V. — Iflo.vennunt rei-tsiines conditions à remplir
134. 1'' Outre le Baptême et l'exemption d'excommunication, les trois principales conditions lequises pour gagner les indulgences sont : l'inteutiou, l'état de grâce et l'accomplissement des œuvres prescrites. S. A>ph., 1, VI, § 533.
1311 KÉsuMÈ DE l'p:nsi:ignkmknï CATIIOLIQUK
1. Le Baptême, parce que l'Eglise n'a pas juridiction sur nous sans cela.
2. L'ejccoramunication, parce qu'elle a pour effet de retrancher de la communion des saints.
3. L'intention, -parce que l'indulgence est une faveur et que toute faveur doit être librement acceptée. Mais il suffit, qu'une fois formulée implicitement ou explicitement, elle n'ait pas été rétractée. Une intention générale suffit ; par exemple : " Je veux gagner foutes les indulgences que je 'pourrai." Pour appliquer une indulgence aux âmes du Purgatoire, il faut en faire l'intention spéciale, parce que, dit >S'. Alj^h., '^ quisque sihi primum acquirit," et cela d'une manière générale ou particulière, selon qu'on veut l'appliquer à un seul défunt ou à tous.
4. L'état de grâce. S'il s'agit de gagner une indulgence pour soi-même, l'état de grâce est absolument nécessaire au moins au moment de l'accomplissement de la dernière condition, parce que, dit »S'. Alph., VI, 533, Ha yetne ne se remet pas avant la coidpe " ; la peine temporelle ne peut être remise a celui qui est débiteur d'une peine éternelle. La S. Cong. des Indulgences l'a expressément déclaré le 17 déc. 1870.Decr. auth. n. 427. — Ces mots "corde saltem contrlto'', que l'on trouve ordinairement dans la concession des indulgences, indique la nécessité de l'état de grâce. — S'il s'agit d'une indulgence à gagner poui' les âmes du Purgatoire, l'état de grâce est absolument nécessaire quand la concession porte ces mots : " corde contrito." Si ces mots ne s'y trouvent pas, la S. Congr. des Indidg., interrogée, répondit le 22 fév. 1847, ^' prohatos consulat auctores." Suarez soutient (ju'il i-st probable que l'état d<^ grâce n'est pas nécessaire, parce que dès que l'œuvre requise est posée, le Souverain Pontife applique l'indulgence à l'âme du défunt, laquelle n'offre aucun empêchement. Cependant beaucoup d'autres, avec *S'. Alph., VI, qu'il faut gagner soi-même l'indulgence avant de pouvoir l'appliquer aux défunts. — " Verior raihi videtur," dit S. Alph. S'il s'agit d'une indulgence plénière à gagner, il n. 534, ad 10, rejettent cette probabilité pour la raison
s LU LKS INDUUJKNCKS loi
faut, (lutit.! IV'tatde i^ràee, l'exemption de tout péché véniel, oav riiuhdifence ne remet (lue la peine due aux péchés pardonnes.
5. IJ accomplissement des œuvres prescrites. — JË7i Ijénéral, elles doivent être accomplies :
a. Personnellement. — L'aumône fait exception.
h. Intégralement. — Une omission relativement grave, même involontaire, empêche de gagner l'indulgence ; car elle dépend, non de notre bonne volonté, mais de celle du dispensateur.
c. Dans l'ordre qu'on préfère.
d. Surérogatoirement, parce que, dit >S^. Alphonse, l. c, sans induit spécial, un seul acte ne peut suffire à deux obligations distinctes requérant un acte semblable. Cependant, lorsque plusieurs indulgences sont attachées à une même œuvre, laquelle ne peut pas se réitérer, ou que l'on n'a pas coutume de réitérer le même jour, comme la communion et la confession, en règle générale, il suffit de poser une fois cette œuvre pour gagner toutes les indulgences.— S. C. Ind., 12 janvier 1878.
e. Au temps marqué. A moins d'indication contraire, on doit prendre le jour naturel* de minuit à minuit. L'indulgence attachée à une fête, est transférée avec la fête. — Pour le jour de la fête indulgenciée, on peut s'en tenir à sou " ordo" particulier. — S. C. Ind., 29 aoiàt 1864.
2*^ Quelques œuvres en particulier. (Cfr. 1 P., ch. IV.) 133. 1. Confession.
a. Elle est toujours nécessaire quand l'induit de concession dit "qui confessis", quand même on n'aurait pas commis de péché mortel, bien qu'en ce dernier cas l'absolution ne soit pas nécessaire. — Décr. auth., n. 295-359.
b. La confession de chaque semaine (sept jours), suffit pour gagner toutes les indulgences de la semaine, excepté le Jubilé. — Pie IX, 12 mars 1858.
c. Pour cause de pénurie de confesseurs, les évêques
132 RÉSUMÉ DE l'enseignement CATHOLIQUE
peuvent obtenir du Souverain Pontife, en faveur de ceux qui ne se confessent pas chaque semaine régulièrement, que le privilège de la confession hebdomadaire soit étendu à la confession de tous les quinze jours, c'est-à-dire, faite chaque fois après quinze jours écoulés.
cl. On peut se confesser et communier la veille du jour de l'indulgence, pourvu que les autres œuvres se fassent le jour de la fête. >S'. C. Ind., G oct., 1870.