Iinmbort, Anciennes lois françaises, t. XH, p
ni plus de vingt sois pour la façon des habits destinés aux serviteurs ou aux laquais. Il défend enfin aux femmes de porter des vertugadins « de plus d'une aune et demie de tour *. » La déclaration du 21 avril iSyi défend aux orfèvres de fabriquer aucun ouvrage d'or ou d'argent pesant plus d'un marc et demi ^. Celle du 7 septembre 1677 prohibe l'usage des dorures sur bois, sur plâtre, cuir, plomb, fer et acier, sauf pour les princes ^. Lestoile raconte qu'en i583, le prévôt fit arrêter et conduire en prison cinquante ou soixante damoiselles et bourgeoises, « contrevenans en habits et bagues à l'édit de la réformation des habits. » D'autres personnes, et en grand nombre, furent condamnées à l'amende*. Mais ces accès de sévérité, heureusement ne duraient guère.
La sécurité relative que présentait la monnaie de l'époque avait contribué à répandre ce goût du luxe et de la dépense. Depuis le commencement du siècle, on tendait à donner aux pièces de monnaie une valeur représentative égale à leur valeur métallique, et l'effigie du souverain allait y remplacer la croix qui figurait sur les an-