‹ Journal inédit d'Arnauld d'Andilly, 1614-1620Chapitre 6 sur 109 · PRÉF ACB. VII · texte numérisé non relu

PRÉF ACB. VII

digne d'un serviteur de Richelieu, à ce point que plus de vingt ans après les événements dont traite notre Journal, Arnauld d'Andilly, parmi les avis qu'il donnait à la Reine-mère et au Roi pour attirer les bénédictions du ciel sur la France, mettait en première ligne la destruction de ce fléau : « Comme il n'y a point de crime, dit-il, dans son Mémoire pour un Souverain, qui déshonore plus Dieu que les duels, parce que l'on y sacrifie aux démons les âmes qu'il a racheptées de son propre sang, se résoudre à ne donner jamais de grâce pour ce sujet *. » Et passant de la théorie au fait, par une lettre à la Reine, en date du 46 décembre 4645, il demandait que TÉdit rendu contre les duels quelques mois auparavant, fût appliqué au duc de Guise qui venait de tuer Coligny*. Arnauld d'Andilly avait pour cet Édit une sollicitude de père, car c'est lui qui avait été chargé de le dresser.

Si toutes les circonstances que je viens de rappeler m'ont fait reconnaître Arnauld d'Andilly comme l'auteur du Journal historique

1 V. l'Avis à la Reine et le Mémoire pour un Souverain, dans l'appendice, note F, t. 1, p. 340 de l'ouvrage de M. Varin sur les Arnauld, dont nous allons parler.

• V. Même ouvrage, t. I, p. 3o8.

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