‹ Journal inédit d'Arnauld d'AndillyChapitre 77 sur 99 · Feste de St-Loûis solennisée pour la première fois · texte numérisé non relu

Feste de St-Loûis solennisée pour la première fois

80. Arrest du Grand Conseil contre MM. de Persan, de BournonviUe, M"" du Tillet, M. Barbin, M. de la Ferté, TEvesque et le sergent Lisy ^

4 Vùy, Richelieu, p. 503.

3 On trouve dans le MirCé fr,^ p. 37i et suir., Id bref du pape Paul V pour la célébration de cette fête, le mandement du cardinal de Retz, évêque de Paris, sur le même sujet, et le récit des réjouis* sances publiques qui se firent à Paris.

3 Voy, Richelieu, p. 505 et suiy«, de curieux détails sur le procès de Ëarbin et de ses co-accusés. « Bournonville et Persan sont du » nombre, et au lieu de geôliers qu'ils etoient gardant les entres, ils » deviennent prisonniers eux-mêmes. » BournoriviUe commandait à la Bastille et M. de Persan, son frère, était chargé de la garde de M. le Prince. Ils étaient accusés d'avoir conspiré avec Barbin pour rendre le pouvoir à la Beine-mèré. Richelieu flétrit en termes énergiques et éloquents la pression que l'on exerça sur les juges et la bassesse de ceux qui se laissèrent plutôt guider par Tintérôt ou la crainte que par leur conscience. Comme criminels de lèBe*majdsté, les accusés furent condamnés % Barbin et l'Evesque au bannissement à perpétuité ; Bournonville, à avoir la tête tranchée ; î^ersan et M"* Du Tillet, à s*éloigner de la Cour et de la Prévôté et vicomte de Paris pendant cinq ans ; la Ferté, au bannissement pendant neuf ans ; et le sergent Lisy, à être pendu. La condamnation obtenue, ils furent tous graciés, hormis Barbin dont le bannissement fut Converti en prison peii>étuelle ; ce qui, dans l'espèce surtout, était une aggravation de peine. Mais c'était à ce fidèle serviteur de la Reine-mère qu'on en foulait particulièrement. Voy. Ponchartrain, p. 260. Pontchartrfdn dit à tort qu'aucun des accuiSés ne fut condamné à mort. Roban, p. i49 et suiv., donne des détails très-intéressants sur cette aflfaire, dont il était, suivant son récit, un des principaux meneurs. Il avait pour agent la Ferté, qui était un de ses gentilshommes. C'est sans doute par une erreur de co* piste qu'on voit figurer dans le récit de Rohan un certain évêque, tandis qu'il s'agit de l'Evesque, serviteur dé Barbin. Voy, aussi sur cette affaire un passage d'une lettré de Mole à Dupuy auquel il annooce ces

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Le mesme jour, le Roy accorde la grâce de M. de AourtiMs. Bournonville à ses parens.

Le lundy 3 septembre , Reraonstances du Parlement contre l'abolition; et depuis, commutation de peine, en bannissement perpétuel, et amendes.

31. Marsillac et Le Sec jugez. Sortent de la Bastille le lendemain.

Mécredy 5* Mort de M. le Cardinal du Perron *; M. le Cardinal de la Rochefoucaud fait Grand Aumosnier.

Madame la Princesse accouche de deux garçons^ morts. Le Roy en témoigna très grand déplaisir. Plusieurs personnes eurent permission de l'aller voir ^.

Ambassade du Marquis de Cœuvres à Rome, entièrement rompue. M. de Pisieux luy dit, de la part du Roy, qu'il n'iroit point. Depuis, cela fut refait. On dit que M. le Commandeur de Sillery y prétendoit, et qu'il avoit fait offrir de l'argent pour l'obtenir.

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