‹ Journal et mémoires de Mathieu Marais, avocat au Parlement de Paris, sur la régence et le règne de Louis XV, 1715-1737 (volume 5)Chapitre 17 sur 53 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Cjommt quoi, do dom Borbonius, na(|uit uru; orde et sale besle qui faisoit hideur a vj»ir, tant v. race et aflamee (pie Nini;l mille

AOUT 172;;. 2ïii

pourvoyeurs n'y pouvoient oncques suffire et falloit-il à cette bête, pour sa nourriture annuelle, le quinzième sans point de faute de toutes les terres Gauloises que le dit monstre croquoit, ainsi qu'elles se poursuivoient et comportoient ensemhlement, bois, prés, maisons et finalement tout ce qui étoit dessus , ce qui est chose bien horrible à penser, et si fut le dit monstre nommé Cinquantième.

CHAPITBB ^^

Comme quoi dom Borbônius le farouche mène le petit Louison en moult notable assemblée de Gaulois, pour illec faire baptiser le dit monstre, sa géniture, et comme quoi la cérémonie du baptême fut troublée par la survenance d'une belle et notable dame, nommée Vérité, à si que le petit Louison et dom Borbônius furent publiquement honnis et vilipendés.

CHAPITBB 12^.

Comme quoi dom Borbônius le farouche, ne voulant rien épargner pour l'éducation de son cher enfant, l'envoya nourrir et élever au palais des ïournelles, en la cité de Lutèce, et lui furent baillés pour jiouverneurs, instituteurs et pédagogues, trois frères géants, moult grands et outrecuidés, lesquels etoient en grande renommée, tant seulement pour élever telle sorte de monstres.

CHAPITBB J3*.

Comme quoi Borbônius lit quinaut l'envoyé du benoit Saint- Père, en lui parlant moult vertement et quant et quant moult doctement des libertés de l'Eglise gauloise.

CHAPITBE 14*.

Comme quoi dora Borbônius, désireux soy maintenir en la mairie, sepourpensa, par l'avis de }^V^^ Nanette à Capiendoet du prétorien, tirer race du petit Louison, et fut par eux cherchée une reine qui n'osoit tant seulement regarder le dit Borbônius entre les deux yeux, dont il fit tout à son plaisir et ne fût qu'à servir de monture la nuit au petit Louison.

CHAPITBE 15^.

Comme quoi, par la sainte volonté de I>ieu , fut avise par eux trois, bailler la princesse NLirie au petit Louison, cuidant, T. III. li

SS6 Mt:M()ii\F.s m: Mvimiai marais.

en leur engin, lui montrer le gouvernement des Gaules, comme le roi, son |)ère, vo,\oitjourn.ilièremenl celui de Pologne.

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