Voyez ci-dessus, tome 1, p. 64 à
2. La Tour et l'ancien château de Montlhéry, extrait de l'Histoire de Montlhéry, par V.-A. Malte-Brun, 1885, in-12.
supporte le château. C'est de ce côté qu'ouvrait la porte de la première enceinte.
A' Le fossé qui longe la muraille du bourg et charrie à travers la plaine les immondices provenant des maisons et des ruelles de Montlhéry, qu'il déverse dans une mare sise à l'est dans la direction de Longpont et de Lormoy.
5° La vieille église de Longpont, antérieure au xv* siècle.
6° Une croix qui est peut-être l'ancienne « croix à la Beurrée, » située dans la plaine entre Longpont et la route nationale de Paris à Orléans.
7° Une éminence qui se dresse dans l'alignement du village de Longpont à la même route et qui a été peut-être jadis « le Boulouer. »
8° Enfin, à l'ouest et près de la route nationale, une colline qui fut occupée par Taile droite de l'armée bourguignonne.
La route nationale elle-même, avant d'arriver à Montlhéry, franchit une croupe. C'est le « faîte du pays. » Il y a là une borne qui donne les indications de distances suivantes : « Paris, 24 kilomètres; Arpajon (autrefois Châtres), 6 kilom. 500; Longjumeau, 5 kilom.; Montlhéry, \ kilom. 250. »
Le H juillet, Louis XI s^arrêtait «au gîte » àÉtampes, ayant franchi « que de jour que de nuit, » presque sans débrider, les soixante et quelques kilomètres qui séparent Orléans d'Étampes* . L'intention du roi était de continuer sa course vers Paris, qu'il espérait atteindre au plus tard le surlendemain, à temps pour étouffer dans l'œuf les symptômes de désaffection qui se manifestaient dans les hautes classes de la bourgeoisie parisienne. C'est près d'Étarapes, le lundi i 5 j uillet au matin , que la nouvelle lui parvint que l'armée du comte de Charolais avait passé la Seine à Saint-Gloud et se portait à la rencontre des Bretons, qui, longtemps retardés, avaient quitté Vendôme Tavant-veille^. Louis XI avait toute chance dès lors de trouver les Bourguignons entre Étampes et Paris et, en prévision d'une rencontre, il se hâta d'expédier des courriers au maréchal Rouault, qui
1. Journal de Maupoint, éd. Fagniez, p. 56 et suiv. Gf, Du Clercq, IV, p. 164 et suiv.