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closlurc des Estais, lequel M. de Luyiies assigna .lu Vendredy suivant.
1 9. Le dimanche , M. de Luynes retourne à Gaillon.
Durant que le Roy fut à Gaillon, outre M. Déagent, le Président Jeannin cstoit seul du Conseil aul)rès de Sa Majesté, et, jusques au jeudy 16, que M. de la Ville aux Clercs vint, il n'y avoit ni secrétaire d' Estât, ni secrétaire du cabinet. M. Deagent disoit que, comme secrétaire du Roy, il eust pu signer.
23. Le Roy va coucher de Gaillon au Pont-der Arche, et le lendemain, à Rouen, sans cérémonie quelconque. Sur quuy il avoit fait auparavant, à Mante, une fort bonne réponce, sur ce que les Eschevins de Rouen le supplioyent de trouver bon que Ton luy présentast un poisle (à cause que cela leur apporte quelque avantage), il dit: Puisque je ne veux point d'entrée, il ne faut point de Poisle. Je seroys donc obligé de leur refuser, qui seroit leur faire affront, et j'en serois marry.
La coustume est que lorsque les Roy s entrent en l'église Notre-Dame de Rouen, ils jurent sur l'Évangile de conserver les Privilèges du pais; ce que le Roy n'eust pas voulu faire, d'autant qu'il fuit extrêmement à s'obliger par serment. Sur quoy M. l'Archevesque de Rouen ayant assemblé son chapitre, il leur fit trouver bon, avec dextérité, que l'on se contenteroit de la parole du Roy, sans le presser de jurer; et en usa de cette sorte; dont Sa Majesté fut bien aise.