Il y a renoncer dans le ms
et que monseigneur de Nemours s'en venist devers le roy, et qu'il avoit plus besoing de ses gens que jamais, et que tout ce pourroit appaiser plus doulcement que jamais, et que les choses estoient en meilleur estât que oncquez ne furent. Et luy dist ledit du Lau qu'il n'en dist rien à son oncle*, car pour mourir il ne s'i consentiroit, mais qu'il ne s'en souciast point et qu'il luy feroit avaller sans ce qu'il s'en apercent.
En ce temps envoya ledit duc de Nemours certains messagiers demandans au roy qu'il luy pleust luy donner la Bastide^, pour luy et pour messeigneurs d'Armignac et d'Albret, etCorbueil pour leurs gens, affin que fussent en seurté contre les autres seigneurs contraires au roy.
En ce mesme temps que le roy estoit à Paris et monseigneur de Charroloys autour de Paris tenant là son siège, messire Charles de Meleun, pour lors grant maistre de France, luy indigne, le seigneur du Lau et Poucet^ allèrent devers ledit seigneur de Charroloys ; et les vist monseigneur de Nemours passer par emprès luy, comme ledit seigneur de Nemours alloit à ung soir à son logis à Saint-Mor. Encorez depuis, ledit grant maistre, le seigneur du Lau et Poncet parlèrent longuement audit seigneur de Charrolois en la Granche aux Merciez, près Paris : et, quant mondit seigneur de Nemours s'aproucha d'eulx, il se teurent. Et dit on que mondit seigneur de Charrolois donna audit grant maistre une robe de veloux cramoysi fourrée de marthez. Et ledit grant maistre luy donna unez heures qui valloyent douze cens escus, ainsy que on disoit, car elles estoient moult belles et bien ystoriéez, qu'il donna depuis au roy avec d'autres lettres que messire Charles de Meleun avoit escriptes audit Charroloys, par lesquelles luy promettoit de le servir envers tous et contre tous, sans excepter la personne du roy. Ces choses dessusditez, qui font mencion de mons. de Nemours,