‹ Journal inédit du règne de Henry iv, 1598-1602, publChapitre 39 sur 68 · Ces Ters roanquent dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Ces Ters roanquent dans le manuscrit

DE HENRT IV (4599). 99

JUILLET

Lje Jeudi premier de ce mois^ se plaida à l'audience une cause pour le duc de Hercœur. Son advocat estoit Robert 3 qui l'aiant appelé en plaidant plusieurs fois Prince> Tadyocat du Roy Servin se levant lui dit : Que la Cour ne reconnaissœt pour Princes que ceux du sang de France» A quoi Madame de Mercœur^ qui estoit là présente, re£q[)ondit : Que le Roy ne leur dénioit point ceste qualité et qu'il leur faîsoit bien cest honneur de les y nommer et tenir pour tels. A quoi led. Servin ne répliqua rien* Mais le Duc de Mercosur en aiant esté adyerti par sa femme , alla trouver l'après disnée led. Servin en sa maison, et l'appellant petit galand et petit maraud, le menassa des estrivierres sans le respect du Roy son Maistre, duquel il se disoit meilleur serviteur que kd. Dont Servin aiant le lendemain fait sa plainte à la Cour, fust décerné ajournement personnel contre le Duc de Mercœur, pour comparoistre en personne à la Cour^ le Lundi suivant. Mais le Roy en estant averti ^oqua le tout à soi, alQn qu'il n'en fust parlé davantage, cooàmm que l'injure eosl plus esté faite à Sa Majesté qifè Servin •.

Le Vendredi xvr de ce mois, nK)urust à Paris Monsieur Dinquerville, Intendant des finances.

4. Voy. P. Anselme, t. 111, p. 794, Fextraitde la harangue du premier président au Roi, et la réponse du Roi.

Sur la fin de ce mois de Juillet, mourust en samaison et Comté de Chiyemi, Messire Philippe Hurault, Chancelier de France, grand homme d'Estat, plain d'aage et de biens, au reste parfait courtisan et sage mondain, c'est à dire assés mauvais chrestien, et duquel la fin f ust semblable à la vie , parlant d'aller à la Cour quand on lui parloit d'aller en Paradis , n'aiant voulu voir à sa mort ne prestres ne médecins. Ses œuvres se trouveront chez les notaires (disoit du Haillan), comme celles de L'Hospital, son prédécesseur, se voient sur les libraires K

En sa place succéda Messire Pomponne de Belièvre \ Conseiller d'Estat et bon serviteur de Sa Majesté, laquelle à l'instant qu'on lui apporta les nouvelles de la mort de de Chivemi, dit tout aussitost : Belièvre donc est Chancelier.

Il fut pasquillé par les vers suivans que j'ay recueillis entre beaucoup d'autres *.

En ce mois fust publié en France le Jubilé pour l'année suivante 1600.

1 . Le récit de la mort du Chancelier de diivemy se trouve dans les Mémoires de Ph. de Chiveray, p. 370^ in-!, 4636, Paris. (P. L. III, 34542.) Il a été supprimé dans Fédition Michaud.

2. Seigneur de Grignon, conseiller d^État en 4570, surintendaBl des finances en 4575, président du Parlement de Paris en 1576» résigna en 4580, mort le 9 septembre 4607.

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