‹ Journal inédit, 1614-1620, publ. et annotéChapitre 90 sur 95 · Le Roy va à Amboise, et revient le lundy 12. Aoust m · texte numérisé non relu

Le Roy va à Amboise, et revient le lundy 12. Aoust m

9. Madame .estant preste à partir pour aller à Angoulesme dire à Dieu à la Reyne-mère, est contremandée, à cause qu'on s'assuroit que la Reyne viendroit. ^

M. de Montbason part d' Amboise pour aller à Angoulesme où il arrive le lendemain 10, porte à la Reyne-mère le contentement qu'elle désiroit, pour les Capitaines des Gardes, qui depuis ont esté remis dans leurs charges. On dit que le Roy les voyant venir, au moins Dubourdet et Loustelnau, dit qu'il les haïssoit plus que la mort ; et que si ce n'eust esté pour l'amour de la Reyne sa mère, il ne leur eust jamais pardonné \

13. Le Capitaine des Gardes de M. de Vendosme, nommé.... a, apporte nouvelle au Roy de la prise de Concarneau. Les vieux Régiments n'y estoyent pas encore arrivez; M. de Veridosme estoit devant, avec sa compagnie des Gardes et. . . compagnie tirée de celle du Régiment des Gardes, commandée par...*. On tira de part et d'autre; mais Lezomis ayant peur, s'enfuit dans un Esquif; un de ses frères estant demeuré, il s'émeut dispute entre luy et un Lieutenant nommé.../ à qui commande-

1 Voy. Pontchartrain, p. 288 et 289.

1 Ce capitaine des gardes de M. de Vendôme était le sieur de la Courbe Hiré.

3 Les troupes tirées des régiments des gardes étaient commandées par la Besne, capitaine des gardes du Roi.

* Le lieutenant du sieur de Lezonnet dans Concarneau était, suivant le récit du Mercure^ le sieur Querchesne.

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AoiMt ni». roit Le Lieutenant se trouva le plus fort et chassa le frère qui s'en alla aussi dans un esquif ; un jour ou deux après, la garnison demanda à parlementer ; et ce Lieutenant ayant seû qu'il n'y avoit point de par* J don pour luy à cause qu'il commandoit sans avoir i charge quelconque dans la Place, pour laquelle il fust tpûj ours employé dans l'Estat du Roy, dit, qu'au bout de six mois, il ne seroit pas encore prest à se : rendre. Sur cela, le Capitaine des Gardes de M* de Vendosme m'a dit, qu'il commanda aux soldats de I ladite garnison de le prendre, les assurant qu'on leur !, donneroit à tous la vie ; ce qu'ils firent, et l'ame- .■? nèrent au bout du pont Aussitost M. de Vendosme >a le fit pendre, et les soldats, au nombre de trente-six :re seulement, sortirent, sans qu'on leur fist mal. L'Eves- ^ que de Cornoûaille, frère de Lezomis, alloit pour ^ tâcher d'accommoder l'affaire; mais il arriva trop ^ tard. M. de Vendosme entra dans la Place, qui est ,,.) des quatre meilleures de Bretagne* et en revint le ^ vendredy, 30 \ . j

15. Il arrive nouvelle au Roy, qu'assurément ^ la Reynô sa .mère viendroit le trouver.

17* Le Roy et la Reyîie régnante vont à Amboise.et en reviennent le mécredy 21. — Le Roy y arrivant, on luy apporte nouvelle que M. de Chambret estoit mort en sa maison.

* Vê$. fantchartrato, p. 288. Suivant le récit de t>ontchartrain, le gouverneur de Concarneau était le sieur de Lizonnet (de Lexdnnet, suivant le Merc, /V.)« Fty- »u^ Merci /K, p. 291 et suiv., le rapport très-détaillé de la prise de Concarneau par les capitaines 1a Besne et

:ïes

18. M. de Villiers St-Genest arrive à Ainboise, awhx t«t. de la part de la Reyne-mère du Roy* Le vray sujet de son joyage estait, pour obtenir le chapeau pour H. de Thoulouze, en la promotion que l'on dit que le Pape va faire ; et pour tirer promesse de M. de Luynes et du Père Arnoux, sur le sujet du retour de la Reyne.

21. Le Mayne f revient d' Angoulesme, où il avoit esté envoyé quelques jours auparavant. Il rapporte que la Reyne partiroit le lundy 26.

M. de Rrantes part pour aller trouver la Reyneraère à Angoulesme de la part du Roy, et luy porter assurance du service de M. de Luynes. Il fut très^bien receu d'elle, et la disposa à partir le mardy, encore que depuis le retour du Mayne, on crut qu'elle ne partiroit que le mécredy, et qu'eHe eust résolu de ne partir que le jeudy. M. de Brantes revient le /Hardy 27, à midy, à Tours; et le jour mesme, alla trouver le Roy au Lude'\

24. Le fils aisné de M. de St-Luc \ âgé de quinze ans, fait le serment de Broûçge, en survivance. Ce mesme jour fut résolu par le Roy, dans, son

la Courbe, dans laquelle affaire le lieutenant de la place, le sieur

Çuerchesne, fit une résistance héroïque.

1 Le Mayne, souvent cité dans le Journal d'Andilly, était gentilfomîne ordinaire de la chambre du Roi et conseiller d'État.

1 Voy. Merc. fr , p. 300.

* Le fils aîné de M. de Saint-Luc était Louis d'Espinay, abbé de Chartrices, en Champagne, nommé à l'archevêché de Bordeaux, mort ea 16&JU Son second fils était François d'Ëspinay, marquis de Saint- Luc, lieutenant général en Guyenne, gouverneur de Pôrigord, mort en 1670. {voym P. Anselme, t. vu, p. 476.)

ftftfc JOURNAL INJSDIT

Au«t ieit. Conseil, de faire MM. de Praslin et de St-Géran, Maréchaux de France.

25. M. de Praslin * fait te serment de Maréchal de France, et le Roy dépesche à M. de St-Géran, afin qu'il vienne recevoir pareil honneur. M. de St-Géran avoit eu le Brevet le premier.

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