‹ Journal [par] Stendhal. Texte établi et annoté par Henry Debraye et Louis RoyerChapitre 42 sur 60 · Registre des lettres reçues et écrites · texte numérisé non relu

Registre des lettres reçues et écrites

My father :

Écrit le 14 floréal.

— le 6 prairial.

— le 15, sur les finances : G3 au tailleur, 42 au bottier, 24 1. 10 s.

au chapelier. L'argent fini au 28 floréal.

— le 20, lettre courte, mais énergique (ils sont des bâtards).

— le 21, sur Pauline.

— le 24, où je dis que j'ai emprunté 240 livres le l'"' iloréal, en 4 prêts, dont un de 6 louis avec intérêt. J'ai payé 151 pour habillement, 63 à Douenne, 24 1. 10 s. chapeaux, 42 bottes, 22 pantalon vert. D'après ce compte, il me faut 427 livres le 1" messidor. Je ne dis pas ça clairement. Je demande une pension annuelle, ou du moins un crédit mensuel à jour fixe chez les Périer.

Payé le 19 à M. Pakin 67 1. 13 s., dont 13 1.

payés déjà et 52 l. 13 s. aujourd'hui, ci ... . 52 1. 13 s.

Acheté le 18 :

Pensées de Pascal, 3 1.

La Fontaine, Fables, 1 1. 8 s.

Mairet, etc., 1 1. 10 s. f 7-> , i^i- < .-.

^ .c\ ) Books : 12 livres 12 sous,

le 19 :

Vauvenargues, 4 1.

Les Provinciales, 2 1. 14 s.

Je paie le 19 floréal à M°i^ Gruel, maîtresse de ma pension, 36 livres, dont 27 pour achever de payer le 1®^ mois, commencé le 27, et 9 pour commencer le 2®, ci 36 1.

Je paie le 19 floréal le l^^^ mois de ma chambre, commencé aujourd'hui mercredi 19 floréal an XII, 30 livres, ci 30 1.

Il me reste 48 + 20 = 68 livres.

Je paie le 22 à M"^® Gruel 24 livres 24 1.

Je paie 31 1. 10 s. à M. Ba 31 1.

An XIII. — Emprunt.

Touché le 2 vendémiaire XIII [-24 septembre 1804],

68 de logement.

72 à La Rive.

Je paye avec le mois de vendémiaire 100 francs,

reste 40 40

Bottes 48

Culotte 36

124 livres Reste 301 livres

2 jam^ier 1805, — Si mon grand-père me parle de raisonner avec mon père, je suis comme le comte Almaviva : bataille est mon fort.

Un père doit, en justice rigoureuse, la nourriture, le vêt et besoins naturels à ses enfants. Mais tout homme doit tenir ses promesses, or mon père m'a promis mille écus.

Si mon père m'eût mis, comme Jean-Jacques^ aux Enfants, en supposant toutes les chances du hasard contre moi, il est impossible que je fusse plus malheureux que je ne le suis actuellement.

Leur développer un peu cette chance.

Et je le serais en effet si je n'avais jamais lu Jean- Jacques, que j'ai lu malgré lui, et qui m'a donné the caracter loinng and the greats loues.

12 nivôse XIII [-2 janvier 1805].

H. Beyle.

18 nii'ôse XIII [-8 janvier 1805]. — Don du jour de l'an 1805.

Del padre grande, per çia di Pacé, ricevulo cenio lire. Tencin, 27 livres 3 sous doit.

Mante, 6 livres, je dois 14.

Crozet, je dois 11 livres 9 sous.

Acheté Idéologie 4 livres 10 sous. Bal, 18.

Payé femme de ménage, 9.

Portier, jusqu'au 15 pluviôse, 6.

Reste : sei lire.

Emprunt.

Reçu à la Banque de France, le 5 vendémiaire an XIII;

300 fr. en écus de 5 francs. \

50 fr. en francs 400 fr.

50 fr. en pièces de 2 francs ' 2 pièces de 5 fr. 10 francs j En sixliards. . . . 9 francs ? 19 fr. 13 sous Plus 13 sous I

Total 419 fr. 13 sous

que je dois payer le 19 fructidor an XI 11 ^-(3 septembre 1805], à ... *, par l'entremise et au domicile de BigilUon.

H. Beyle.

Je charge Pauline Beyle, ma sœur et mon héritière, de payer sans nul retard, en cas de décès de ma part.

Mois de pluviôse XIII.

Je dois à Barrai, 106 livres.

— à Mante, 12 livres.

— à Crozet, 8 + 3 + 5 s. -f 4 s. = 11 1 !U.

An XIII.

Touché le 2 frimaire 200 livres.

Payé 72 livres à La Rive le même jour. 72 1.

Bretelles, pantoufles, papier 7 1. 10 s.

Reste 110 livres.

Je suis ruiné ce mois-ci. J'ai 103 livres à rendre à Mante, 30 à payer à M. Debernet, mon logement et ses frais 30, ma blanchisseuse 12, du bois 36, mon tailleur 150. Son fresco adesso. Demander une avance à mon père.

Je perds 127 livres le l^"" frimaire [-22 novembre]. J'ai pris un maître de change.

Le vieux Laussat, 2 louis sans intérêt, 6 ans.

Lettre de huit pages, où je conte des choses tristes. Ma ruine, sans rien de précis.

Je devais à Mante. Je lui rends 72 livres. Reste dû 33 livres 18 sous, plus 24, que Mante me reprête le même soir. Total : 57 livres 18 sous.

Il me reste environ 15 livres pour mes plaisirs, mes déjeuners, payer 150 à Douenne, 30 de logement, 15 à la blanchisseuse, etc. [17 fois répété].

3 frimaire XIII [-24 novembre 1804]. — J'ai le bon esprit de n'être pas triste.

Je ne dois plus que 44 livres à Mante.

Payé le l^'" frimaire 48 livres, il me donne le 10 au soir 24 livres, donc je lui en dois 20.

L'abandon insensible où me laisse mon père et divers traits de sa vie que je rassemble me font penser qu'il pourrait bien n'être qu'un Tartufe, dont l'unique but serait l'argent. Où aurait-il pris

ANNEXES ;j23

en effet la générosité ? au Palais. La \Taie justice ? dans la Religion.

En ce cas, qu'il a fallu longtemps même pour me faire soupçonner la vérité ! Quelle diiïérence,

si j'avais Mante pour père!

22 pluviôse an XIII [-11 février 1805]. — Je dois à Mante 12 + 24 + 6 = 42 livres.

23 pluviôse. — Plus 12. Total : 54 livres.

Je dois à Mante 63 livres 10 sous.

Payé 49 — 10 —

Reçu 200 livres.

Acheté chapeau, 24 livres.

Payé à Dz. 54 livres.

Je dois à Mante en total .... 26 livres.

Plus 27 livres 12 sous

Plus 11 livres

64 livres 12 sous Germinal XIII ^ [-22 mars-20 avril 1805] :

Touché le 1er 200 livres, ci 200 1.

Payé à Crozet 12 1. \

— à Mme Evrard... 27 1. / ,..i,n

— au perruquier ... 21. l

Régnier 1 1. 10 s. '

Payé à Debernet... à Dz au portier, 12.

Il me restera ce soir environ 27 livres. Ecrire souvent aux illustres promoteurs de Dauphiné.

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