I. Brantôme, Œuvres, édit. Lalanne, t. III, p
a, Lestoile, Journal du règne de Henri JJI, 17 août i585.
tugais qui gaignez tous les jours Targent du Roy? Par Dieu, vous estes mal arrivé, car Je n'aime ni ne veux de telles gens céans*. » Le jeu du rcversis date de cette époque, et, le 1 3 novembre 1 60 1 , Henri IV écrivait à la marquise de Verneuil : « Je jouay arsoir jusques à mynuict au reversin*. » A ce jeu la carte la plus importante est le valet de cœur, qui s'appelle qui-^ nola^ nom que portait, au xvi* siècle, Técuyer chargé d'accompagner les dames. Toute la cour imitait le roi ; le duc de Biron perdit, en un an, cinq cent mille écus, et plusieurs grandes familles se ruinèrent au jeu. Sully finit par se fâcher tout rouge, et, au milieu du mois de janvier 1609, Henri IV alla le voir pour le calmer et lui promettre « de ne jouer plus si gros jeu ^. » François I®"^, toujours à court d'argent, avait voulu utiliser à son profit la passion de ses sujets pour le jeu, et il avait créé la loterie. L'édit de mai 1 539, qui l'établit, déclare en effet que « plusieurs tant nobles, bourgeois, marchands qu'autres, enclins et désirans jeux et ébattemens, se sont souventesfois, à faute de jeux honorables permis ou mis en usage, appliquez par cy-devant