‹ Journal inédit, 1614-1620. Publié et annotéChapitre 92 sur 98 · Le Roy va à Amboise, et en revient le vcndredy · texte numérisé non relu

Le Roy va à Amboise, et en revient le vcndredy

* f'oy. Fontenay-Marcuil, p. lihh; Richelieu, p. 555. Richelieu, après avoir raconté les circonstances du duel dans lequel périt son frère, termine par ces mots : « Je ne saurois représenter l'état auquel nie » mit cet accident et l'cxtrùme affliction que j'en reçus, qui fut telle » qu'elle surpassa la portée de ma plume, et que des lors j'eusse quitté n la partie, si je n'eusse autant considéré les intérêts de la Reine » que les miens m'étoient indifférents. »

2 Richelieu, dans ses Mémoires, p. 5!n et suiv., fait un véritable réquisitoire contre Russelay, dans lequel il signale la mauvaise influcm e de ce personnage auprès de la Reine-nièrc et donne la plus triste idée de son caractère.

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"iii'^'" if"' 17. La Rcync-incrc ne se disposant point d'aller

à Angers, à cause des défiances qu'on luy avoit mises en l'esprit, M. le Président Jeannin part, pour aller à Angoulesme, afin d'essayer à ester ces ombrages, et faire que M. de Montbason rapporta st au Roy tout contentement. Il revint le 2^ aoust. — On croit que M. cfEpernon luy avoit mis ces craintes en l'esprit, et l'avoit portée à dire ce qu'elle avoit mandé (qui est, qu'elle ne pouvoit venir à Angers, jusqu'à ce que le Roy fust retourné à Paris) ; à cause de l'appréhension qu'il avoit, que la Reyne l'ayant quitté, le Roy, qui estoit si proche, tournnst teste, droit à luy. La Reync-mère ayant mandé ce que dessus, M. le Prince de Piémont luy dépescha , et luy écrivit, se plaignant que contre la parole que...

18. M. de Montbason part d'Amboise, et arrive à Angoulesme le dimanche 21. (Le Président Jeannin arriva le mardy 23.) Il portoit, entr' autres choses, une lettre, par laquelle le Roy prioit la Reynemère, de venir à la Cour '.

23. MM. le commandeur de la Porte, de Chanteloube, et de Lielamour arrivent, pour prester le serment d'Angers, de Chinon, et du Pont de Ce.

Le Roy ne veut point ouïr parler de remettre en leurs charges les sieurs du Rourclet et de Frumigères, Capitaines au Régiment des Gardes, ni la Hillière, sergent-major. Et on allègue contre M. d'E-

1 l'oy. Pontchartrain, p. 288. On trouve dans le Merr. fr., p. 299, la lettre du Koi portée à la Reinc-nière par le duc de Montbazon ; elle est datée d'Amboise lu 17 juillet.

d'arnaum) d'amui.lv. /i.'M)

pernon, ce qu'il alléguo conliv. M. Jieraut, Capitaine, (coiiiiiie je croy), au Régiment de Navarre '.

environ ce jour. M. de Vendosme part pour aller à Concarneau. Lezomis, Gouverneur, y avoil cy- devant trailtc avec le Roy, pour seize cens écus, pour iM. de Luynes. 11 désavoue le traitté. On baille à M. de Vendosme les vieux régimcns composez chacun de dix compagnies de cinquante hommes

chacune {vide svprà) ; ei compagnies tirées de

celles du régiment des Gardes, avec la compagnie de ses Gardes. La place est une de meilleures de de Bretagne '-.

29. M. de Luynes trouve bon que M. Déageant se retire en Dauphiné, et le luy fait dire par M. do Brantes''. M. de Montbason et M. de Bérule arrivent d'Angoulcsme.

oO. Le Roy va à Tilly, et revient le 2 aoust.

* Ces capitaines avaient porté les armes contre le service du Roi pour la Reine-mère.

2 Foij. Merc. fr., p. 291.

3 On trouve dans les Mémoires d'Arnauld d'Andilly des détails sur la disgrâce de Déageant. M. de Lujmes chargea Arnauld d'Andilly d'annoncer cette disgrâce à Déageant ; ce qu'il fit après avoir obtenu pour cet homme d'État la conservation de sa pension de 15,000 livres, « Il parut bien que M. Déageant n'avoit guère songé durant sa faveur » à faire des amis; car je ne crois pas que jamais homme se soit ». vu plus abandonné dans sa disgrâce, et je ne me souviens point » qu'excepté moi il se soit vu assisté de qui que ce fût ; son abatte- » ment fut extrême lorsque je lui portai cette nouvelle ; et il se retira » ensuite en Dauphiné, d'où il étoit originaire, pour y exercer la charge » de premier président en la chambre des comptes de Grenoble, dont » il avoit été pourvu durant sa faveur et qu'il a gardée jusqu'àsa mort. » (Mém. d'Arnauld d'.Vndiily, p. 389}.

llkO J 01] UN AL im;i)it

Jcudy 1 . M. de Cadenet revient de Paris, où Ton hiy avoit, adjugé à quatr(3-vingt mil livres, la Comté de Maillé, dont il prend le nom. Brouillcrie avec le Roy, sur le logement des Suisses, sur les Paroisses de Maillé.

[l. M. de Longucville arrive à la Cour.

6. M. de Longueville et M. de Luynes font le serment de Normandie et Picardie. Les conditions

des échanges sont, que M. de Longueville baile

Picardie et Ilam, et on luy baille Normandie et 250 mil livres pour récompenser Dieppe, qu'il a acheté de M. de Vilars-IIoudan. Plus, il se fait promettre que l'on sortira les Corses de Quillebeuf '.

M. de Bérule part de Tours pour retourner à Angoulcsme.

M. de Montbason fait le serment de Gouverneur de risle de France, et M. de Cadenet de Lieutenant Général en Normandie. Les conditions sont, que M. de Montbason baille sa lieutenance de Picardie et Amiens; et M. de Luynes luy baille l'Isle-de- France, Soissons, Noyon, Chauny et Coucy. Brevet de réserve du Gouvernement de Paris. Et de plus on dit que par articles secrets, il luy remet 200 mil livres qu'il luy devoit encore de son mariage, et outre cela, luy fait encore bailler 50 mil livres pour les armes d'Amiens-,

^ fou. Pontchartrain, p. 288.

2 yoy. rontenay-Marcuil, p. /i51 ; Pontchartrain, p. 288; Brieiine, p. 336 ; Rohan, p. 1j9; Ulcrc. fr.^ p. 340.

u'AKiNAUi-n d'anoilly. /iVl

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