‹ Jours d'autrefoisChapitre 31 sur 37 · ENVIRONS DE DOUAI · texte numérisé non relu

ENVIRONS DE DOUAI

Les abords de Douai par un temps calme et clair. Un vent léger frissonne et murmure dans l'air. Les champs sont plats et nus ; les campagnes voisines Sont pleines de chantiers, d'ateliers et d'usines. Et, comme l'hiver morne a jauni les roseaux Des fossés, plus de fleurs, de feuilles, ni d'oiseaux. Par instants, le front blême et l'air sombre et farouche, Une bouteille en main, une pipe à la bouche, Spectres noirs et haineux que Dante eût copiés, Passent en murmurant de maigres va-nu-pieds.

Cependant, ayant vu, dans la brume argentée Du lointain pâle et doux, une plaine plantée D'ormes grêles, avec un vieux moulin flamand, Dans mon esprit rêveur s'est dressé lentement Horizonné de longs clochers, calme et limpide, Traversé d'escadrons au trot ferme et rapide, Avec l'état-major auprès du vieux moulin, Tout un grand paysage à la Van der Meulen.

Au temps des vieux remparts.

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