ACTE V, SCÈNE
celles que tu peux découvrir... Elle sera le secret de ce cœur qui vous aime et vous unit en lui ; et qui ne vous demande, à tous deux, mes enfants, pour changer en bonheur ce secret trop profond, qu'un instant de vos joies; et peut-être un baiser un peu plus long que ceux qu'on accorde en passant aux vieillards qui s'éloignent...
LANCÉOH, se jetant dans ses bras.
Mon père!...
JOYZELLE, lenibrassant également.
Mon père aussi!...
AKIELLE, essayant de se mêler au groupe étroitement enlacé.
Personne ne me voit, et personne ne .>^onge à me donner ma part de l'amour arraché par mes
mains invisibles aux mains parcimonieuses des jours et des années...
MERLIN, souriant.
Je te vois, Arielle, tu nous aimes tous trois ; mais vers Joyzelle monte un baiser plus ardent que ceux que tu nous donnes... Ya, tu peux l'embrasser; l'épreuve est terminée dans mon vieux cœur aussi... Encore un peu de temps, et nous serons loin d'elle et loin de tout amour...
(Arielle embrasse Joyzelle longuement...) JOYZELLE
Que dites-vous, mon père, et à qui parlezvous?... 11 semble que des fleurs que je ne puis cueillir viennent frôler mon front et caresser mes lèvres...
MERLIN
Ne les écarte point, elles sont tristes et