‹ Journal inédit, 1718-1784 (volume 2)Chapitre 14 sur 35 · DU 21 FKVRIER 1779 AU 16 MARS · texte numérisé non relu

DU 21 FKVRIER 1779 AU 16 MARS

Débarquement, à Brest, d'un secrétaire du comte d'Estaing, apportant la nouvelle de sa défaite. — Indignation de la Cour. — Traité de la

France avec les « insurgents )>. — Préliminaires de la paix de Teschen. — J'engage Franklin à faire donner, aux corsaires américains, l'ordre de respecter les navires du capitaine Cook. — Dîner et conversation politique avec Franklin. — Visite à M. Janssen. — Je tombe et reste malade un mois. — Après ma guérison, je vais àivry, où j'établis, au milieu de ma vigne, un banc en belle vue. — Je dîne, chez M. de Sartines, en compagnie de M. d'Orvilliers avec lequel j'ai une intéressante conversation sur le combat d'Ouessant. — Nouvelles d'Amérique ; prise de navires marchands français. — Le ministère n'abandonne pas ses plans de descente en Angleterre. — Je lis, pour la première fois, le Journal de ma vie ; impression qu'il me laisse. — Marly. — Dîner chez M. de Montbarrey, à l'Arsenal. — Tentative du prince de Nassau-Siegen contre l'île de Jersey. — Souper, chez M. de Lugeac, avec le marquis de La Fayette. — Observations astronomiques. — Je décide le ministère à faire réparer la tour de Groy, dans le Boulonnais. — Efforts réalisés par la Marine : soixante-deux vaisseaux et cinquante-trois frégates à la mer. — Illusions de M. de Sartines sur Faide à attendre des Espagnols. — Il m'invite, ainsi que ses collègues, à inquiéter les Anglais sur les côtes soumises à mon commandement. — Un centenaire. — Je quitte Paris le 4 juin ; le 21, à Boulogne, je reçois la visite de l'espion Parades, qui m'expose son plan d'opérations : il est identique au mien. — Je rentre à Paris le 14 janvier 1780. — Les Espagnols s'attardent au siège de Gibraltar. — Malgré les événements, on continue à mener une vie de plaisirs, à la Cour de Versailles. — Le Roi s'occupe, néanmoins, des affaires publiques ; propos qu'il me tient au sujet de la mort du capitaine Cook. — Lettre de M. Dalrymple, qui me rend compte de son dernier voyage. — Bruit d'une promotion prochaine : faveur inique dont il est question de gratifier le comte Dillou. — Je me rends à Vei-sailles pour faire respecter les droits de mon gendre et de mon fils. — Remise, par moi, aux ministres, d'un mémoire concernant la guerre.

— Le jeu à Paris. — Fêtes du Carnaval ; grands soupers, dont un chez M. de Mercy. — Je conseille à M. de Vergeanes de faire la paix.

— L'amiral Rodney à Gibraltar. — Mon fils et mon gendre promus brieadiers 102

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