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É gentilhomme d° Atijoi, « qui sestoht: Inis environ | à Fe Re
' a su ‘place ; ‘dont le duc d’ Alençon, par Ï ‘advertisseent ; “ . re la Pucelle luy remonstrant que luy estoit nn re
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péril, s’estoit tiré arrière tant soubdainement qu ne nie ; n'en estoil pas aincoires à deux Loises loing. Tout: je an dr
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au long d’icelluy jour et la nuit. ensuivant, goc- à nr … “térent les bombardes et canons des: Françoitts .
“contre la ville de Jergueau ; tellement qu'elle fui: . 2 font batue ; car à trois coups de lune des Loin” ï
: bardes d'Or léans, dicle . Bergerie .ou “Horgère . ss trent Chéoir La plus grousse four. qui y fust. Pourquoy le lendemain, qui fut dimenée D.
‘douziesme jour de juing, se mirent les gens de: es . ‘guerre dieuves dedans les foussez à tout. cscholes € choses nécessaires à faire assaull, ct
lient merveillcusorsent ceulx: de dedisn, fe
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ie 4 eulx, qui estoit moull grant ct groux, et armé: “a | oo ‘de toutes pièces, portant sur sa teste ung es. |
<enct (À), lequel Se habandonnoit très fort ct gecloit’: eo . 4) Calotte de fer qui se Je mettait sous le casque. sn ne naut 1 arr AG PE Lo 1 Po or
merveilleusement groussss pierres de fez el abatdoit - continuellement eschelles et hommes qui estoient dessus. Ce que monstra le due d'Alençon no “maistre Jehan le coulevrinier, afin qu'il ss 21 “sast vers lui sa couleuvrine. Du coup de quelle ts : àl frappa par la poictrine l'Angioys qui si fort sc monstroit à desouvert, et le trebucha tout mort. “2 --dedans la ville. a à — D'autre paït, durant cellui assault, descendit lie % 0 me à tout son eslandart dedans le foussé, ct: “ou lieu où se faisoit la plus aspre resistence, el: :::; . sala ont prez du mur que ung Angloys luy ax Li ie
: une grosse pierre de fez (4) sur la este, el nee re gi, tant qu'il la contraignil à soy seoir à Lerre.! sEt combien que la pierre fust de caillot (2) trés: "5" : ur toutes foiz elle s’esmya (3) par pièces sans.
: faire guères de mal à la Pucelle; laquelle se: sur ‘releva tout incontinent, monslrant couraige ver-! “ee “ques, et ennorta (#) lors ses gens de plus fort + rs qu'ilz n'eussent nulle doubte, car les: : Fe “# Angloys n'auroyent plus nul povoir d'eulx def. FU
: femdre contre . el é elle leur ist vérité ; : Shi L .
:: 7 Lei grant hardiesse pnite les murs, qu'ilz entrérent
“dedans la ville et la prindrent d'assault. —.
Le Quant le conte de Suflort et ses deux frères, L
(1) Faisceau. is .
9) Caillou, pierre très dure. ni
nee (3) S'émietta, tomba en miettes, de mie, petite parcelle.
#57 (#) Exhorta.
plusieurs autres scigneurs d'Angleterre, virent qu'ilx ne povoicnl plus deffendre les murs, ilz CU . retirérent sur le pont; mais en eulx y retirant, à : + fut thué messire Alixandre, frère d'icelluy conte, un. . : et aussi fut toust aprez icelluy pont rendu par les :
: Anglois, le congnoissant estre trop fcible pour.
tenir, et culx voyans cstre surpris. Plusieurs vail-’ pe
‘lans gens de guerre poursuivirent les Angloys ::::": He et par expecial avoit ung gentilhomme francois, : : 5: nommé Guillaume Regnault (1), tendant moult me | prendre le conte de Suffort, qui luy demanda CY] MER -estoit gentilhomme : auquel il respondit que oyl et de rechef, s'il estoit chevalier ; et il dist se ne “non. Et lors cellui conte le fcist chevalier et se ee : rendit à luy. Et semblablement y furent prins ct . :faiz prisonniers messire Jehan de La Poulle, son. se el plusicurs autres seigneurs et gens de 7 --gucrre, dont aucuns furent cellui soir menez pri-
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+ doubte qu'on ne les thuast; car plusieurs autres ‘furent thuez en chemin, pour ung debat qui . .. :sourdit (2) entre aucuns Francoys pour la part des : -: . : prisonniers. EL au regard de la ville de Jargucau, : :-et mesmes Féglise où on avoit retraict foison de: “biens, tout fut pillé. | Celle inesmes nuyt s'en relournérent aussi le duc d'Alencon et la Pucelle avecques plusieurs
| seigneurs et gens d'arines en la cyté d'Orléans, là où ilz furent receuz à trés grant joye. Et de là
(4) Écuyer d'Auvergne.
