‹ Journal intime de la Comédie françaiseChapitre 7 sur 67 · DE LA · texte numérisé non relu

DE LA

LA COMëDIE-FRANGAISE.

cialement composée pour la cérémonie par le directeur de la Comédie-Française, M. Arsène Houssaye, ode qui rappelait le voyage de Louis-Napoléon et les paroles si fréquemment répétées depuis, et empruntées à son mémo« rable discours de Bordeaux : V Empire, c*€St la paix!. . . Le rideau s'était relevé après la fin de la tragédie, et, sur la scène, tous les artistes de la Comédie portant les costumes des pièces les plus applaudies du répertoire étaient apparus groupés autour de M'** Rachel, vêtue de blanc, ayant une guirlande de chêne, comme ceinture, et s'avançant lentement sur le devant du théâtre pendant que Torchestre jouait Tair favori de là reine Hortense, Fartant pour la Syrie^ qui allait devenir le chant national du nouvel Empire. La grande tragédienne, a éloquente, inspirée, l'œil en -feu... ^ n avait récité les strophes enthousiastes d'Arsène Houssaye et la noble assistance avait tout particulièrement acclamé les deux suivantes que M''* Rachel avait aussi plus spécialement accentuées :

L'Empire c'est la paix!... la paix sera féconde. Quand Dieu veut que du Nil les flots soient assoupis. Où le Nil débordait jaillissent les épis, L'Empire a débordé pour féconder le monde!...

L^digle a repris son vol et plane sur nos champs;

Sous un ciel radieux la France enfin respire

Et rêve, en souriant, un immortel empire

Qu*un peuple enthousiaste acclame de ses chants !...

Le souvenir de cette illustre soirée nous a été conservé et transmis dans un petit volume publié sous ce titre : Soirée historique de la Comédie-Française (22 octobre i852); Représentation solennelle en présence de

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