‹ Journal inédit, 1614-1620, publ. et annotéChapitre 87 sur 95 · Le Roy va à Àmboise, et en revient le vendredy · texte numérisé non relu

Le Roy va à Àmboise, et en revient le vendredy

* Voy. Fontenay-Mareuil, p. hhk\ Richelieu, p. 555. Richelieu, après avoir raconté les circonstances du duel dans lequel périt son frere, termine par ces mots : a Je ne saurais représenter l'état auquel me » mit cet accident et l'extrême affliction que j'en reçus, qui fut telle » qu'elle surpassa la portée de ma plume, et que des lors j'eusse quitté » la partie, si je n'eusse autant considéré les intérêts de la Reine » que les miens m'étoient indifférents. »

a Richelieu, dans ses Mémoires, p. 547 et suiv., fait un véritable réquisitoire contre Russelay, dans lequel il signale la mauvaise influence de ce personnage auprès de la Reine-mère et donne la plus triste idée de son caractère.

•uiuei t«i. 17. La Reyne-mère ne se disposant point d'aller

à Angers, à cause des défiances qu'on luy a voit mises en l'esprit, M, le Président Jeannin part, pour aller à Angoulesme, afin d'essayer à oster ces ombrages, et faire que M. de Montbason rapportast au Roy tout contentement. Il revint le 24 aoust. — On croit que M. d'Epernon luy avoit mis ces craintes en l'esprit, et l' avoit portée à dire ce qu'elle avoit mandé (qui est, qu'elle ne pouvoit venir à Angers, jusqu'à ce que le Roy fust retourné à Paris) ; à cause de l'appréhension qu'il avoit, que la Reyne l'ayant quitté, le Roy, qui estoit si proche, tournast teste, droit à luy. La Reyne-mère ayant mandé ce que dessus, M, le Prince de Piémont luy dépescha , et luy écrivit, se plaignant que contre la parole que. . .

18. M. de Montbason part d' Amboise, et arrive à Angoulesme le dimanche 21. (Le Président Jeannin arriva le mardy 23. ) Il portoit, entr'autres choses, une lettre, par laquelle le Roy prioit la Reynemère, de venir à la Cour \

23. MM. le commandeur de la Porte, de Chanteloube, et de Lielamour arrivent, pour prester le serment d'Angers, de Chinon, et du Pont de Ce.

Le Roy ne veut point ouïr parler de remettre en leurs charges les sieurs du Rourdet et de Frumigères , Capitaines au Régiment des Gardes , ni la Hillière, sergent-major. Et on allègue contre M. d'E-

1 Voy. Pontchartrain, p. 288. On trouve dans le Merc. /r., p. 299, la lettre du Roi portée à la pleine-mère par le duc de Mootbazon ; elle est datée d' Amboise le 17 juillet.

d'àrnàuld d'aindilly. 439

pernon, ce qu'il allègue contre M. Ber&ut, Capitaine, J»w*i t«* (comme je croy), au Régiment de Navarre *.

Environ ce jour. M. de Yëndosme part pour aller à Concarneau. Lezomis, Gouverneur f y a voit cy-devant traitté avec le Roy, pour seize cens écus, pour M. de Luynes. Il désavoue le traitté* On baille i M. de Yëndosme les vieux régimens composez chacun de dix compagnies de cinquante hommes

chacune (vide supra) ; et compagnies tirées de

celles du régiment des Gardes, avec la compagnie de ses Gardes. La place est une de meilleures de de Bretagne \

29* M. de Luynes trouve bon que M. Déageant se retire en Dauphiné, et le luy fait dire par M. de Brantes \ M. de Montbason et M. de Bérule arrivent d'Angoulesme*

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