Interpolations et variantes, § XXVII
2. René, comte du Perche, fils de Jean, duc d'Alençon, et de Marie d'Armagnac, succéda au duché en 1476 et mourut en 1492. Il épousa en 1488 Marguerite de Lorraine. — Guiot d'Urie, ou mieux d'Urre en Dauphiné, seigneur de Molans et de Baumettes, écuyer d'écurie de Louis XI, l'avait accompagné en Flandres. Il épousa Jeanne d'Alauson (Moréri). — Jacques de Grèvecœur étant mort dès 1441, il doit s'agir ici de l'un de ses fils, Antoine et Philippe, qui avaient combattu à Montlhéry (Anselme, t. VII, p. 107). — Yves du Fou, chevalier, conseiller et chambellan du roi, seigneur de laRamenteresse, sénéchal de Poitou, grand veneur de France, gouverneur d'Angoumois, capitaine de 100 lances, etc., épousa Anne Mourant et mourut vers 1489 (Bibl. nat.. Pièces orig., vol. 1208, doss. Du Fou; cf. ms. fr. 20432, fol. 5). — Gaston du Lyon, chevalier, conseiller et chambellan du roi et son premier valet tranchant, seigneur de Bezaudun, etc., fut sénéchal de Saintonge (14G5), puis de Toulouse et d'Albi. — Guillaume Le Comte, écuyer, était grèneticr du grenier à sel de Paris (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 832, doss. Le Comte, et vol. 830, doss. Cornpains; cf. ms. fr. 6963, fol. 69). — Regnault de Dormans, seigneur de Nozay, Saint-Remy, etc., remplissait les fonctions de maître des requêtes ordinaires de l'hùtel et appartenait à une famille parisienne bien connue.
3. Geofrine, fille de Jean Baillet, seigneur de Sceaux, avait épousé Pierre L'Orfèvre, seigneur d'Ermenonville, et sa sœur, Geneviève, était récemment mariée à Jean Longuejoue, le jeune, seigneur d'Iverny, conseiller au parlement de Paris. — Le nom ia Duchesse, désignant ici la femme de Guillaume Le Duc, con-
Et, le mardi xxn® jour dudit moys, le roy ala pardeverslesdiz princes, à privée mesgnée, sans sa garde, jusques à la Granche aux Merciers, sauf que mons. de Berry n'y estoit point.
Et, le jeudi ensuivant [214 octobre], mons. Je duc de Bourbon vint parler au roy en la place devant Paris, pardeça le fossé de la Granche de Rully. Et estoit le roy ce jour le plus honnestement habillé qu'on l'avoit point veu devant, car il estoit vestu d'une robe de pourpre desceinte et toute fourrée d'ermines, qui lui seoit beaucop mieulx que ne faisoient les cours habis qu'il avoit portez par avants
Et, le samedi ensuivant [216 octobre], mondit seigneur de Gharrolois se départi de son ost et fîst crier par tout icellui, sur peine de la hart, que tous ceulx de
seiller au Parlement, a donné lieu à de singulières bévues de la part des divers éditeurs de la Chronique Scandaleuse ; ils ont pris ce nom de famille pour un titre et ont imprimé la duchesse de Longueil, et même de Longueville. — Marie de Marie, fille d'Arnault de Marie, président au Parlement, avait épousé Jean de Longueil, le jeune, conseiller au Parlement, seigneur de Maisons, de Rancher et de la Rivière (Pièces orig., vol. 1741, doss. Longueil). — Étiennette de Paris était la femme de Henri de Paris, marchand, bourgeois de Paris, échevin en 1461 ; elle était fille de Guillaume de Besançon, procureur au Parlement (Pièces orig., vol. 2198, doss. Paris, et vol. 321, doss. Besançon). — Perrette de Chaalon, qualifiée plus loin bourgeoise de Paris, passe à tort ou à raison pour avoir joui de la faveur de Louis XI. Enfin, Jeanne Le Viste avait épousé Thibaud Baillet, chevalier, conseiller puis président au parlement de Paris (Pièces orig., vol. 168, doss. Baillet).
1. Interpolations et variantes, § XXVIII. — Louis XI portait habituellement un pourpoint fort court, des chausses et des bottines (voy. la représentation qui servit de modèle pour son tombeau à Cléry, dans l'éd. de Commynes de M"« Dupont, III, 340). — La grange de Reuilly était située à l'est de Paris, en dehors de l'enceinte.
son armée et compaignie feussent incontinent prestz pour l'aler servir à l'encontre des Liegois, qui gastoient et mettoient à feu et à l'espée tout ce qu'ilz trouvoient es pays dudit seigneur de Gharrolois^.
Et, les dimenche, lundi et mardi ensuivants [27-219 octobre], monseigneur de Berry, qui estoit logié à Saint- Mor des Fossez, fut ung peu malade d'une fièvre qui le tint durant lesdiz trois jours, et puis fut guery. Et, pareillement que devant, le roy fist faire, ledit jour de lundi, les feux et le guet parmy ladicte ville et tendre les chaynes de toutes les rues foraines.
Et, le mercredi ensuivant, xxx® et penultime jour d'octobre, oudit an, furent leues et publiées les lettres de la paix ou trêve faicte entre le roy et lesdiz princes en la court de Parlement, où ilec elle fut enregistrée^. Et, ce mesme jour, le roy parti de Paris pour aler au bois de Vincennes pardevers lesdiz princes, et là mon-
1. La nouvelle de la défaite du comte de Gharolais, semée à Liège par les agents de Louis XI, après Montlhéry, avait mis les armes aux mains des gens de Liège et de Dinant, dont les meneurs étaient soudoyés par l'or français. Avant de quitter Conflans, Gharolais expédia de tous côtés des lettres par lesquelles il enjoignit aux vassaux du duc de Bourgogne d'être en armes le 15 novembre à Mézières (Ardennes), pour entrer au pays de Liège (Du Glercq, IV, 239).
2. Interpolations et variantes, § XXIX. — Les articles de l'accord passé entre Louis XI d'une part et le duc de Berry et ses adhérents de l'autre, Gharolais excepté, sont reproduits par Lenglet(II, 512 et suiv.), sous forme de patentes portant approbation desdits articles, avec la date de Paris, 27 octobre 1465. Outre certaines clauses générales et l'institution des trente-six réformateurs du Bien-Public, sont ratifiées diverses dispositions en faveur des comtes de Dunois, du Maine et de Dammartin. C'est cet ensemble d'articles que les princes approuvèrent à leur tour à la date du 29 octobre, à Saint-Maur-des-Fossés.
dit seigneur de Berry lui fîst hommage de la duchié de Normendie, qui baillée lui avoit esté pour sondit appanage*. Et, cedit jour, fut ladicte ville de Paris fort gardée; et fîst on armer tous les archers et les arbalestriers d'icelle et autres, pour garder les portes de ladicte ville, jusques à ce que le roy feust retourné en icelle de devers lesdiz princes où il s'en estoit ainsi simplement aie. Et délibéra le roy, ce mesme jour, de coucher la nuit audit lieu du boys, et envoya quérir son lit à Paris ^. Mais le prevost des marchans et eschevins de ladicte ville lui envolèrent message exprès lui humblement prier et requérir qu'il n'y couchast point pour moult de causes, ce qu'il leur accorda, et s'en retourna au giste audit lieu de Paris ^.
Et, le jeudi ensuivant [31 octobre], monseigneur
1. Les lettres d'hommage, datées de Vincennes, le 30 octobre 1465, sont imprimées dans Lenglet, II, 532,