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XVIII PRÉFACE

magistrats les entendoient , autres ces mêmes libertés telles que les entendoient les prélats (1 ) . Chacun y prenoit ce qui lui convenoit, et repoussoit le reste.

Parmi les principes des parlemens, il est certain qu'il en étoit d'inconciliables avec ceux de l'Église, et dont les conséquences auroient amené sa ruine complète. Il est certain qu'ils abusèrent de leur autorité , pour s'immiscer , contre tout droit , dans le régime intérieur de cette même Église ; qu'ils avoient de proche en proche abaissé sous leur dépendance la hiérarchie entière, soumettant ses actes, quels qu'ils fussent, à leur contrôle souverain , et que quelques uns de leurs propres actes , radicalement opposés à l'essence du catholicisme, tendoient à l'établissement d'une Église nationale, d'une Église civile que le prince auroit gouvernée despotiquement. Personne ne regrettera qu'une pareille tendance , grâce à la résistance que le clergé lui opposa, n'ait pas atteint tout son développement; personne ne regrettera que la

(1) Lettre au cardinal d'Estrées: OEures de Bossuet, t. IX, page 275, cdit. de 1778.

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