fois en. son conseil que le

. 21 milleur estoit qu'il se relir ast au Daulphiné, et le: her

__gardast avecques le pays de Lyonnois, er .. : doc et Auvergne, au moins se on les povait sauver, à : se les Angloys gaignoyent Orléans ; mais tout fut.

st présent ceulx de son grant éonsetl, Le fit interro- . Fi puier du faict et estat de la Pucelle, dont ilz res-:

# Fe + (3 PE de 3 es . pondirent la vérité. Et à celle occasion fut mis en

EX te ST fs LE = JE

ie. “conseil se on la feroit parler au roy: à quoy fut: La 7 conclu que oyl; et de faict y parla, luy feit . Fa . . : ‘reverence, et le cognut entre ses gens, combien. di | 2 ique plusieurs d'eulx faignoyent, la cuidant abuser,‘ ne :estre le roy : qui fut grant apparance, car elle ne: :.° J'avoit oncques mès veu. Sy luy dist par moult: : ‘belles parolles, que Dieu l'envoyoit pour y . ie ‘*ayder et scourir, et qu'il luy baillast gens, car: ; : ‘par grâce divine et force d'armes, elle levroit le oi

er “siége d'Orléans, et puis le menroit sacrer à. # 2 eine nina que Dieu lui avoit commandé; qu'il: *#%-vouloit queles Angloys s'en retournassent en ur 2 . qu et lui lessassent son. royaume en paix, ne. à

DE TT le Tu v OR ii É 14 ES se .

1! CPE 1. FT

io | roue par les docteurs, pour assaier sc en elle: ie # JE 180 trouverroit évidente raison de povoir acomplir | nie [te qu'elle disoit. Mais les docteurs la trouvèrent :

k La ANT qe

de tant honneste contenance, et lant saige en ses . parolles, que leur relacion faicte, on en tint très

grant compte. Pour quoy, et aussi parce que on... trouva qu'elle avoit sceu véritablement le jour Le

l'heure de 19 journée des Harens, ainsi qu'il fut. ‘trouvé par les lettres de Baudricourt, qui avoit: “E escript l'heure qu'elle lui avoit dict, elle estant‘

. Ai :-aincorres à Valcouleur ; etdeppuis mesmes déclaré.

‘au roy en secret, présent son confesseur (1), et. : peu de ses secrets conseillers, ung bien qu'il avoit : : faict, dont il fut fort esbahy ; car nul ne le port :sçavoir sinon Dieu et luy : fut conclud qu ‘elle. :seroit menée honnestement à Poictiers, tant:

: pour la faire derechef interroguier ct scavoir!: : a :sa persévérance, comme aussy affin de trouver ci . | argent, pour luy bailler gens, vivres et artil- D

::leries, pour assaier. de ravitailler Orléans ; ce. ee qu'elle sceut-par- grâce-divine, car ekc-estant- se

… Pr

. milles du chemin, dist à plusieurs : « En nom: de: :

“bien. Et Lui expecial. à ung docteur Jacobin, qui :

| Dieu, je sçay bien que je auray beaucoup affaire.” | ‘à Poitiers, où on me meine ; mais Messires me. | sys or alons, de: par Dieu ! 3: car c'estoit sa : manière de.parler. ne.

. Quant elle fut audict Poictiers, où estoit pour:

lors le Parlement du roy, diverses. interrogacions. lui furent faictes par plusieurs docteurs et autres Dons de grant estat,ӈ quoy elle respondit: moult :

5, ts

o Son confesseur était Jehan nd sélsie qugustin:

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