(2) S’éleva.
:sonniers par eaue et de nuÿt dedans Orléans, pour
firent scavoir au roy la prinse de Jargueau, et “comment fj'assault avoit bien duré quatre eures, “a durant lesquelles y furent faiz moult de beaulx | faiz d'armes. Et y eut de quatre à cincq cens : Angloys tuez, sans les prisonniers, qui se honte ; :-de grant renom, tant en noblesse que en faiz de . 5 En . guerre. — . . Le duc d'Alençon et la Pucelle sejournans aucun : . . ie peu de temps aprez celle prinse dedans Orléans, : ‘où avoit jà de six à sept mil combatans, y vindrent : ‘pour renforcer l'armée, plusieurs seigneurs, che- | valiers, escuiers, cappitaines et vaillans hommes : cd armes ; et entre les autres, le seigneur de Laval | ‘et le seigneur de Lohiac (1), son frère; le sei-. Fe ““gneur de Chauvigny de Berry (2), le seigneur de. | ‘a Tour d'Auvergne, le vidamme de Chartres (3). es Et environ ces jours s'en vint aussi le roy . Fe ‘Sully sur Loire. Et à la vérité moult croissoit son: ‘armée, car de jour en jour y arrivoyent gens de. . 1 “joutes pars du royaume, à luy obéissans. ne Le Et lors le duc d'Alencon, comme Re : général de l'armée du roy, acompaigné de la: : D donnes de messire Loys de Bourbon, conte de. ‘Vendosme, et autres seigneurs, cappitaines el sons d'armes en grant nombre, tant à pié que à L
st . (1) André de Laval, sire de Lohéac, frère de Gille de Laval, . 7. ‘amiral et maréchal de France, mourut en 1486 sans postérité, sue agé de 75 ans. Le
©. (® Gay III de Chauvigny, baron de Châteauroux, vicomte de Brosse avec Dun-le Pulteau, .en Berry, mourut en 1482. (3) Jean Ier de Vendôme, époux de Catherine de Thouars.
: cheval, se partit d'Orléans à tout grant quantité 1: de vivres, charroy et artillerie, le mercredy, : . ‘quinziesme jour d'icelluy mois de juing, pour: 15juin. . aller mectre le siege devant Baugenci, et en leur voye assaillir le pont de Meung sur Loire, combien: eo Se : que les Angloys l'eussent fortifié et fort garny de: .. vaillans gens, qui le cuidèrent bien deffendre... :! Mais nonobstant leur deffence, fut pris de plain. : : ES sans guères arrester. eo .
: De là, entretenans leur ordonnance, se par- °°." tirent le lendemain bien matin, et firent tant : 4Gjuin. ‘qu'ilz arrivèrent devant la ville de Baugenci et: : por dedans, parce que les Angloys l'avoient . : ‘desemparée, et s'estoient retirez ou chasteau et +$sur le pont, qu'ilz avoient fortiffiez contre eulx ;. «’ combien qu'ilz ne se logèrent pas à leur ayse du +, ne ‘tout, car aucuns des Angloys s’estoient embuschés 7. secrètement dedans aucunes maisons et sonne ne : de la ville, dont ilz soillirent soubzdainement sur. “les Francoys, ainsi qu'ilz se logoient. et leur : ‘livrèrent très forte escarmousche. Durant laquelle: : : eut plusieurs thuez et bleciez d'une part et d'autre: | non obstant que en fin furent les Angloys con- :: trains de reculler sur le pont et ou chasteau, que
les Françoys assiégèrent du costé devers la .: Beausse, et assortirent bombardes et canons.
