‹ Jours d'autrefoisChapitre 21 sur 37 · AUX APPROCHES DE LA NUIT · texte numérisé non relu

AUX APPROCHES DE LA NUIT

Les voyageurs errants regagnent leurs auberges. 'Avant de s'endormir dans leur morne dortoir, Pleines d'amour céleste et de mystique espoir, Les sœurs candides vont prier au pied des cierges.

Le canal sommeillant luit entre ses deux berges, Et j'écoute, appuyé sur le pont vieux et noir, Les bruits vagues des eaux et les cloches du soir Qui chantent doucement sur l'oraison des vierges.

O rêveur triste et las, qui laisses lentement Pénétrer en ton cœur, comme un enchantement, Ces voix de songe au fond d'un magique silence ;

Devant les longs clochers hors de l'ombre émergeant, Repose-toi, tandis que l' Angélus balance Son cantique parmi les étoiles d'argent.

Page 1