‹ Journal inédit d'Arnauld d'AndillyChapitre 96 sur 99 · Le Roy part d' Amboise, et va coucher à Blois · texte numérisé non relu

Le Roy part d' Amboise, et va coucher à Blois

La Reyne-mère part de Tours, pour aller à Chinon. M. de Montbason l'accompagne*.

24. Le Roy va à Vendosme, le lendemain à Chasteaudun,. et le jeudy 26 à Chartres.

25. L'assemblée de ceux de la Religion Prétendue Réformée commence à Loudun*.

1 « Au commencement dudit mois, le Roi donna à M. le comte de » Schomberg la surintendance de ses finances, du consentement de » M. le président Jeannin, en faveur duquel on donna le contrôle gén néral à M. de Castille, son gendre, et Ton donna récompense à M. de » Maupeou.» (Pontchartrain, p. 291,)

2 Voy, Pontchartrain, p. 291.

s Foy. Mercure fr,^ p. 301. Le Mercure^ p. 313 et suiv., rend compte de l'entrée solennelle à Angers, le 16 octobre, de la Reine-mere qui venait prendre possession de son nouveau gouvernement. Les plus grands honneurs lui furent rendus. ^

* Le Uerc, fr,^ p. 302 et suiv., donne, avec de grands détails sur cette assemblée, la liste de tous les députés envoyés des différentes provinces de la France par ceux de la religion prétendue réformée. La présidence fut décernée au Vidame de Chartres. « En ce commence- » ment, dit le Mercure^ ce n*étoient que compliments des grands de la » religion envers ceste assemblée : le viscomte de Turene, second fils » du mareschal de Bouillon, passant avec sa mère à Louduh, leur dit, » que son pore se porteroit tousjours au bien des Églises, et cmbrasse-

septMDbre iiif. Les Estats de Bretagne commencent* M. de Vendosme> M. de la Tremoille, M. le duc de Rete y furent.

M» Ribier y fut commissaire de la part du Roy. Le pais a accordé ft05 mil livres, payables en 1620, et 1621k Les greffes du païs> qui estoyent affermez è soixante-quatorze mil livres, l'ont esté de nouveau poiir..^ années. %. à*..

27. Mort de M. le comte de Lude. Il avoit traitté de la charge de Lieutenant de la compagnie des Gendarmes dcMonaeur, avec M. de Marillac, Sous-Lieutenant, à vingt-huit mil écus, et avoit baillé sa charge de premier Gentilhomme de la chambre de Monsieur, à M. le marquis d'Illiers', son fils aisné,

M. le colonel (d'Ornano), qui estoit alors à Paris, mis par le Roy en toutes les charges qu'avoit M» le Comte du Lude ; et par ce moyen, le traitté de M. de Marillac rompu ^ Au lieu de la charge de premier

» roît volontiers leurs délibérations. » Lorsque celui qui devait faire de Turenne un des plus grands noms de la France remplissait cette mission, il n'avait que huit ans. C'était probablement son premier acte public.

* Thimoléon de Daillon, marquis d'Illiers, puis comte du Lude, né en 1600, épousa en 1622 Marie Feydeau, fille unique d*Antoine Feydeau, seigneur de Bois-le-Vicomte , trésorier de l'Epargne. « Après » avoir été longtemps à la Cour, dit le P. Anselme, il se retira en sa ïi maison du Lude, où il mena une vie tranquille le reste de ses jours, » et y mourut. » {Foy. P. Anselme, t viit, p. 192.)

2 « La Cour étant partie ensuite de Tours pour revenir à Paris, » après le traité d'Angoulême achevé, et l'entrevue du Roi et de la » Reine à Cousiers, le Roi reçut en chemin la nouvelle de la mort de » M, le comte du Lude, gouverneur de Monsieur. Je pris ce temps * pour faire instance sur le sujet de Monsieur le Colonel, et lui écrivis, » sans dire pourquoi, de se hâter de revenir. Il partit & l'instant, et

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Gentilhomme de la chambre de Monsieur ^ et en considération des services de M. le Comte de Lude, le Roy donna vingt mil écus è la veufve^ et aux enfans, pour acquitter les dettes du defiunt, six mil écus de pension à M. le marquis d'Illiers, la charge de Lieutenant du Roy au Bas-Auvergne à M. le Comté de Pontgibaut *, et quatre mil livres de pension è M . de. . . le cadet Des quatre, le troisième est d'Eglise *.

