L'année du Roy va à Barron
Vingt conseillers de la Cour vont à la chambre des vaccations. M. de Murât3 portait la parole. Ils soustiennent que Tarrest publié estait faux , n'ayant point esté résolu que Ton nommeroit Monsieur le Prince. Ils demandent à M. Courtin, rapporteur ,
* Le duc de Rohan n'avait pas encore rompu complètement avec la
Cour, comme le prouve la lettre suivante écrite par lui à M. de Ville-
roy, le 20 septembre 1615, dont je possède l'autographe : « Monsieur,
» Vous apprendrez par le bonhomme la Ferté de mes nouvelles. Sy j'ay
» l'honneur de vous voir à Angoulesme comme j'espère, je vous parte-
» ray selon ma franchise, car quoy quelle soit quelquefois mal inter-
» prêtée, je ne puis me persuader que ce soit de vous, je vous supplie
» donc de le croire en ce qu'il vous dira de ma part, j'addresseray
» tousjours mes prières à Dieu pour la prospérité du Boy et de la
» Reyne, j'ay deffendu audit sieur de la Ferté de parler d'aucune
» affaire particulière qui me concerne, il faut qu'elles cèdent aux gé-
» nérales. Pour vostre service particulier je ne le feray jamays céder à
» aucun autre. Car je vous suis trop obligé pour que jamays vous
» manque, Monsieur,
» Vostre bien humble serviteur,
» Henry de Rohan. »
De Lor, ce t0« septembre 1618.
' Voy, Fontenay-Mareuil, p. 203.
1 Antoine ou Arnaud de Murât, conseiller au Parlement de Paris.
septembre nu. pourquoy il Favoit signé* Il répond que le Premier
Président l'avoit envoyé quérir, l'avoit ténu plttè de deux heures^ l'avoit pressé instamment, luy avoit dit que c'estoit chose nécessaire pour le sërVidè du Roy, que le sieur de Montcassin estoit présent, lequel l'avoit hienacé* disant qu'il avoit des fils à là Gdur, et qu'à la fin il avoit esté forcé de le signer. Ces Messieurs continuent à faire de grandes pletntes, ei demandent acte de ce que disoit M. Gourtim M* te président de Belliêvre, qui présidoit, dit que la compagnie se souviendrait blefl de ôe qui 6e sefoit pàteé ; qu'au jsurplus* il ne savoit comme ils s'éstoyent assemblez n'en ayant aucun pouvoir j que quant à l'arrest, il ne voioit pas poUrquoy ils se plëignoyent tant; veû qu'il n'avoit point esté dit qu'on fen excepteroit Monsieur le Prince ; que s'ils l'avoyent entendu, ils avoyent eu tort de ne pas le dires