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Ferreuse, auj. dép. de l'Yonne, arr. d'Auxerre

2. Probablement Saint-Maurice-sur-Aveyron, cant. de Ghâtillon-sur-Loing (Loiret) ; cf. plus loin, p. 205. Cependant l'auteur de VHist. de la maison de Chabannes (t. II, p. 99) pense qu'il s'agit ici de S.-Maurice-Thizouaille (Yonne, cant. d'Aillant), et cette opi-

chastel et trouva ledit conte, qui lui demanda dont il venoit ; lequel Vojau hxy dist qu'il venoit de quérir les clefz de la ville et qu'il avoit sceu de bonnes nouvelles, qui estoient tellez que, si ledit conte faisoit diligence, il recouvreroit Saint- Morice, pour ce que audit lieu n'y avoit que ung nommé le Carme et le prieur de Plumarché, « et n'avés que à prandre Geuffroy Gueur, le mettre sus une mulle et le mener. » Ce qu'il pleut audit conte ; et ordonna à icelluy Voyau soy lever dès deux heures après mynuyt, et aussi ordonna audit Jehan de Harmes qu'il allast parler à luy, ce qu'il fist; et luy ordonna qu'il allast dire audit Guynot qu'il ne fust endormy et qu'il fust prest à deux heures après mynuyt avec son prisonnier. Lequel Guynot, en obtempérant audit conte, fust prest, ensemble sondit prisonnier, à ladite heure, et aussi la mulle et chevaulx. Et montèrent à cheval et s'en allèrent audit Saint -Morise. Et, du lieu de Fontaine, ledit conte envoya Jehan de Harmes devant jusquez à Saint-Morise et luy dist qu'il chevauchast fort, car ceulx dudit lieu congnoistroient son cheval ; parquoy incontinant sans difficulté le mettroient dedans pour l'amitié qu'ilz [lui] portoient à cause qu'il les avoit tousjours bien traictés : ce que fist ledit Voyau ; et, luy estant près dudit Saint-Morise, son cheval commença fort à cryer, parquoy le guet qui estoit sus le portail de la basse court vit icelluy Voyau et le congneut, et tantost descendit en bas et ouvrit la porte, en disant par eulx que ledit conte venoit après.

Lesquelles portes [ouvertes] , il entra dedans laditte basse court, où il ne trouva à qui parler, et s'en alla à la porte du chasteau, laquelle il vit ouverte, et estoit à chascun des costés ledit Carme et le prieur de Plaumarché. Lequel Carme ledit Voyau print par les cheveulz et le tint jusque ad ce que ledit conte et ses gens fussent venuz dedans ledit chasteau, ouquel lieu ledit conte fit bonne chère toute la journée.

Et, le landemain, ledit conte de Dampmartin s'en retourna

nion tire une certaine vraisemblance de la mention faite ci-après de Fontaine, sans doute Fontaines, auj. Yonne, cant. de S.-Fargeau.

à Saint-Fergeau et laissa ledit prisonnier en garde audit bastard Vigier, ensemble la place dudit Saint-Morise. Et dudit Saint-Fergeau ledit conte s'en alla à Moulins en Bourbonnoys ; et, luy estant audit lieu, manda audit Guynot, bastard et Voyau, qu'il luy menassent ledit prisonnier jusquez oultre la rivière de Loyre, ce qu'ilz firent, et passèrent entre Gosne et la rivière de Loyre. Et, ainsi qu'ilz passoient, avoit à Gosne des francs archiers qui saillirent sur eulx, et ledit Voyau, Jehan de Harmes et autres chargèrent sus lesditz francs archiers et passèrent par dessus la rivière, etenmenoirent(5/c) ledit Geuffroy Cueur au port Saint-Tybault, et Guynot, le bastard, Jehan de Harmes et autres de leur compaignj-e portoient le faitz* et recueillirent lesditz francs archiers, tant qu'ilz arrivèrent audit port et se saulverent. Et, quant ilz furent tous passez, ils chargèrent ledit Geuffroy Cueur et l'enmenoirent une partie de la nuyt à Montigny^, en l'ostel de Jean de la Granche, ancien annemy dudit conte.

Et, le landemain au matin, quand ilz furent partis dudit Montigny, rencontrèrent plusieurs gentilshommes de la maison de monseigneur de Bourbon qui venoient quérir ledit Geuffroy Cueur, pour ce que ledit conte de Dampmartin les en avoit advertiz qu'ilz se trouvassent audit lieu, et le menèrent à Hesnay le Chasteau S et de là s'en retournèrent à Moulins et laissèrent ledit Cueur en garde à Patris Foucart, escossoys^, qui estoit pour lors cappitaine dudit Hesnay, jusquez ad ce que aultrement monseigneur de Bourbon et ledit conte de Dampmartin en eussent ordonné. Lequel monseigneur de Bourbon et le conte de Dampmartin depuis baillèrent ledit Cueur à Jehan de Ferrieres l'aisnê^, qui pour lors estoit bailly de Beaujoletz, qui le tint une espace de temps

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