SfptemlNV IMf .

Jeudy â* Le Roy part de Chartres, va à Epernon ; le Vendredy à Montfort, le Samedy à Mante, et se rend à Compiègne, le Jeudy 10*

Les Députez de l'assemblée viennent trouver le

Octobre.

» cependant le Roi lui donna cette chaiige. J'en dressai moi-même les » provisions, le Roi étant à Chartres, en des termes très-honorables » pour Monsieur le Colonel ; je les laissai à M. de Modène pour les » sceller, et ayant pris la poste pour m'en venir à Paris, Je rencontrai » en chemin Monsieur le Colonel, et le saluai en qualité de gouverneur » de Monsieur, dont il ne fut pas peu surpris. » (Mém. d'Amauld d'Andilly, p. 393.) Voy, aussi Fontenay-Mareuil» p. 454 ; Richelieu, p. 569 ; Pontchartrain, p. 292.

* Françoise de Schombcrg, fille de Gaspard de Schomberg, comte de Nanteuil, gentilhomme allemand, colonel des Reistres sous Charles IX, naturalisé eu 1570, gouverneur des Marches, intendant des finances, conseiller d'Etat eu 1573, comte de Nanteuil en 1578, mort en 1599. Françoise de Schomberg, née en 1577, épousa en 1597 François de Daillon, comte du Lude. Elle était sceur d'Henry de Schomberg, surin* tendant des finances et premier maréchal de ce nom.

> Roger de Daillon, comte de Pontgibaud, second fils du comte du Lude, né en 1601, tué en duel par le comte de Chalais en 1626.

3 Le troisième fils du comte du Lude était Gaspard de Daillon, né en 1603, abbé des Chastelli^rs, évêque d'Agen, puis d'Alby en 1634, commandeur de l'ordre du Saint-Esprit en 1661, mort en 1670. Le quatrième était Erasme de Daillon, comte de Briançon, né en 1605, marié en 1635 à Anne Hurault, fille d'Henry Hurault, comte de Cheverny, mort en 1637. {Voy, P. Anselme, t. viii, p. 192.)

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ortobrr i6if . Roy, Bvec dcs avant-cayers. Le Roy leur fait réponce en son Conseil , Monsieur le Prince y estant , qui fut environ le 25 ou 26, qu'il ne vouloit répondre que sur le cayer général, ainsi qu'il estoit accoustumé *. 12* Le Roy va à Mouchy, à deux lieues de Compiègne, et M. de Luynes à Amiens, où M. le Prince de Vaudemont, M. de Bassompierre , M. de Courtenvaut, M. de Blainville et M. le marquis de Mauny l'accompagnèrent. Il y demeura tout le dimanche, vint trouver le Roy le lundy ; et revint avec Sa Majesté à Compiègne.

17. Conseil tenu, où Ton prit la dernière résolution de faire sortir Monsieur le Prince ; mais en eflfet, elle estoit prise auparavant. M. deCadenet estoit demeuré à Paris pour cela.

18. Le Roy va à Chantilly, pour y attendre monsieur le Prince ^

19. M. de Luynes va trouver Monsieur le Prince au Bois de Vincennes, et coucha à Paris.

20. M. de Luynes va de bon matin au Bois de Vincennes, et estant monté en carrosse avec Monsieur le Prince et Madame la Princesse, où estoyent aussi MM. de Cadenet et de Modène , il vint trouver le Roy à Chantilly , et le vit dans un cabinet, où l'on dît qu'il se mit à genoux, et fit des protestations extrê-

* yoy, Fontenay-Mareuil, p. 450 ; Ponchartrain, p. 293 ; Merc. fr„ p. 307. L'arant^cahier de rAssemblée de Loudun fut présenté au Roi par le marquis de la Moussaye. D contenait sept principaux articles dont le Mercure donne le texte.

> Foy, Mém. de MoIé. p. 227.

mes de fidélité, et de ressentiment de l'obligation octobre leie. qu'il luy avoit *.

22. Le Roy revient à Compiègne, accompagné de Monsieur le Prince. Madame la Princesse y arriva, et vit la Reyne le mesme jour \

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