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seil suyijiil sij^iKîcs de sept |)(M-soniics, sçgvoir : de luy, de M. de Sully, Monsieur le Chancelier, Monsieur U) Coiitrosleur-général des linunces, du Kaj)porteur et des deux plus anciens du Conseil.
On dit c[u'on lui répondit que, pour M. de Sully et la signature des arrests, c'estoit chose qui ne se pouvoit faire ; (jue, quant au Conseil de dix heures, il y auroit toujours le rang que sa qualité méritoit'.
15. Les lestres - patentes du Roy pour tirer 1,200,000 livres de la Bastille ayant esté refusées cinq fois par la chambre des Comptes, on donne arrest au Conseil le 14, qni estoit le jour précédent, signé du Roy, de la Reyne, Monsieur le Chancelier et MM. Jeannin, Maupcou-, Arnaud et DoUé, portant que la dite somme seroit tirée; et le dit jour 15, Leurs Majestez, assistées de tous les Grans de la Cour, furent faire tirer la dite somme.
17. M. de Villeroy retourné. Monsieur le Prince l'avoit quitté et s'en estoit allé à Muret, terre qui est à luy, pour conférer avec MM. de Buillon, de Longueville, du Mayne et comte de Saint-Paul.
M. de Prouville, gentilhomme de bonne maison de Picardie, qui avoit très-bien servy, avoit une jambe de bois, sept en fans, une pension et estoit sergent-major d'Amiens, est poignardé par un soldat itaHen de la citadelle nommé Alfonce Marianna,
' roy. Mcrc. fr., t. iv, p. 116.
2 Gilles do Maui)eou, né en 1551, conseiller d'Etat, intendant et contrôleur général des finances sous Heuri IV et Louis XIII, mort en 1661.
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en passant siii' \r poiil (|iii est tînir,. |;i m"||,. ,.( Tes- juiiiet leis plaiiailc (le la ciladcllc, d'où il rineiiuit. Il y alloit soiivciil donner le mot. Airoiice se sauve dans la citadelle; la ville s'émeut pour l'avoir. M\l.de\JaijAiieux' et d'Ilotquincourr', venus depuis peu de l'a ris, promettent de le rendre et cependant le mettent en prison les fers aux pieds, liautedeclos, qui connnaiide dans la citadelle, prend vingt mousquetaires et tire Alibnce de prison, puis sort avec luy |)ar une porte qui est du costé des champs, et montent tous deux à clieval et prennent le chemin de Flandre. Incontinent après l'assassinat, ceux de la ville ayant pris les armes pour investir la citadelle par dehors, on dit que M. de Maigneux leur promit qu'on leur rendroit Alfonce, et que, sur cela, ils se retirèrent ^
M. le maréchal d'Ancre a depuis mis Hautedeclos pour commander dans (Juillebœuf, au commencement de l'année 1G17.
'21. A quatre heures du matin, M. de Villeroy (assisté de M. de ^euboul•g) repart, va coucher à Villcrs-Gotterets, pour de là aller le lendemain matin à Noyon, où s'assemblent les Princes.
1 Charles des Essais, seigneur de Meigneux, gouverneur de Monfreuil, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, lieutenant de la compagnie des gendarmes de la reine Marie de Medicis, puis du maréchal d'Ancre, mort en 1617.
- Georges de Monchi, seigneur d'Hocquincourt, gouverneur de Péronne, père du maréchal d'Hocquincourt.
■■' f'oy. cette affaire, Richelieu, p. 256 ; Fonlenay-Mareuij, p. 287 l/n-f. /■/•., t. IV, p. ]'|8.
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^Hk m. (Io l*()iit(Ii;iilr;iiii ' v;i porter nno leilnî du Roy à Monsieur le Prince, j)ar laquelle Sa Majesté lui commande d'estre samedy h l^aris pour partir avec elle; et, h faute d'olx'ii', dil à M. de Villeroy que le Roy lui avoit commandé de s'en revenir, après avoir sommé le Prince. Sur cela, le traitté se rompt entiôi'ement.
28. M. de Pontchartrain revient avec la réponse de Monsieur le Prince, par hujuelle il nomme les six personnes dont il se pleint, et demande qu'ils soyent mis hors des a flaires. La datte est de Coucy-.
La Re.yne s'estoit trouvée tort mal la nuit du 27 d'un grand flux de ventre, qui la mena vingt-cinq ou trente fois avec du sang. On en attribue la cause à une colère ({u'elle avoit eue le jour précédent.
Treize compagnies des gardes, prestes à partir, furent arrestées sur ce sujet.
On tient que M. de Pontchartrain fut envoyé si soudainement, afin que l'on rompist plus tost sur le sujet du voyage que sur la nomination des six personnes dont on se pleint.
On a dit depuis que ce fut MM. de Guise et d'Es-
1 Paul Phélypeaux, seigneur de Pontchartrain, né en 1569, secrétaire des commandements de Marie de Medicis, secrétaire d'Etat en 1610, mort en 1621. Les précieux Mémoires de cet homme d'Etat ont été publiés dans les collections Petitot et Michaud.
2 ;'o;/., dans les Mém. de Math. Mole, la lettre du Roi au prince de Condé et la réponse de celui-ci, ainsi que la longue lettre écrite par le Roi au Parlement, au sujet des démarches infructueuses faites auprès de Monsieur le Prince, pour l'inviter à accompagner la Cour au voyage de Cuyenne (p. 62 et suiv.). f'oy. les mêmes pièces, Merc. fr., t. IV, p. 13'J-l/i8.
i)\\ it\ vu II) d'wdi i.i.v. 93
ponioii (|iii, i r;ii^iiaiil(|U(' la iii'f^ocialion s'acconiino- (la>l à l.iirpivjiulice, firent, avec le Coiiiniaiidenr (de Sillcry)' cl M. de liulioii, rt'st)iidre la Revue à envoyer M. (Il' l'ontchartrain sans (|ue Moiisicui' le Mar(''elial ni M. Dollé le sceussent.
Comme on eut leu la lestre de Monsieiii'le Prince, sur ee (|U(> (|ti('l(Hi"uii dcniandoit ce (fiTil i'aloit répondre, on dit que M. le maréchal d'Ancre dit que c'estoit à ceux (|ui avoyent donné le conseil d'envoyer M. de Pontchartrain de dire ce qu'il faloit taire.
On dit que sur ce que Monsieur le Maréchal dit devant "M. d'Espernon, que c'estoit un conseil violent que l'on avoit donné à la Reyne, M. d'Espernon répondit : Monsieur, le conseil est très-bon et je suis jM'i'st de le maintenir à la pointe de mon épée; que sur cela, Monsieur le Maréchal répondit : Monsieur, je ne })arle pas pour vous, mais pour Monsieur le Chancelier. A quoy M. d'Espernon répondit que le conseil de Monsieur le Chancelier estoit très-bon.
Ce fut M. de Longueville qui voulut que l'on nommast le Maréchal et la Maréchale, et M. de Buillon qui voulut que l'on nommast M. Dollé.