‹ Journal (volume 2)Chapitre 136 sur 163 · Ressons-sur-Matz, dép. de l'Oise, arr. de Gompiègne · texte numérisé non relu

Ressons-sur-Matz, dép. de l'Oise, arr. de Gompiègne

322 JOURNAL DE JEAN DE ROYE fl475

nouvelles, ilz désemparèrent tout et s'enfouirent, comme paillars qu'ilz sont^

Oudit moys de janvier 1111= LXXlllI, advint que ung franc archer de Meudon, près Paris, estoit prisonnier es prisons de Chastellet, pour occasion de plusieurs larrecins qu'il avoit faictes en divers lieux, et mesmement en l'église dudit Meudon; et, pour lesdiz cas et comme sacrilège, fut condempné à estre pendu et estranglé au gibet de Paris, nommé Montfaucon, dont il appella en la court de Parlement, où il fu mené pour discuter de son appel. Par laquelle court et par son arrest fut ledit franc archer declalré avoir mal appelle et bien jugié par le prevost de Paris, pardevers lequel fut renvoie pour exécuter sa sentence. Et, ce mesme jour, fut remonstré au roy par les médecins et cirurgiens de ladicte ville que plusieurs et diverses personnes estoient fort traveillez et molestez de la pierre, colique, passion et maladie du costé, dont pareillement avoit esté fort molesté ledit franc archer, et que aussi desdictes maladies estoit lors fort malade monseigneur du Boschage, et qu'il seroit fort requis de veoir les lieux où lesdictes maladies sont concrées dedens les corps humains, laquelle chose ne povoit mieulx estre sceue que inciser le corps d'un homme vivant, ce qui povoit bien estre fait en la personne d'icellui franc archer, qui aussi bien estoit prest de souffrir mort. Laquelle ouverture et incision fut faicte ou corps dudit franc archer, et dedens icellui quis et regardé le lieu desdictes maladies. Et, après qu'ilz orent esté veues, fut recousu et ses entrailles remises

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