A cellui siège arriva Arthus, conte de Riche-
mont, connestable de France, et frère du duc de Bretaingns, avecques lequel estoit Jacques
de Dinan, seigneur de Beaumanoir, frère du sei-
gneur de Chasteaubriant. Et là pria celluy conacs-
table à la Pucelle, et si feirent aussi pour amour ii de luy les autres seigneurs, qu'elle voulsist faire eur UN sa paix envers le roy, et elle luy octroya, mt : 1 #4 : : ; : nant qu'il jurast devant elle et les seigneurs qu'il: . “serviroit toujours loyaument le roy. Et mesme-. . ment voult oultre la Pucelle que le duc d Alençon :et les autres grans seigneurs s'en obligeassent, et
ne © Jhaillassent leurs scellez : ce qu'ilz firent ; et par: ie phil ir ET ee moyen demoura le connestable ou siège avec:
FE les autres seigneurs. Lesquelz conclurent qu ke “ie it mectroient partie de leurs gens devers gonart 1.7: afin que les Angloys feussent assiegez de toutes. "pars; mais le bailli d'Evreux, chief des assiegez, . fist requerir à la Pucelle parlement de traictié, a. Hi ‘on lui acorda. En fin duquel, qui fut environ. :minuÿt de la nuit de celluy jour, fut octroyé que. Eu . :.les Angloys rendans le chastel et le pont, s'en’ He e pourraient aler le lendemain et emmener leurs HE : Le ‘‘chevaulx et harnois, avecques aucuns de leurs: ER biens meubles, dont la valleur de chacun ne mons-. . ttes point plus d'un mareq d'argent; parmy ee. : | . * aussi qu'ilz jurèrent qu'ilz ne se armeroient que on AT jours ne feussent passez. Et sur ces condi- “ions s'en alérent celluy jour de lendemain, qui . Ain. | “fut dix huictiesme jour de juing, et se mirent. dedans Meung, et les Franc -oys entrèrent dedans ne te chasteau et le renforcèrent de gens pour le *: garder. .. | “ D'autre part, et la nuyt mesmes que la compo- ‘sicion de rendre le chasteau et le pont de Bau- … .genci se faisoit, vindrent les seigneurs de Talbot
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et d'Escalles et messire Jehan Fascot, qui, sachans . ‘la prinse de la ville de Jargueau, avoient laissé à
me les vivres et artillerie, que pour la . :Scourir amenoient de Paris, et s’en estoient venus … . à grant haste, tendans avecques les autres à :scourir Baugency, et cuidans faire délaisser le. 'siége: mais ilz ne peurent y entrer combien qu'ilz Es : fussent quatre mil combatans, car ilz trouvèrent... . --les Francoys en telle ordonnance, qu'ilz délais- : ::strent leur entreprinse. Et s'en retournèrent au: | pont de Meung, et l'assaillirent moult asprement ;. “mais mestier leur fut de tout laisser et entrer. - dedans la ville, pour l'avant garde des Françoys, ‘qui vint très hastivement aprez la prinse de Bau- : ‘geney, celuy jour au matin, et se vouloit frapper -sur eulx. Pourquoy celluy mesmes jour, désempa-: “rèrent du tout celle ville de Meung, et se mirent A chemin -sur les champs en belle ordonnance," “Evoulans aler à Yenville (1). Et lors, quant le due. :: - d'Alençon et les autres seigneurs françoys, qui: … venoient aprez leur avant garde, le sceurent, ilz os: : -se hastèrent le plus qu'ilz peurent, avecques leur. ‘armée, tenans tousjours belle ordonnance, tant. ri
que les Angloys n ‘eurent loysir d'aler jusques à - Yenville [ains s'arrestèrent près d'un] (2) villaige “en Beausse, nommé Pathay (3). |
(1) Cf. Bulletin de la Société archéclogique de POrléas
‘mais, t. VIII, p. 446. | : : (@) Tous les manuscrits ont un blanc; les mots entre cro- :..chets ont été suppléés.
(3) Voir dans l’Appendice le récit de la bataille de Patay.
