A L'ÉGLISE S.-JEAN-BAPTISTE
Le premier est de beaucoup le plus redoutable, puisqu'il attaque directement notre foi. ‘Cet ennemi, je le sais, dit-il, vient du dehors. Il n’est pas né au milieu de vous, mais il a passé vos frontières, il est entré dans la place et devient pour l’avenir un sérieux sujet de crainte.”
Quant au second ennemi, l’émigration, c’est avec des accents vraiment patrivtiques que l’orateur en expose les dangers, et qu’il nous conjure de nous attacher à notre pays : ‘“ Aimez votre patrie, dit-il, aimez ce sol arrosé par le sang et les sueurs de vos pères, aimez cette pauvre maison d’une pauvre campagne, et laissant aux autres un luxe acquis au prix de l’exil, restez fermement attachés à votre pays.”
Puis, dans sa péroraison, s'adressant de nouveau spécialement aux membres de la Saint-Jean-Baptiste : “ L'Eglise et la nation comptent sur vous, dit-il. Si vous voulez qu’un peu d’espérance illumine l'avenir, si vous voulez que cette œuvre de cinquante ans vive et grandisse, ayez une vie chrétienne.., donnez-vous tout entier aux
saintes œuvres et aux grands combats.”
Le R. P. Hage n’est au Canada que depuis peu de temps. Mais comme il a déjà bien saisi notre situation ‘eli 16 atfa à il à ai lé: Q hist ‘1e Q religieuse ! comme il connaît déjà nos historiens, nos orateurs, nos poètes ! comme il a réussi à donner la note
juste sur les questions qu’il a abordées !
Son discours est une œuvre magnifique, vraiment digne
de la réputation des Fils du P. Lacordaire ; et nous lui