‹ Joyzelle; piéce en cinq actesChapitre 83 sur 83 · ACTE V, sckm: m i · texte numérisé non relu

ACTE V, sckm: m i

MERLIN

Hélas 1 non, ma Joyzelle, tout serait inutile... IMùl aux (lieux que les hommes n'eussent à Iravcrser que des maux bienvcillanls, comme les vôtres le furent!... Mais toutes les volontés secrètes de la vie ne sont pas aussi claires, ne sont pas aussi bonnes... Mais nous parlons en vain de ce qui est écrit... Je suis encore ici, aux bras de ceux m'aiment... Le jour de ma détresse n'est pas encore ce jour... Jouissons de notre heure, dans la douce tristesse qui suit les grandes joies, en écoutant passer et couler une à une nos minutes d'amour, en C(> frêle rayon de lumière nocturne où nous nous étreignons pour être plus heureux... Le reste n'appartient pas encore aux hommes...

Note 1. — (Acte III, scène ii, p. 105). Si, au théâtre, on ne peut réaliser d'une manière satisfaisante celte transfiguration de Merlin, il est facile de l'éviter, en coupant de la page 107 à la page 111, tout ce qui suit l'exclamation de Joyzelle. La scène se présente alors de la façon suivante :

JOYZELLE, s'éveillant.

Lancéor!... (reconnaissant Merlin, avec un mouvement d'horreur.) Voiis!...

MlvKLlN

Oui,c'est moi, l'épreuve est grave et triste, etc. (Le reste comme à la page 111 et U2.)

XoTE 2. (Acte V, scène ii, p. J39.) — Si l'on craint les longueurs (comme le faisait remarquer Villiers de ITsle- AJam, To be or not to be, et en général tout ce que dit Hamlet, s'appellerait aujourd'hui, longueurs), on peut, à partir de la réplique d'Arielle (page 173) précipiter le dénouement de la manière que voici :

ARIELLE, qui est restée debout au pied du lit, dune voix grave et triste.

Maître!...

MERLIN

Je te vois Arielle, et je vais obéir

Que dites-vous, mon père, et à qui parlezvous?

MERLIN

A celle qui vous ouvrit le chemin du bonheur. Elle te donne à présent le baiser du départ que je te donne aussi...

Le baiser du dépari?

LANCÉOll

Mon père?

Qu'est-co à dire, ot qu'cst-il arrivé?

MERLIN

N'interrogeons pas ceux qui nont plus rien à dire. Plût aux dieux que les hommes n'eussent à traverser que des maux bienveillants comme les vôtres le furent, etc.

Le reste comme dans la tirade fmale de Merlin.

Paris. — L. Makethecx, imprimeur, 1, rue Cassette. — 4623.

PQ Maeterlinck, Maurice

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