‹ Journal inédit d'Arnauld d'Andilly, 1614-1620Chapitre 2 sur 109 · PRÉFACE. III · texte numérisé non relu

PRÉFACE. III

sonnier à la Bastille, avoit faite pour sortir la Reine-mère de Blois, où elle étoit comme prisonnière. Cette affaire étant très-importante à cause des personnes de qualité qui s'y trouvoient mêlées, on choisit trois Conseillers d'État pour en instruire le procès. Ce furent M. le Président de Bailleul, M. l'Avocat et moi; et parce qu'on ne voulut pas se confier à un greffier, et qu'ainsi il falloit que ce fût l'un des Commissaires mêmes qui tint la plume, ce fut à moi à la prendre étant le plus jeune. » Un peu plus loin, d'Andilly ajoute: « Néanmoins lorsque je l'interrogcois, ce que ces Messieurs me laissoient le plus souvent faire, à cause que tenant la plume j'avois la mémoire plus fraîche des interrogatoires et des réponses, etc. » Le Journal manuscrit rapportant presque textuellement les réponses de Barbin, il était plus naturel de l'attribuer à Arnauld d'Andilly, chargé de noter ces réponses, qu'à ses deux collègues, le P. de Bailleul et l'Avocat; et ce qui fortifiait encore cette présomption , c'est que l'auteur du Journal renvoie plusieurs fois à un Mémoire particulier sur l'affaire de Barbin , mémoire qui était probablement le travail officiel de la commission, rédigé par Arnauld d'Andilly. Mais ces présomptions graves devaient se changer en cer-

Page 1