LA FAMILLE D'ORLÉANS AUX TUILERIES ET EN EXIL
Avec un portrait
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PARIS
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Ce second volume, extrait des papiers de Cuvillier-Fleury, porte le titre de Journal et Correspondance intimes et non plus seulement, comme le premier volume, le titre de Journal intime.
A partir de 1838, en effet, le Journal présente de nombreuses lacunes qui ont été en partie comblées par la correspondance.
Vers cette date, l'éducation du duc d'Aumale est sur le point d'être terminée, mais la vie de Cuvillier-Fleury reste étroitement liée à celle de la famille d'Orléans.
En 1840, il est à Alger, faisant fonctions de secrétaire des commandements du duc d'Orléans, qui livre bataille aux environs de Blidah et de Bouffarick, et c'est de la terre d'Afrique que Cuvillier- Fleury poursuit, par l'intermédiaire d'un correspondant d'élite, Alexandre Barbier, ses fiançailles, commencées à Paris avec Mlle Thouvenel. L'année suivante, de retour en France, il escorte jusqu'à Toulon le duc d'Aumale, qui s'embarque pour l'Al-
gérie. Ses fonctions nouvelles de secrétaire des commandements de son ancien élève le retiennent aux Tuileries pendant une partie de Tannée 1842, marquée en outre par un court voyage en Bretagne avec le duc d'Aumale et le prince de Joinville. Au mois de septembre 1843, il est au château d'Eu avec la cour, qui y reçoit la visite de la reine d'Angleterre. Il accompagne à Naples en 1844 le duc d'Aumale, qui épousait la princesse Marie-Caroline. En 1846, il assiste à Madrid à la célébration des mariages espagnols. Enfin, en 1848, un séjour en Angleterre, à Claremont, où s'est réfugié le roi Louis-Philippe avec les siens après la révolution de Février, lui permet de continuer sur la terre d'exil son observation toujours attentive et fidèle de la vie de la famille royale.
Durant ces absences successives, Cuvillier- Fleury ne tient plus son Journal, mais les lettres que, de partout, il adresse à sa femme sont le cadre nouveau et tout intime où il note, juge et commente les événements de tout ordre dont, en temps ordinaire, il fixe le souvenir sur les feuillets de ses agendas.
Ce sont ces lettres à Mme Cuvillier-Fleury qui ont été insérées à leur date dans le présent volume parmi les fragments du Journal.
Quelques lettres enfin, choisies parmi beaucoup d'autres, émanant non plus de Cuvillier-Fleury, mais à lui adressées par des membres de la famille royale, ont trouvé également leur place toute naturelle dans ce volume et ont été publiées à leur date.
De cet ensemble de documents se dégage, en traits d'une délicate précision, la figure du fin lettré, du critique perspicace, du libéral persistant, de l'ami fidèle et du grand homme de bien que fut Cuvillier- Fleury.
M. Ernest Bertin n'a pu présenter lui-même ce second tome au lecteur. Il ne restait plus, lorsque la mort est venue le surprendre, le 15 mai 1901, que les derniers feuillets à réunir et des annotations à ajouter.
Mme Victor Tiby a voulu laisser à ses deux fils, MM. Ernest et Gustave Bertin, le soin de ce dernier travail.
JOURNAL ET CORRESPONDANCE
INTIMES DE