ADRESSE DES ÉLÈVES DES URSULINES
Présentée à Son Eminence le 9 septembre pi, Eniine nee,
Au jour solennel où fut célébré votre jubilé sacerdotal, dispersées aux quatre vents du ciel, nous n'avons pu guère que d'esprit et de cœur nous réunir aux pieds du Pontife que nous vénérons comme un pire,
A ce devoir, du moins, nous n'avons pas manqué ; et nos anges gardiens, fidèles messagers, en savent quelque chose,
Nous eussions cependant désiré mieux ; et lorsqu'il nous fut dit que, rompant la consigne, dès la veille du Grand Jour, une députation de nos compagnes avait pu vous rendre ses hommages, nous devons Favouer,—mettant de côté tout respect humain—nousfûmes presque jalouses de leur bonheur.
Il nous est donné en ce jour, Eminence, de combler cette lacune, et de vous dire enfin les sentiments dont nos cœurs débordent, Que pouvons-nous, faibles enfants ? Des chants peut-être harmonieux, l'offrande de quelques fleurs, des paroles où le respect s'allie à une atffectueuse
reconnaissance : voilà tout notre avoir !
Mais, Eminence, croyez-en vos enfants, cette musique si modeste, ces fleurs, tribut de nos parterres, ces quelques mots d'hommage, ne sont que l'expression bien effacée de
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