‹ Journal inédit, 1718-1784 (volume 2)Chapitre 12 sur 35 · DU 31 MAI 1777 AU 21 MARS · texte numérisé non relu

DU 31 MAI 1777 AU 21 MARS

Projets de réformes du comte de Saint-Germain. — Succès de ma carte de l'hémisphère antarctique. — Je quitte Paris le 7 juin, et y rentre le 19 décembre 1777. — Visite au prince de Montbarrey, le nouveau ministre de la Guerre, et travail avec lui. — Ses réformes militaires et notamment à l'égard de la croix de Saint-Louis. — Cérémonie de 1 Ordre.— Conversations politiques avec les Ministres. — Mort de l'Electeur de Ravière. — Dîner chez M. de Vergennes, auquel je présente un important mémoire intitulé Les Limites de la France. — Retour de Voltaire à Paris. — Représentation, de sa tragédie à' Irène. — Sa mort. — Le chevalier d'Eon : son histoire, ses rapports avec mon fils et avec moi; raisons qui me portent à croire à la fémininité de son sexe. — Dîner chez M. de Montbarrey. — Il m'apprend qu'il a rédigé, en une nuit, son ordonnance sur la milice. — Travail avec mon fils, sur les finances. — Nouvelles maritimes. — Conversations avec MM. de Sartines et de Montbarrey. — Je donne un bal chez moi, et danse quatre contredanses, malgré mes soixante ans. — Le comte d'Artois insulte, au bal de l'Opéra, la duchesse de Bourbon. — Tentative de conciliation du Roi. — Duel du comte d'Artois avec le duc de Bourbon. — Intérêt que les Parisiens prennent à cette rencontre. — Ils applaudissent, au théâtre, les adversaires réconciliés. — Déclai'ation du traité de commerce conclu par la France avec les (( Insurgents ».

— L'Angleterie y répond en rappelant son ambassadeur de Paris.

— Ma conversation, à ce sujet, avec le colonel Blaquiere, ancien secrétaire d'ambassade anglais. — Démolition de mon logement, au château de Versailles. — Je me promène avec M. de Sartines, auquel je remets un mémoire sur les débuts de la guerre. — Présentation au Roi de Franklin, et de ses amis. — Succès de mon complimenta

Franklin, dans l'Œil-de-Bœuf. — Je dîne avec eux chez M. de Vergennes auquel je soumets, ainsi qu'à M. de Montbarrey, mon plan de campagne : je m'aperçois, avec tristesse, que la partie a été mal liée avec l'Espagne 46

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