Delamarre, Traité de la police, t. I, p
3. Journal d'un bourgeois de Paris sous François I*'i p. 27t.
ble i529 adoucît un peu le châtiment ; pour la première fois, le coupable devait payer « soixante solz d^amende, la seconde fois avoir les lèvres fendues, la tierce avoir la langue percée, et la quatriesme estre pendu et estranglé *. » Enfin l'ordonnance du lo septembre 1674 défend de nouveau « de renier, maulgréer, despiter et blasphémer, faire autres vilains et détestables sermens,» sous peine : pour lapremière fois d'une amende dont un tiers appartiendra à TÉglise, le second tiers au dénonciateur, et le dernier tiers au roi; pour la deuxième fois, de subir le carcan depuis huit heures du matin jusqu^à une heure; pour la troisième et la quatrième fois^ d'avoir la lèvre de dessus, puis celle de dessous coupées ; enfin pour la cinquième fois d'avoir la langue coupée, ce qui interdisait toute réci« dive.
Les rois, qui punissaient Si sévèrement les jurements et les blasphèmes, ne s'inquiétaient guère de respecter sur ce point leurs ord(m^ nânces. Louis XI jurait sans cesse par la Pâque^ Dieu ! Le jurement de Charles VlII était Jour de Dieu! celui de Louis XII le Diable m* emporte î celui de François V^ Foi de gentilhomme 1 Bran*
I. Journal c^un bourgeois de Paris sous François /•*"/ pi 4o3.