Et parce que la Pucelle et plusieurs seigneurs ne vouloient pas que la grousse bataille fut ostée
: .de son pas, ilz csleurent La Ilire, Poton, Jamet os Tilloy, messire Ambroys de Loré, Thibault de :.""Termes et autres vaillans hommes d'armes à" 7
: cheval, tant des gens du seigneur de Beaumanoir, se : que autres qui se mirent en leur compaignie, et. eur ballérent charge d'aler courir et escarmouscher devant les Angloys, pour les retenir et marders ‘ : d'eulx retraire en lieu fort. Ce qu'ilz firent, et. -oultre plus, car ilz se frappèrent dedans eulx de" “telle hardiesse, combien qu'ilz ne feussent que: de de quatorze à quinze cens combatans, qu'ilz mn mirent à desarroy et desconfiture, nonobstant: “qu lz estoient plus de quatre mil combatans. Le |
a os demourèrent mors sur la place environ: ::. ne . | deux mil et deux cens, tant Angloys que faulx: : ; 3
: Francoys, et les autres se mirent à fouyr, pour." -“eulx sauver, vers Yenville, là où les gens de la: ES “ile leur fremèrent les portes; par quoy leur
: --convint fouyr ailleurs à l'aventure. Et par ce en y. Fo "eut deppuis plusieurs thuez et prins, et meame À ment pour la grousse bataille qui s’estoit joinct,
“sur la desconfiture, avecques les premiers cou-.
. creurs.
A celle journée gangnèrent moult les François, :
car le seigneur de Talebot, le seigneur d'Escalles,… | :..messire Thomas Rameston et ung autre cappitaine,
appelé Honquefort (1), y furent prins avecques |
(4) Robert, comte de Hungerford, chevalier bachelier.
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plusieurs autres seigneurs et vaillans hommes ‘d'Angleterre. Et d'autre part n’y perdirent pas -.ceulx de Yenville, à plusieurs desquelz avoient
À mt des Angloys ballé en garde la plus part de *"<" ‘leur argent, lorsqu'ilz y estoient passez pour
“’euider aler secourir Baugency.
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considérans les affaires du roy, qui, pour conclurre :
:. de son estat, se tenoit à Sully sur Loire.
| : u Et pour ce y alèrent le duc d'Alencon, et tous . - “les seigneurs et gens de guerre qui avoyent esté ::. à la journée de Pathay et de là s’estoient retirez
à Orléans; et par expécial la Pucelle, laquelle luy
” Ce jour mesmes se rendirent au roy et à ses. | gens ceulx d'Yenville ; et si fist aussi ung gene. - tilhomme, lieutenant du cappitaine, et mist dedans" ©" ‘a grousse tour les François, ausquelz feist ser- “ment d'estre bon et loyal deppuis lors en avant: : ::; "envers le roy. +, die Pour le renom d'icelle desconfiture, dont eschap- a :.:pérent plusieurs par fuitte et entre autres mes- : …. ‘'sire Jehan Fascot, qui se sauva dedans Corbucil, : furent tant espoantez les gens des garnisons. : ‘: anglesches estans ou pays de Beausse, comme. ee. 5 Mont Pipeau, Sainct Sigismont et autres pes. | --fortes et fortiffiées, qu'ilz y boutérent le feu, ct: : sen fouyrent hastivement. Et par le contraire : :iereut le cuer aux Françoys, qui de toutes pars se: : ° ‘assemblèrent à Orléans, cuidans que le roy y deust : venir pour ordonner le voyaige de son sacre : ce”: "qu'il ne fist; dont ceulx de la cité qui l'avoient ie : faict tendre et parer, en furent mal contans, non. | |
parla du connestable, en luy remonstrant le bon vouloir qu'il demonstroit avoir à luy, et les nobles.
seigneurs et vaillans gens de guerre, dont il luy… :
::..:amenoit bien quinze cens combatans ; Juy pria
x qu'il luy voulsist pardonner son mal talant. Ce: rique le roy feist à la requeste d'elle, combien que … pour l'amour du seigneur de la Tremoulle, qui. EE
:#avoit la plus grant auctorité entour luy, ne voult : TE
“souffrir qu'il se trouvast avecques lui ou peer } de son sacre ; dont la Pucelle fut très desplaisante, :
F . ” si furent plusieurs grans seigneurs, cappitaines:” “:115:et autres gens de conseil, congnoissant qu'il en: -: :*-envoyoit beaucoup de gens de bien et de raillanss |