X PRÉFACE
à eette indication, nos investigations étaient à recommencer. Dans le dépôt de la musique, déplacé par suite d'un échange de bâtiment auquel l'Arsenal a été naguère autorisé, nous trouvâmes enfin huit volumes manuscrits format in-4° , contenant un journal très-complet qui commence au \ eï février \ 64 5 et s'arrête au 44 décembre 4652 c — Ces huit volumes devaient être ceux qu'indique le Catalogue. — Mais à quel titre avaient-ils fait partie de notre collection ? Dans un passage de ses Mémoires, qui avait jusqu'à cette heure échappé aux bibliographes, Robert (Arnauld d'Andilly) dit : « Il me seroit facile de m'étendre beaucoup » davantage sur l'histoire de ce temps-là, » parce que j'ai un journal très-exact que j'ai » fait de tout ce qui en est venu à ma connois- » sance. Mais comme je n'ai autre dessein dans » ces Mémoires que ce qui me regarde et ma » famille, je me contente de ce qui peut servir » à mieux faire comprendre les choses que j'en » rapporte 4. » Ainsi, dans les Mémoires de Robert, nous n'avons qu*une biographie de famille; outre ces Mémoires il avait rédigé un Journal où se trouvaient consignés les événements politiques dont sa position le mettait à
4 Mém. d'Arnaud d'Andilly, part. 1, p. 450.
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même d'être parfaitement instruit. Sans contredit, le Journal était de beaucoup préférable aux Mémoires*. »
Après ces observations, 1VL Varia, par un rapprochement entre un passage des Mémoires d'Arnauld d'Andilly, relatif à la première aiv restation du colonel d'Ornano, et un extrait très-étendu du Journal , montre que ce Journal est, aussi bien que les Mémoires, l'œuvre de d'Andilly*.
Un tel ouvrage , écrit par un homme aussi considérable qu'Àrnauld d'Andilly, et sur une période de notre histoire si féconde en événements, méritait certes de ne pas rester inédit. Cependant il n'a pas reçu les honneurs de l'impression. J'espérais avoir la bonne fortune de le tirer de l'oubli et de publier, non plu» le fragment conservé dans le recueil de Conrart, et ne comprenant que six années, de 4644 à à 4620, mais le Journal même de d'Andilly, s'étendant jusqu'à l'année \ 652 et embrassant une période de dix-sept ans, c'est-à-dire trois fois plus considérable que celle du manuscrit
1 La vérité sur les Arnaud, t. 1 , p. 222.
f Cet extrait du Journal est tiré du 4e vol., f° 71 v°, et suiv. Je le reproduis en appendice afin de réunir dans ce volume tout ce qui nous reste actuellement du Journal d Amauld d'AndiUy.