‹ Journal inédit du duc de Croÿ, 1718-1784;Chapitre 2 sur 59 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

Mais, chose singulière, au lieu d'être classé parmi ses manuscrits, et porté sur leur catalogue, il fut (dans un but de conservation, sans doute,) intercalé dans les rangs et inscrit au catalogue des imprimés (1). C'est à cette circonstance qu'il paraît devoir l'avantage d'être resté inédit, ou à peu près (2), jusqu'à ce jour.

Ce travail est d'une importance capitale pour l'histoire des règnes de Louis XV et de Louis XVI, et l'auteur lui-même, malgré sa modestie, s'en rend compte, lorsqu'il écrit : « Mon ouvrage contiendra une suite d'histoire véridique, que Tonne trouvera peut-être pas inutile, un jour! »

Fidèle à sa coutume de faire copier ses œuvres pour en mieux assurer l'existence, M. de Croy a fait faire, de son Journal^ une transcription qui se trouve, aujourd'hui, au château de Dulmen, en Westphalie, château possédé, depuis l'année 1803, par ses descendants. Nous avons pu, grâce à l'obligeance de M. le duc de Croy, récemment décédé, qui a bien voulu nous en faire parvenir quelques volumes, les collationner avec les tomes correspondants du manuscrit original, et constater des modifications importantes dues à la plume du copiste : nous n'avons donc point eu à hésiter sur le choix du texte, et celui de la bibliothèque de l'Institut s'imposait.

Ce travail a été inexactement intitulé par l'auteur Afëmoires de ma rfe, car il ne s'agit point, ici, de Mémoires proprement dits, mais d'une mise au net de notes prises quotidiennement, ou à peu près, et qui constituent un vrai Journal. D'ailleurs, la phrase suivante, plusieurs fois répé-

lliistoire de cette Bibliothèque, donne des renseignements précieux jiour l'histoire des Dépôts littéraires.)

La liste d'envoi mentionne, non quarante et un, mais quarante -deux volumes. Le dernier était probablement la Généalogie de la Maison de Crojj, manuscrit faisant, aujourd'hui encore, partie de la collection de l'Institut.

(1) 11 porte, aujourd'hui, le n« X, 281«.

(2) Nous disons « à peu près », parce qu'avant nous, Taschereau a ]>ublié, dans sa Revue rélrospective, deux fragments de ce Journal : i" l'Attentat de Damiens ; 2» le Duel du comte d'Artois avec le duc de Bourbon.

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