Estats ouverts
0 Rejm* MABGUERfllî.
Madame. Madame Chîiestieicne.
M.duPerrow.
Ri. DE Sourd».
-M. le PRiifCE. REYWE. Monsieur.
M. DE Larochefou-
-M. le Comte. t ©
CAULT.
U- Rot.
-M. bE GUÎSE. ^
-M. DE Rheims. ^ j,„ picrts M. T)U Maine.
.. „ 0 CbAHCEtlER.
-M. DE Sully.
Comte DE Saint Paul, —mm |ni4*Miitn.
Barreau. \ ^
M. Tarchey. de Lyon, pour le Clergé.
M. de Po*T-ST-PiER!iE,p*la Noblesse
© M. Mtron , pour le Tlers^Estat.
Il se veid que les evesques et gentilshommes des-
< Pour la déclaration de sa majorité. Il venait d'accomplir sa treizième année* {Voy, le compte rendu de cette solennité, Merc, fr.^ t. m, p. 588.)
2 C'est le 27 et non le 25 qu'eut lieu l'ouverture des États. — H y ft quelques omissions dans le tableau d'Arnauld d'Andilly, notamment celle des maréchaux de France, (voy, pour les détails de cette «oleunité le Merc. fr., t. m, 2« part., p. 1 ot suiv.)
D^ARNAOLD D'ANDILLY. Il
putez se sont assis en des bancs devant les conseillers d'Estat, ce qui ne s' estait jamais pratiqué^ attendu qu'ils sont là en qualité de supplians. Mais un peu devant que le Roy vint, M. le cardinal de Sourdis\ M. d'Angers et M- Davy^ (qui alla parier à M. le cardinal du Perron') firent une rumeur pour cela, et M. le Chancelier, se fondant sur ce qu'il se pouvoit faire qu'ils fesoyent cela à dessein pour rompre l'assemblée, leur accorda de s'y mettre sans tirer à conséquence; ce que M. de Villeroy* dit depuis n'estre raisonnable et ne s'estre jamais pratiqué* Il y fut apporté remède à la conclusion des Ëstats.
Octobre teu»
Duel de deux soldats des Gardes. Celuy qui avoit tué, nommé , pris, par le bailly de Saint-Germain et mis en prison.
M. d'Espemon, prétendant avoir commandement du Roy et de la Reyne, sur ce qu'il leur avoit représenté, marche à la teste d'une compagnie de Gardes en armes (il en avoit une qui tenoit le Pont-Neuf) , va à la prison, demande le prisonnier. Sur ce que l'on diffère, enfonce une porte et puis se le fait rendre.
Novembre.
* François d'Esooubleau, cardinal de Sourdis^ archevêque de Boiv deaux en 1599, mort en 1628.
3 Jean Davy du Perron, seigneur de la Guette, conseiller au conseit privé du Boi, archevêque de Sens, frère du célèbre cardinal.
* Jacques Davy du Perron, cardinal et grand aumônier de France, né en 1556, mort en 1618«
^ Nicolafi de Neufville^ seigneur de Villeroy, né en 1542, seo'étaire d'État sous Charles IX, Henri HI, Henri IV et Louis XIII, mort en 1§17. (yoy. Topinion de Richelieu sur ce personnage» Petitet^ 2* série, t. XXI bi5», p. /|86.)
12 JOOflNAL INÉDIT
Noyembrei«u. Lc Parlement prend connoissance de l'affaire.
Lorsque le Parlement vouloit délibérer sur cette affaire, M. d'Espernon, avec 180 gentilshommes, va au Palais (avoit soldats qui gardoyent les portes), s'arreste à la boutique de la gantière ; ses gens commettent infinies insolences. •»•
24. Jour qu'on devoit ouvrir le Parlement et les chambres (M. du MesniP, et M. Perrot avoyent auparavant esté desputez vers Monsieur le premier Président, pour luy dire que Messieurs des Enquestes désiroyent se trouver en cette occasion, et que c' estoit chose que l'on ne leur pouvoit refuser). Monsieur le Prince et M. de Sully ^ s'y trouvèrent sur le sujet de l'ouverture.
M. de Praslin * vient avec, des lettres de cachet et de créance portant que le Roy mandoit à Messieurs du Parlement différer deux jours de travailler en cette affaire. On opine. Trois sortes d'avis. M. le Prince, M. Gilot, M. de Grenoble et M. Maréchal opinèrent fermement. Passé que l'on super-
* Président des enquêtes.
2 Maximilien de Béthune, duc de Sully, né en 1560, pair de France, surintendant des finances en 1597, grand maître de Tartillcrie, gouverneur du Poitou, maréchal de France en 1634, mort en 1641. Éloigné du gouvernement à la mort de son ami Henri IV, le grand duc de Sully siégeoit comme pair.
3 Charles de Choiseul, marquis de Praslin, chevalier des Ordres, conseiller d*État, lieutenant général au gouvernement de Champagne, maréchal de France en 1619, gouverneur de Saintonge, commanda aux sièges de Saint-Jean-d*Angély, de Montauban, de Montpellier en 1622, mort en 1626. ï\ s'était trouvé à cinquante-trois sièges, quarante-sept combats ou batailles, et avait reçu vingt-deux blessures. {Voy, P. Anselme, t. vu, p. 440.)
d'arnaold d'andilly. 13
sederoit les deux jours que le Roy vouloit, et que ce- Novembre leu. pendant^ on n'ouvriroit point le Parlement. M. le Prince dit à M. le premier Président (qui disoit qu'il n'y avoit point d'apparence de faire cesser la justice) , qu'il estoit question de compter les voix (qui passoyent de plus de soixante) et non de discourir.