‹ Journal (volume 2)Chapitre 102 sur 163 · Dammartin occupa Roye « à pou de contredit. » Jean de · texte numérisé non relu

Dammartin occupa Roye « à pou de contredit. » Jean de

puis, le mardi un" jour de février ^ furent faictes à Paris processions générales moult honnorables et y fut la royne, madame de Bourbon et toute leur noble compaignie, et alerent en la grant église de Noslre- Dame et de là à Nostre-Dame de Recouvrance aux Carmes^, et là fut prié pour le roy, la royne, et leur bonne prospérité, et fut dit et declairé comment lesdictes villes estoient rendues au roy^, et entre autres la ville d'Abbeville, dont il n'estoit riens ^.

Oudit temps, furent pris à Paris et contrains tous manouvriers de bras, comme maçons, charpentiers de la grant coignée, et autres plusieurs, de aler esdictes villes ainsi nouvellement reduictes au roy, dont on bailla la charge au regard desdiz pionniers à maistre Henry de la Cloche, procureur du roy au Ghastellet de

Soissons , seigneur de Poix , fils de Waleran , seigneur de Moreuil, bien que chambellan du duc de Bourgogne, rendit la ville et, qui plus est, » se tourna du party royal. » Les Français se présentèrent ensuite devant les murs de Montdidier, où commandait le Bon de Rely, chevalier. Ce capitaine envoya aussitôt demander du secours au duc de Bourgogne, ajoutant qu'il tiendrait bien sept ou huit jours. « Aquoyil respondyqu'ilz feissent le mieulx qu'ilz pourroient et qu'il n'avoit pas ses besongnes prestes pour les secourir si tost. » Ceux de Montdidier, « meismemcnt les femmes, » ne voulaient pas se rendre, mais leur ville avait été incendiée l'année précédente, et ils n'espéraient aucun secours. Us ouvrirent donc leurs portes, « et s'en retrayerent les gens d'armes devers le duc » (Wavrin, III, 60 s.).

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