SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE
L'un de cés chars—celui-là très artistique et justement.
admiré—représente la Grande-Hermine que montait Jacques Cartier lors de la découverte du Canada. On voit à bord plusieurs petits marins français, à l’air grave et soucieux, revêtus du costume supposé du temps de Jacques Cartier. Le vaisseau-souvenir, comme l'appelle
. . É 11 un chroniqueur, est traîné par six chevaux richen:ent
caparaçonnés.
Toutes les classes de la société figurent dans cette procession, où l’on suppose qu’il n’y a pas moins de dix mille personnes : la politique, la magistrature, les professions libérales y sont largement représentées.
Bien plus, la vicille France elle-même s’y trouve : les marins de l’Aréthuse, l’une des frégates françaises mouillées devant la ville, marchent dans les rangs de la procession, avec leur fanfare, et le drapeau tricolore en tête.
Il y eut un moment solennel : ce fut lorsque les Zouaves Pontificaux, ayant à leur tête M. le Chevalier de Montigny, président général de l'Union Allet, arrivèrent avec leur fanfare, pour prendre place dans la procession, portant avec respect le drapeau de Carillon, cette vieille relique nationale, souvenir d’une époque pleine d’héroïsme. Le drapeau de Montcalm, et celui des zouaves, avec sa devise : Aime Dieu et va ton chemin, furent salués par de longs et joyeux vivats.
La
Mais la procession prit un autre caractère de solennité et de grandeur, lorsque Son Eminence voulut bien y
entrer, Arrivés au haut de la côte Lamontagne, les